Qatar Prix du Jockey Club J-3 : Cristian Demuro : « J’aborde le Jockey Club dans le même état d’esprit qu’avec Sottsass en 2019 »

Courses / 01.06.2022

Qatar Prix du Jockey Club J-3 : Cristian Demuro : « J’aborde le Jockey Club dans le même état d’esprit qu’avec Sottsass en 2019 »

Dimanche, en selle sur Al Hakeem (Siyouni), Cristian Demuro tentera de remporter un troisième sacre dans le Qatar Prix du Jockey Club après les succès acquis avec Brametot (Rajsaman) en 2017 et Sottsass (Siyouni) en 2019. À quatre jours de la course, le pilote italien s’est confié…

Jour de Galop. – À quatre jours de la course, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Cristian Demuro. – Franchement ? Je me sens bien. En tant que jockeys, nous sommes habitués à la pression. Pour être tout à fait transparent, je dors même très bien la nuit (rires).

Mardi, Al Hakeem a effectué son dernier gazon sur l’hippodrome de Deauville. Quel a été votre ressenti ?

Depuis sa facile victoire dans le Prix de Suresnes (L), je trouve que le poulain est vraiment monté en condition. Depuis le début de sa carrière, il a montré beaucoup de qualité. Dimanche, Al Hakeem va affronter des poulains qui ont le niveau d’un vrai Gr1, c’est toujours un point d’interrogation. Il faut voir s’il est capable de franchir un nouveau palier.

Son entraîneur, Jean-Claude Rouget, le compare à Sottsass. Et vous ?

La grande force d’Al Hakeem, c’est de posséder un gros changement de vitesse. Dans un parcours, il est également très maniable. J’espère que nous pourrons bénéficier d’un déroulement similaire à celui de la victoire de Sottsass en 2019... Une chose est sûre, j’aborde cette nouvelle édition dans le même état d’esprit qu’avec Sottsass. Ce dernier avait également remporté le Prix de Suresnes avant de découvrir la distance de 2.100m, et un tel niveau de compétition le jour J.

Avez-vous hésité à choisir Al Hakeem ?

Le choix était vraiment difficile, j’ai donc logiquement hésité. À l’écurie, j’estime énormément Lassaut ** (Almanzor) qui vient de prendre la cinquième place de l’Emirates Poule d’Essai des Poulains (Gr1). Welwal (Shalaa), je l’aimais bien également. Mais Al Hakeem est un poulain qui est sur la montante et nous avons tout fait pour l’amener dans sa robe de mariée pour le Jockey Club.

Quelle tactique souhaitez-vous adopter ?

Normalement, l’objectif sera de monter le poulain près de la tête de course. Mais cela ne veut rien dire ! J’ai gagné mes deux Jockey Club en montant mes partenaires au milieu du peloton... Si Al Hakeem est bien posé durant le parcours et que la course est fluide, cela devrait bien se passer.

Les orages annoncés vous inquiètent-ils ?

Quand il a débuté à Deauville, le terrain était bien au-dessus du lourd. Il n’était pas le seul à être dérangé par l’état du terrain ce jour-là. Je serai donc inquiet uniquement si le terrain venait à être très profond. Si c’est souple ou très souple, Al Hakeem ne sera pas dérangé.

Comment jugez-vous l’opposition ?

Le gagnant la Poule d’Essai des Poulains, Modern Garmes, semble être un sérieux candidat pour la victoire. Mais il faudra voir s’il sera capable de faire aussi bien avec le rallongement de la distance. Lassaut est également un bon challenger. Sa dernière sortie est à effacer car elle comporte des excuses. Sur 2.100m, cela devrait être nettement mieux. Sa course dans la Poule l’a certainement endurci... Lorsque les "O’Brien" viennent en France, ce n’est pas pour faire de la figuration. Et il ne faut pas non plus négliger Onesto ** (Frankel), le récent vainqueur du Prix Greffulhe (Gr2).

Lorsque l’on étudie votre relation avec Jean-Claude Rouget, on a l’impression que tout est simple entre vous. Est-ce le cas ?

Il faut reconnaître que l’on s’entend vraiment bien. On se comprend bien et le feeling est vraiment bon. J’espère que cela va durer encore longtemps comme cela.

De l’autre côté des Alpes, en Italie, le Derby vous réussit bien. Sur les huit dernières éditions, vous avez remporté cinq fois le Derby italien (Gr2) ! Quel est votre secret ?

Depuis mon plus jeune âge, je rêve de remporter cette course... C’est la course de référence en Italie ! Chaque année, tous les Italiens attendent cette course. Alors la gagner cinq fois, c’est vraiment magique. Mais sur le long terme, l’objectif sera de faire aussi bien en France. Pour la carrière d’un jockey, c’est vraiment important de remporter un maximum d’épreuves prestigieuses dans le monde. Le Prix du Jockey Club, le Prix de Diane et l’Arc de Triomphe, ce sont les courses que j’ai toujours voulu gagner en France.