Comment expliquer la vitalité de la vente d’été ?

Institution / Ventes / 02.07.2022

Comment expliquer la vitalité de la vente d’été ?

Le résultat de la dernière vacation d’Arqana, organisée le 30 juin et le 1er juillet à Deauville, a surpris positivement beaucoup de monde. Nous avons interrogé quatre acteurs du marché.

Guy Petit : « J’ai été surpris par la force du marché »

Courtier, actif sur le marché du plat et de l’obstacle

« Comme beaucoup de monde, j’ai été surpris par la force du marché et, pour être tout à fait honnête, je n’ai pas vraiment d’explication dans certains cas. Tant mieux pour les vendeurs, tant mieux pour la filière dans son ensemble ! Les lots que je visais ont réalisé à peu près ce à quoi nous nous attendions. Mais plusieurs chevaux à l’entraînement ont atteint des prix assez extraordinaires.

En ce qui concerne les stores, on pouvait certainement s’y attendre car, après de bonnes ventes outre-Manche, les acteurs avaient des fonds à réinvestir, mais, pour les chevaux à l’entraînement, parfois, ce fut au-delà des espérances… »

Pascale Ménard : « Pour les stores, nous savions que le marché avait été très fortes outre-Manche »

Haras du Mâ, vendeur, principalement en obstacle

« Pour les stores, nous savions que les ventes avaient été très fortes dernièrement outre-Manche. Le fait que nous constations à Deauville un effet domino n’est pas une surprise. Néanmoins, avec cette catégorie, il faut souligner la qualité des individus, des pedigrees et de leur présentation. Nous avons vendu des "FR" à des Irlandais et des "IE" à des Français !

Le marché des chevaux à l’entraînement correspond moins à mon expertise. Néanmoins on voit que les sujets entraînés en France ont rattrapé les chevaux étrangers. Enfin, Arqana et les courtiers ont vraiment bien fait leur travail. »

Crispin de Moubray : « Compte tenu du contexte actuel, une telle vitalité du marché n’est pas facile à expliquer »

Courtier et représentant du Gestüt Ammerland, qui vendait à Deauville

« Ce fut très fort. Dans tous les sens. Très international. Alors que le monde va mal, c’est une très bonne nouvelle pour les gens qui travaillent dans notre filière. Le catalogue était du même niveau que les années précédentes, mais la demande était très forte. Il y avait des gens du monde entier. Compte tenu du contexte actuel, une telle vitalité du marché n’est pas facile à expliquer. »

Éric Hoyeau : « Toutes les planètes se sont alignées »

Président-directeur général d’Arqana

« Dans le feu de l’action, le jour même, il n’est pas facile d’évaluer les choses. Le marché a été fort sur beaucoup de segments. A l’international, l’appétit pour les chevaux qui peuvent courir à bon niveau est exceptionnellement fort. Et les chevaux français ont bonne réputation. Ils sont connus pour avoir de la marge. Face à cette demande soutenue pour les sujets à l’entraînement, l’offre n’est pas large. D’où les fortes valorisations de certains sujets. Nous avons eu des enchérisseurs du monde entier. Par ailleurs le catalogue correspondait vraiment à la demande des acheteurs. Toutes les planètes se sont alignées. C’est ce à quoi nous travaillons, même si, dans la réussite de toute vacation il y a une part de chance. L’équipe d’Arqana s’est renforcée et rajeunie, ce qui a un impact positif en termes de prospection. Chez les stores, outre les personnes qui achètent pour revendre, on voit apparaître des acteurs français ou des anglo-irlandais qui recherchent des sujets pour courir sous leurs couleurs. Sur ce segment, cela a vraiment pesé positivement. »

LES 2ANS

Edition

Vendus (%)

Enchères plus amiables

Prix moyen

2022

63 (86,3%)

1.323.000 €

21.000 €

2021

49 (70 %)

729.500 €

14 888 €

CHEVAUX A L’ENTRAÎNEMENT

Edition

Vendus (%)

Enchères plus amiables

Prix moyen

2022

120 (93,75 %)

6.087.500 €

50.729 €

2021

166 (90,22 %)

3.597.000 €

21.383 €

JUMENTS

Edition

Vendus (%)

Enchères plus amiables

Prix moyen

2022

56 (82,35 %)

770.800 €

13.764 €

2021

61 (75,31 %)

927.000 €

15.197 €

STORES 2

Edition

Vendus (%)

Enchères plus amiables

Prix moyen

2022

98 (80,33 %)

4.175.000 €

30.000 €

2021

97 (71,32 %)

2.613.500 €

26.943 €