Élisabeth Allaire, un nouveau visage chez les entraîneurs d’obstacle

Courses / 01.07.2022

Élisabeth Allaire, un nouveau visage chez les entraîneurs d’obstacle

Élisabeth Allaire, un nouveau visage chez les entraîneurs d’obstacle

Par Christopher Galmiche

Petite-fille de Pierre-Désiré et fille de Philippe, Élisabeth Allaire est née entre les jambes des chevaux ! La jeune femme s’est donné les moyens de ses ambitions en se construisant un solide bagage pour sa nouvelle carrière d’entraîneur. Alors qu’elle vient d’avoir ses premiers partants, elle nous a expliqué son installation, ses premiers objectifs et bien sûr le parallèle "trot-obstacle".

Les rangs des entraîneurs d’obstacle se sont agrandis ces dernières années. Ils se sont aussi rajeunis. L’une des dernières arrivées chez les professionnels d’obstacle est Élisabeth Allaire. Installée depuis trois mois au haras de Bauvatier, à Crèvecœur-en-Auge (Calvados), elle a sellé récemment ses premiers partants, débutant avec des chevaux revenant de vacances. « Lorsque nous avons acquis le haras de Bauvatier, il y avait seulement une piste de trot et une ligne droite de 900m qui monte. Nous avons refait la piste de trot en sable standard. Nous avons également aménagé un huit au milieu, des obstacles (haies et steeple), et nous allons rallonger la ligne droite à 1.100m en montant. » Actuellement, Élisabeth Allaire a une douzaine de chevaux sous son entraînement. « Je préfère avoir la qualité plutôt que la quantité. Je veux vraiment pouvoir faire du cas par cas. » Pour son deuxième partant, elle a frôlé la victoire avec un AQPS qui débutait en plat à Erbray, et qu’elle a élevé, Jungle Rock (Cokoriko), le neveu d’un certain Bipolaire (Fragrant Mix).

L’obstacle, un choix dicté par la passion

Élisabeth Allaire a choisi de se lancer en particulier dans l’entraînement de sauteurs. « J’aime beaucoup le plat, mais l’obstacle m’intéresse plus. C’est une discipline qui se rapproche du trot au niveau du travail, de la condition du cheval… C’est quelque chose qui m’a toujours intéressée. Je suis passionnée par les grands chevaux d’obstacle. Je trouve cela magnifique. » Avant de se construire son expérience dans le galop, la jeune femme a débuté logiquement par le trot. Elle a gagné une soixantaine de courses dans la spécialité. Son expérience dans cette discipline lui sert désormais pour l’obstacle. « Mon expérience dans le trot me sert énormément. En particulier pour ce qui concerne la ferrure pour des chevaux qui n’ont pas de bons aplombs, mais aussi des soins, des kilomètres qu’on leur donne… Le trot a été une de mes meilleures écoles. » À côté de son expérience de "trotteuse", Élisabeth Allaire a travaillé pendant deux ans chez Alain de Royer Dupré avant de partir à Keeneland puis chez John Gosden durant un été. À 18 ans, elle a donc pris sa licence de jockey au trot, montant en course pendant deux ans et demi. Une fois sa décharge perdue, elle est partie en Irlande, travaillant six mois chez Willie Mullins puis trois ans et demi chez Joseph O’Brien. De retour en France, elle a fait un long passage chez François Nicolle avant de s’installer.

Quid des objectifs à court terme ?

Comme tout entraîneur se lançant dans le métier, Élisabeth Allaire s’est fixé des premiers objectifs. « J’espère avoir mon premier gagnant que ce soit en plat ou en obstacle ! Je souhaite avoir des gagnants, de beaux chevaux bien présentés et que nous fassions du bon travail. Bien sûr, je souhaite aussi avoir des propriétaires qui me font confiance. Ce sont mes objectifs ! »

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