LE NOUVEAU DUO DU PMU

Institution / Ventes / 05.07.2022

LE NOUVEAU DUO DU PMU

LE NOUVEAU DUO DU PMU

Le conseil d’administration du PMU, en accord avec Philippe Augier, a décidé de faire évoluer sa gouvernance et mis fin aujourd’hui [lire mardi 5 juin, ndlr] au mandat de président de ce dernier.

Au moment où s’ouvre une nouvelle phase du développement stratégique de l’entreprise, le conseil d’administration du PMU proposera à l’assemblée générale du GIE, le 8 juillet prochain, la nomination d’un nouveau président du conseil d’administration, Richard Viel, et la nomination d’une nouvelle directrice générale, Emmanuelle Malecaze-Doublet. Richard Viel présidait Bouygues Télécom depuis février 2021, après avoir intégré l’entreprise en 1998 – et son patronyme est bien connu au trot !

Qui est Richard Viel ?

Né en 1957, Richard Viel est diplômé de l’école supérieure d’ingénieur en génie électrique et de l’INSEAD. Il débute sa carrière chez Dassault Électronique comme ingénieur puis directeur commercial. En 1988, il rejoint HP comme directeur marketing puis est nommé directeur marketing et business développement chez l’opérateur britannique British Telecom en France avant de devenir, en 1996, vice-président Telecom Business Unit de Bull.

Richard Viel rejoint Bouygues Telecom en 1998 comme directeur des opérations clients. Il est nommé directeur de la ligne de marché Forfait en 2000 et sera successivement directeur marketing grand public en 2002, puis directeur entreprises, wholesale, développement en 2003. En novembre 2007, il est nommé directeur général délégué. Le 9 novembre 2018, il devient directeur général de Bouygues Télécom, puis en février 2021, il est nommé président-directeur général. En janvier dernier, suite à une réorganisation de la gouvernance de l’opérateur de téléphonie, il cède sa place à Benoît Torloting pour ne garder que la présidence du conseil d’administration.

Ses atouts

Les atouts de Richard Viel pour son nouveau poste ? Sa connaissance du marketing d’un produit grand public, que sont à la fois la téléphonie et les paris hippiques, mais aussi celle de la logique de réseaux, autre analogie entre les deux univers, et de la logique digitale. Ses vingt-quatre années d’expérience dans un secteur hyperconcurrentiel et où l’innovation est à la fois technologique, commerciale et organisationnelle seront un précieux apport à la future directrice générale Emmanuelle Malecaze-Doublet qui était jusqu’à maintenant directrice adjointe. Le tandem apparaît comme très complémentaire, entre un homme d’expérience et une jeune femme énergique…

Le départ de Philippe Augier

Le président en fonction, Philippe Augier, a été salué par Édouard de Rothschild dans un long tweet posté mardi vers 13 h : « Je souhaite remercier chaleureusement Philippe Augier pour tout ce qu’il a apporté au PMU lors de son mandat de président. Je salue en particulier sa remarquable gestion de la phase d’intérim. Grâce à lui, le comité de direction et tous les salariés du PMU sont restés motivés et fidèles, s’investissant toujours plus et avec confiance, malgré les inévitables incertitudes liées à l’absence de directeur général en titre. Je le remercie également pour sa loyauté et pour son amitié sans faille. » Il aura effectivement parfaitement animé l’entreprise dans une période de forts remous, marquée par les procédures intentées par Cyril Linette, et par un risque de départ de plusieurs membres du comité de direction – départs dont il n’a pas été question grâce à une belle cohésion au sein de l’équipe de managers pilotée par Philippe Augier et Emmanuelle Malecaze-Doublet.

Président du conseil d’administration du PMU depuis le 9 juin 2020, Philippe Augier était devenu président exécutif en charge de la direction générale fin octobre 2021. Depuis sa nomination, il a activement soutenu le travail de modernisation du PMU et le développement de l’entreprise, au bénéfice de ses clients, de ses partenaires et, in fine, de la filière hippique. Il a également joué un rôle institutionnel majeur en œuvrant notamment à la reprise des courses après le premier confinement ou à la mise en place d’une nouvelle fiscalité sur les paris hippiques, en lien étroit avec les autorités de tutelle.

Philippe Augier a déclaré : « Durant mon mandat à la présidence du PMU, j’ai toujours eu à cœur de poursuivre la modernisation et de contribuer à la promotion du PMU qui est une formidable entreprise engagée, utile et en profonde transformation. Malgré la crise économique et sanitaire que le PMU et l’ensemble de la filière hippique ont traversée, nous avons su collectivement faire face. Je remercie Emmanuelle Malecaze-Doublet pour son implication sans faille à mes côtés et en laquelle j’ai toute confiance pour l’avenir, et l’ensemble du comité de direction pour son engagement. Aujourd’hui, je souhaite pouvoir me consacrer en totalité à mes fonctions d’élu à Deauville mais aussi à de nouveaux projets personnels. »

Deux administratrices indépendantes nommées

Le conseil d’administration du PMU proposera à l’assemblée générale du GIE, le 8 juillet, la nomination de Marie-Christine Levet et d’Anne Browaeys comme administratrices indépendantes du PMU.

Marie-Christine Levet, diplômée de HEC et d’un MBA de l’INSEAD, possède vingt-trois ans d’expérience dans les nouvelles technologies. Elle a été la fondatrice et présidente-directrice générale de plusieurs sociétés Internet et de médias (Lycos, Club-Internet, Groupe Tests…) Elle a aussi créé, en 2017, le tout premier fonds européen dédié à l’Edtech (éducation & technologie) : Educapital. Anne Browaeys est présidente-directrice générale des marchés suisses, européens et africains du Club Med depuis novembre 2020, après avoir été directrice générale marketing, digital et nouvelles technologies de l’entreprise depuis 2015. Elle est aussi diplômée de HEC et possède un MBA de la NEOMA Business School.

Les deux postes d’administrateurs indépendants avaient été créés en avril 2021 mais pas encore pourvus : l’administrateur indépendant siège au conseil d’administration d’une entreprise et sa mission est d’être garant de sa bonne gouvernance. Selon le rapport Bouton de 2002, « l’administrateur ne doit pas être salarié ou ancien salarié de l’entreprise ; ne pas être mandataire social d’une entreprise dans laquelle la société détient un mandat d’administrateur (mandats croisés) ; ne pas être client, fournisseur, banquier d’affaires, banquier de financement significatif de la société ; ne pas avoir de lien familial proche avec le mandataire ; ne pas avoir été auditeur de l’entreprise au cours des cinq années précédentes ; ne pas être administrateur de l’entreprise depuis plus de douze ans. »

(Sources, Les Echos.)