Prix de Tourgéville - Fonds Européen de l’Élevage (L) : God Blessing, une bénédiction

Courses / 04.08.2022

Prix de Tourgéville - Fonds Européen de l’Élevage (L) : God Blessing, une bénédiction

Deauville, jeudi

« Quand Galaxie Gold a gagné très facilement à Pau, j’ai toujours affirmé que j’en avais encore un meilleur à la maison. Je suis content car je ne me suis pas trompé. God Blessing a un truc en plus. » Ce truc en plus, comme le dit Damien de Watrigant, God Blessing (Siyouni) l’a mis en application jeudi à Deauville, dans le Prix de Tourgéville - Fonds Européen de l’Élevage (L). Poulain tout neuf, le représentant de l’écurie d’Haspel et de Damien de Watrigant, ne disputait ici que sa troisième sortie publique. Malgré ce manque d’expérience, il est resté invaincu en montrant le potentiel d’un cheval hors norme… Celui que seuls les chevaux de Groupe possèdent.

Sans l’aide de personne

La performance de God Blessing est relevée par le fait qu’il s’élançait de la stalle la plus à l’extérieur. Puis, alors qu’il galopait isolé du peloton en pleine piste, il a été placé en tête par Ioritz Mendizabal, pour pouvoir galoper librement, sans être embêté par le manque de train. Durant le parcours, le futur lauréat allait au-dessus des autres. Son action était impressionnante. Et, dans la ligne droite, le poulain n’a jamais faibli ! Après avoir changé de jambes, God Blessing est passé à la vitesse supérieure. Personne n’a été capable de revenir sur lui. Toujours vu en troisième position, Yoozuna (Kizuna) est malgré tout un bon deuxième. Il devance l’autre poulain de classe du lot Tribalist (Farhh), qui a refait beaucoup de terrain en pleine piste. Encore à cheval, Ioritz Mendizabal, le jockey lauréat, a déclaré au micro d’Equidia : « Avec Damien de Watrigant, nous nous étions dit que c’était mieux de ne pas aller devant. Mais c’est un cheval qui n’aime pas être contrarié. Il faut qu’il soit dans son action. Si la course avait été vite, je l’aurais repris. C'est un poulain qui a une grande action. Il vaut donc mieux anticiper le démarrage. Physiquement il est hors norme. »

Vers le Prix Daphnis

God Blessing est un beau poulain. Et il sait galoper vite ! Il aura incontestablement une très belle carte à jouer au niveau Groupe. Après la course, Damien de Watrigant, son entraîneur, nous a confié : « Nous ne connaissions pas encore ses limites avant la course puisqu’il avait gagné deux fois très facilement. Aujourd’hui, le cheval avait un numéro en dehors. Mais, au bout du compte, peut-être que c’était un avantage car Ioritz Mendizabal ne l’a pas précipité en sortant des stalles. C’est un poulain qui peut être un peu brillant. God Blessing a trouvé son rythme. Je pensais que les bons chevaux situés à la corde allaient avancer mais finalement non ! Ils nous ont laissés prendre la tête sans nous embêter. Une fois qu’il était devant, bien dans son rythme et qu’il respirait bien, God Blessing s’est montré très fort. Avec son abattage, il élimine les autres. Cela fait deux fois que nous allons devant avec lui. J’aurais préféré avoir des chevaux pour nous emmener, l’avoir un peu caché… Mais il l’a fait quand même, sans avoir besoin de personne. Je trouve ça bien car c’était un bon lot. Le poulain est engagé dans le Prix Daphnis donc il va rester à Deauville si tout va bien. Les autres concurrents avaient couru de belles courses mais peut-être qu’ils étaient un peu émoussés. Lui n’a pas eu tous ces combats. C’est un poulain neuf : il n’a que trois courses. »

Yoozuna rassure

Deuxième du Prix de Suresnes (L) le 3 mai, Yoozuna avait ensuite été aligné au départ du Qatar Prix du Jockey Club (Gr1), en trouvant le temps bien trop long pour finir. De retour sur le mile, il a été capable de fournir une bonne valeur. Après la course, Christophe Ferland, son entraîneur, nous a confié : « Il avait un peu besoin de nous rassurer et, surtout, nous avions besoin de connaître vraiment sa distance : sur le mile, il est mieux. Yoozuna est un grand poulain et il est amené à évoluer. Il va encore se faire physiquement et, aujourd’hui, c'était une semi-rentrée. Je l’ai engagé hier dans le Prix Daphnis (Gr3), qui a lieu dans deux semaines et demie : en restant sur place, c’est jouable en fonction de sa récupération. L’autre option est qu’il reparte à la maison et vise le Prix Millkom (L). »

Sa sœur passe en vente la semaine prochaine

Présenté par son éleveur, le haras d’Haspel, God Blessing avait été racheté yearling 70.000 € à la vente de sélection. Il s’agit d’un fils de Siyouni (Pivotal), étalon aux Aga Kahn Studs, et de Galaxe (High Chaparral), qui compte une victoire en 10 sorties et s’est classée deuxième du Prix des Lilas (L) et troisième du Prix de la Cochère (L). God Blessing est son troisième produit. Le premier est mort yearling et l’autre, un 4ans, n’a pas couru. Son fils Champagne Piaff (Le Havre) a gagné trois courses en Angleterre et il est en 95 de rating (valeur 42,5 en France). Le caractère gras n’est pas loin… en espérant que Gary Moore ne le passe pas sur les obstacles. La mère a également une yearling par Oasis Dream (Green Desert) – le numéro 278 de la vente d’août – et a été saillie en 2021 par Le Havre (Noverre). Concernant l’histoire de God Blessing, José Delmotte, son éleveur et copropriétaire, nous a confié : « J’ai fait courir sa grand-mère, Galaxie des Sables, chez Rodolphe et Nicolle Rossio, que je salue bien. Contre l’avis de beaucoup de monde, car elle n’avait pas un papier incroyable, je l’ai gardée comme poulinière. Elle s’est malheureusement accidentée. Mais elle était bonne. Je savais qu’elle avait encore du potentiel. Elle m’a donné une femelle, Galaxe, que j’ai aussi gardée. Galaxe est placée de Listed. C’est la mère de God Blessing. Ce sont des chevaux gentils mais un peu tendus. Ils font bien 1.400m et 1.600m. God Blessing était très cool à l’élevage. Je l’ai conservé car personne n’en voulait. »

La deuxième mère, Galaxie des Sables (Marchand de Sable), a remporté trois courses entre 2 et 3ans et a conclu deuxième du Prix des Sablonnets (L). On lui doit également le bon Bobbymurphy (Intello), qui en six sorties s’est imposé à cinq reprises, ou encore Galaxie Gold (Dariyan), deuxième du Prix Hocquart (Gr2).

 

 

 

Polar Falcon

 

 

Pivotal

 

 

 

 

Fearless Revival

 

Siyouni

 

 

 

 

 

Danehill

 

 

Sichilla

 

 

 

 

Slipstream Queen

GOD BLESSING (M3)

 

 

 

 

 

 

Sadler’s Wells

 

 

High Chaparral

 

 

 

 

Kasora

 

Galaxe

 

 

 

 

 

Marchand de Sable

 

 

Galaxie des Sables

 

 

 

 

Kruguy Dancer

LES CHRONOS

TEMPS PARTIELS

Du départ à 1.000m : 39”97

De 1.000m à 600m : 24”60

De 600m à 400m : 11”62

De 400m à 200m : 10”97

De 200m à l’arrivée : 11”62

Temps total : 1’38”78

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