À l’assemblée générale des éleveurs

Institution / Ventes / 17.08.2022

À l’assemblée générale des éleveurs

Suite et fin de notre synthèse sur les interventions au sein de l’assemblée générale de la Fédération des éleveurs avec les équipes dirigeantes du PMU et d’Equidia.

Richard Viel : « Le PMU est d’abord une entreprise technologique »

Richard Viel, nommé président du PMU début juillet, faisait sa première intervention publique depuis sa nomination.

« Le rôle d’un président, c’est de définir la stratégie d’une entreprise à court, moyen et long terme. Le PMU est la sixième entreprise dans laquelle je travaille. Chaque entreprise doit développer une forme de progrès. Bouygues Telecom avait 20 millions de clients et pourtant elle a failli mourir. Treize ans plus tard, elle est redevenue florissante, par une volonté collective de faire progresser et évoluer l’écosystème. Ma conviction, c’est que tout ne peut marcher que si on le fait ensemble ! Mon principe de fonctionnement personnel, c’est émettre de nouvelles idées, et avoir la capacité à se projeter dans le temps. Pour émettre de nouvelles idées, il faut être à l’écoute. J’ai passé mes premières semaines à écouter les salariés du PMU. En septembre et en octobre, je vais aller à votre rencontre, sur le terrain, pour prendre les bonnes idées et agréger l’ensemble. »

Vers une entreprise plus agile

« Nous vivons dans un environnement de mutation et d’évolution collective, à laquelle il faut en permanence s’adapter. Comment améliorer ce qui existe et élargir le champ des produits que l’on peut proposer ? Comment faire grossir la sphère du parieur pour financer une filière plus forte avec plus de ressources ? Des technologies émergent, comme les NFT… Le PMU est d’abord une entreprise technologique. Or notre système d’information, nos outils informatiques datent des années 1970. Je ne dis pas que cela ne fonctionne pas. Mais pour être plus souple on doit se baser sur des technologies plus récentes. Aujourd’hui, quand on veut changer quelque chose, il y a un délai de 12 à 18 mois. C’est impensable. Chez Bouygues, on a réussi à faire passer ce délai de 16 mois à 16 semaines. »

Starifier le milieu

« Nous avons actuellement trois millions de parieurs sur trente millions possibles. Comment faire mieux que ces 10 % ? La source et l’origine même du PMU, c’est le cheval. Le cheval comme spectacle est presque génétiquement dans la nature humaine. Nous sommes dans un monde de starification, et on doit réfléchir à la façon dont starifier l’environnement hippique. »

Emmanuelle Malecaze-Doublet : « Pas d’innovation sans transformation »

Promue directrice générale du PMU, Emmanuelle Malecaze-Doublet a fait le point sur l’activité de l’opérateur de paris.

« Le PMU a enregistré lors du premier semestre 2022 une très bonne performance, avec une croissance de plus de 20 %. Il est facile de se comparer à 2021, mais, par rapport à 2019, on est à 4,5 % de croissance dont 2 % de croissance sur la France. Le PMU a retrouvé le chemin de la croissance, ce qui nous a permis de revoir à mi-année à la hausse notre résultat net estimé, passé ainsi de 820 millions d’euros de budget à 826 millions d’euros.

On va arriver à un niveau de contribution nette historique, un niveau que l’on n’avait pas atteint depuis 2015. Sur 2018-2019, on était à des niveaux de contribution nette de 758 et 760 millions d’euros de contribution nette, soit un écart de 68 millions d’euros par rapport à ce que nous prévoyons cette année. Cet écart, on l’atteint avec 30 millions d’euros de marge supplémentaire et 38 millions de réduction des coûts. La croissance a été retrouvée sur l’ensemble des canaux : international, online et points de vente. »

Les perspectives à court et à moyen terme

« Les clients occasionnels sont un vrai sujet. Après avoir travaillé sur la rétention de notre cœur de cible (je vous rappelle que 20 % de nos clients génèrent 90 % de notre CA), il faut travailler sur les clients occasionnels, moins fidèles et moins consommateurs que notre cœur de cible mais très importants aussi. On constate une baisse des enjeux sur le Quinté, une baisse de la fréquentation dans nos points de vente le matin. Cette clientèle s’éloigne.

Il est encore trop tôt pour parler du nouveau Quinté, mais des études et des tests sont en cours et nous ne nous interdisons rien. 

À plus long terme, le véritable enjeu du PMU, c’est de proposer d’autres jeux que le seul pari hippique. Or il n’y a pas d’innovation sans transformation. Les deux sont intimement liées. »

Pierre Robert : « Le service au parieur, notre cœur d’activité »

C’était aussi le baptême du feu pour Pierre Robert, le nouveau boss d’Equidia

« Depuis mon arrivée chez Equidia, j’ai pu faire un état des lieux, dont il ressort beaucoup de constats positifs. Il y a sur Equidia une activité qui n’existe pas ailleurs : 10 à 11 heures de direct par jour, 365 jours par an. Cette activité est dense et maîtrisée. Equidia, ce sont plus de 39 chaînes entre Equidia, Racing, les chaînes PMH… C’est un pôle média fonctionnel, dont les orientations stratégiques sont cohérentes.

J’ai identifié plusieurs axes d’amélioration :

- une évolution nécessaire des moyens de production et des infrastructures ;

- un niveau d’exigence encore plus important dans la production de nos contenus : nous avons un vrai enjeu de vigilance et d’exigence ;

- un soutien accentué à l’ensemble des parties prenantes de l’institution.

Concernant les chantiers clés auxquels nous devons nous atteler, un audit est en cours de nos activités de production. Nous devons étudier la simplification de notre fonctionnement en cherchant à optimiser nos process, et l’opportunité de la remote production (une technologie qui permet d’enrichir nos supports). Il faut développer nos contenus vidéo et digitaux. Equidia est avant tout au service du pari et des parieurs. Il s’agit d’une mission stratégique, notre cœur d’activité. Une nouvelle application sera lancée pour la fin de l’année, avec le principe d’effet miroir entre le site et l’application. Nous devons toujours chercher à nous améliorer dans l’exposition des courses principales et des grands prix, pour aller chercher un public le plus large possible, tout en tendant vers une exhaustivité de la retransmission des courses PMH. Nous sommes actuellement à 70 % de courses PMH relayées. En 2023, nous faisons la promesse d’atteindre quasiment 100 %. Quasiment, parce que certains hippodromes sont situés en zone blanche… »