L’élevage de Barros à l’honneur à Tattersalls

International / 05.10.2022

L’élevage de Barros à l’honneur à Tattersalls

Mardi, lors de la première journée du book 1, Samuel de Barros et Élodie Mangeard de Barros vendaient deux yearlings présentés par Newsells. Le lot 120, un fils de Dubawi et Peace in Motion (Hat Trick), a été acheté 550.000 Gns par Godolphin. Le lot 132, une pouliche par Sea the Stars et Pinkster (Nathaniel), a quant à lui été acheté par Richard Knight.

Samuel de Barros nous a dit : « Nous sommes ravis ! Ces ventes sont le résultat de beaucoup d’investissements, réalisés en pensant au long terme. Il y a toujours un peu d’incertitude et d’inquiétude, notamment sur l’état du marché qui, on le sait, peut dépendre d’éléments extérieurs. Peace in Motion a été achetée 860.000 € à Arqana. Elle nous plaisait beaucoup, elle est très belle, très grande. Elle se plaît au haras et a un bon caractère. Nous sommes très vigilants sur les croisements. Je suis heureux que son yearling ait été acheté par Godolphin ! L’an dernier, nous avions bien vendu sa pouliche par Dubawi [400.000 Gns à Tattersalls, ndlr]. Peace in Motion est suitée d’une femelle par Wootton Bassett et nous l’avons laissée au repos cette année. Elle retournera à Wootton Bassett ou Dubawi l’an prochain. La pouliche de Pinkster est élevée à 50 % avec Newsells. La jument nous avait également plu et nous avions appris qu’elle passait en vente. Nous l’avions fait examiner par notre vétérinaire et nous étions les seuls. Puis elle a été retirée de la vente. Nous étions très déçus d’apprendre cela mais Julian Dollar est allé voir Bertrand Le Métayer, notre courtier, en nous proposant de nous associer puisque nous étions les seuls à avoir fait la démarche avec le vétérinaire. Notre association avec Newsells est partie de là. C’est un élevage très sérieux, Julian est un vrai "pro". C’est un vrai plaisir d’échanger ensemble et il élève de vrais chevaux de course. Le premier produit de Pinkster, Paz (Siyouni), a été acheté 330.000 Gns par Nicolas de Chambure l’an dernier. Et elle a gagné pour ses débuts, à Saint-Cloud, il y a quelques semaines. J’avais suivi cette course avec beaucoup de confiance. »

Bertrand Le Métayer : "Leur profil est inspirant"

Bertrand Le Métayer est l’homme de confiance de Samuel et Élodie de Barros. Depuis Tattersalls, il nous a dit : « Samuel et Élodie de Barros ont réalisé des investissements haut de gamme. Ils sont des moteurs dans l’élevage : leur profil est inspirant pour ceux qui souhaitent se lancer dans le monde des courses, ils sont la preuve que cela est possible. Avec peu de juments, ils ont réussi à lancer un élevage haut de gamme et cette année le montre bien, avec une concentration du côté des ventes sur Arqana au mois d’août et le book 1 de Tattersalls. En France, ils sont vendus via La Motteraye et the Channel Consignment et, en Grande-Bretagne, sous Newsells. Leurs investissements sont récompensés. »

L’étincelle de motivation

Les autres yearlings vendus cette année par les époux Barros réalisent un prix moyen équivalent à 500.500 €. La saillie la moins chère était celle de Siyouni (100.000 € en 2020), la plus chère Dubawi (250.000 £), et les deux autres yearlings sont par Sea the Stars (150.000 €). Des investissements conséquents – sans compter le coût des juments elles-mêmes – et, pour Samuel de Barros, une délivrance ! Avec les chevaux, il apprend la patience : « De telles ventes, c’est essentiel. C’est l’étincelle de motivation qui permet de continuer. Lorsqu'en tant que propriétaire et éleveur, on réalise de tels investissements, c’est vraiment important ! J’ai découvert, avec les chevaux, que je n’étais pas forcément d’un naturel patient. Ils m’obligent à l’être. Il faut attendre deux ou trois ans pour voir les résultats des investissements. Et ces résultats vont m’encourager à franchir encore une autre étape. Le métier d’éleveur peut paraître "ingrat" dans le sens où il faut raisonner à long terme. C’est un métier harassant. J’ai été à bonne école avec ma femme, Élodie, et son élevage de trotteurs [les "Delo", ndlr]. J’ai observé du coin de l’œil, l’ai suivie et encouragée. Nous prenons tous les conseils que l’on nous donne, nous lisons beaucoup. Les journées comme celles de mardi nous réconfortent dans nos choix. Nous allons garder cinq ou six poulinières, certaines vont passer en vente et sont déjà inscrites, même si c’est un choix difficile. Il y a un haras à faire tourner, les équipes, les investissements, et il faut pouvoir réinvestir ensuite. J’ai grandement confiance en celles que nous gardons, dont Channel (Nathaniel), dont nous avons vendu la yearling par Sea the Stars en août [moyennant 400.000 €, ndlr]. Quand elle a gagné le Diane, tout le monde m’a demandé pourquoi je ne la vendais pas… Mais je pensais à l’élevage, je préfère cette partie liée à la terre qu’être en lumière sur un hippodrome. C’est une jument comme Channel qui vous fait aimer le métier. Nous allons vendre cette année, mais je vais progressivement acheter plus de poulinières dans les années à venir. »

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