Romain Doleuze veut être le troisième du nom à gagner le Diane

Courses / 13.06.2022

Romain Doleuze veut être le troisième du nom à gagner le Diane

Dimanche, l’entraîneur de Deauville va seller Nadette dans le Diane, où elle sera associée à Théo Bachelot. Une épreuve qui est chère au cœur de la famille Doleuze et qu’il aborde avec ambition.

Par Salomé Lellouche

La semaine dernière, Romain Le Dren Doleuze nous a accordé un entretien que vous pouvez retrouver en podcast. Concernant Nadette, il a confié à Salomé Lellouche : « Elle est en plein épanouissement. On l’a respectée à 2ans et on lui a laissé le temps de grandir durant l’hiver. Là, elle nous le rend bien. Elle sera associée à son jockey habituel, Théo Bachelot. C’est une bonne nouvelle pour nous. Théo est une pierre angulaire de notre équipe et nous alignons les bons résultats ensemble… » Pour retrouver en audio l’intégralité de cet entretien, c’est ici https://www.jourdegalop.com/podcasts

Une histoire de famille

Son père, Georges Doleuze, a remporté ce classique avec Dunette (Hard to Beat) en 1979 : « On se fétiche tous là-dessus et c’est vrai qu’il y aura sans doute beaucoup d’émotion dimanche. J’ai une sœur qui n’est plus parmi nous et que mon père avait nommée Diane suite à sa victoire dans le classique. Mon grand frère l’a gagné en tant que jockey [Olivier Doleuze, avec Egyptband en 2000]. Ce serait magnifique d’être le troisième de la famille à remporter cette course. Mon père a arrêté de monter quand j’avais une dizaine d’années. J’ai très peu de souvenirs de sa carrière de jockey. Cependant, dès qu’il a été entraîneur, je passais tous mes week-ends chez lui. Et il était très dur de retourner à l’école après les vacances. On se respecte beaucoup, mais chacun a sa structure. Je suis toujours à l’écoute de ses conseils et nous débriefons quasiment tous les midis ensemble. C’est lui qui m’a transmis la plupart de mes repères de vie et mes principes de travail aussi. Outre cette complicité naturelle, nous partageons le même amour pour les chevaux. Dans la famille, le goût pour la compétition et le cheval de course a commencé avec mon père. Très jeune, il s’est pris de passion pour les chevaux. Il faisait l’école buissonnière à 6 ou 7 ans pour aller donner un coup de main au poney-club en échange de promenades sur la plage. Il a donc été repéré dans un poney-club de la presqu’île de Saint-Tropez et a ensuite été placé en apprentissage à Chantilly. »