Le mot de la fin : Protectionnisme

Le Mot de la Fin / 07.08.2022

Le mot de la fin : Protectionnisme

Le mot de la fin : Protectionnisme

En septembre 2020, alors que l’Angleterre rouvrait ses courses aux étrangers, entendez les Irlandais, il a été décidé de réserver pour les seuls entraîneurs britanniques les plus petites catégories. Et ce durant une année. Autrement dit les Classes 5 et 6, en plat, ainsi que les Classes 5 en obstacle (il n’y a pas de Class6 pour les sauteurs). En 2021, au moment d’étudier à nouveau la pertinence de la mesure, les autorités hippiques anglaises ont décidé de laisser ces courses fermées. Récemment, après deux années d’exercice, la BHA a fait le choix de reconduire (sans date finale) ces mesures de protectionnisme. À demi-mot, avec l’aide de savants calculs statistiques, les autorités hippiques britanniques accusent les Irlandais d’être trop performants dans ces handicaps de petit niveau. Et donc de "tricher". Les entraîneurs installés en Irlande sont bien sûr furieux et la température monte dans la presse. Il se trouve que si les effectifs anglais sont en baisse de 3 % – il y a une réelle crise du propriétariat là-bas aussi – les chevaux pour les plus petites catégories sont un peu plus nombreux que précédemment (l’effet des syndicats et écuries de groupe ?) Au final, il est tout de même assez surprenant que l’Angleterre libérale ferme autant d’épreuves pour protéger la base de sa pyramide.

Alors que dans notre pays – the socialist France comme le disait Margaret Thatcher ! – toutes les courses sont ouvertes… L’Irlandais Johnny Levins a d’ailleurs déclaré sur les réseaux sociaux : « C’est tout simplement honteux. La BHA n’a même pas le courage de dire clairement qu’ils ne veulent plus de nous… »