Le mot de la fin : Élégance

Le Mot de la Fin / 31.07.2022

Le mot de la fin : Élégance

Le mot de la fin : Élégance

Parmi les hommes qui ont côtoyé Étienne Pollet figure un certain Alain de Royer Dupré. Ce n’est pas sur les pistes de Chantilly mais au haras du Mesnil, où Alain de Royer Dupré a travaillé pendant neuf ans, que les deux entraîneurs se sont rencontrés… Alain de Royer Dupré nous a rappelé : « J’ai connu monsieur Pollet quand je travaillais à l’élevage pour madame Couturié. Je me souviens d’un homme toujours impeccable avec un charisme qui m’impressionnait. À l’époque, le haras accueillait aussi l’élevage américain de Joseph Widener avec des juments comme Hula Dancer ou Sky Pola, qu’il avait entraînées, et dont je me suis occupé comme poulinières. C’était à la fin des années soixante… Monsieur Pollet venait voir les yearlings au haras avec madame Couturié et après le déjeuner, il repassait toujours interroger les gens qui s’occupaient des chevaux qu’il allait entraîner, avant de rentrer à Chantilly. Je crois que ces rencontres m’ont conforté dans mon choix de quitter l’élevage pour rejoindre l’entraînement. J’avais vraiment associé Sea Bird à son entraîneur. J’étais très admiratif de son travail à la carte avec un nombre limité de chevaux, et de son entraînement précoce qui ne nuisait pas à leur longévité. Plus tard, alors qu’il avait pris sa retraite et que je m’étais installé comme entraîneur, j’étais heureux de le saluer respectueusement quand je le croisais aux courses, et d’échanger avec lui. Son œil était précieux. »