2023 : obstacle : - 87 courses ; plat: - 63 courses (suite)

Institution / Ventes / 23.11.2022

2023 : obstacle : - 87 courses ; plat: - 63 courses (suite)

Question : comment l’argent des courses supprimées sera-t-il utilisé ?

Réponse de France Galop : « Les allocations qui auraient dû être proposées dans ces épreuves non reconduites seront réintégrées au budget 2023. En obstacle, elles serviront en priorité à revaloriser le programme régional et à proposer l’extension du principe de versement de 7 allocations. En plat, ces allocations seront réinjectées dans le cadre d’une revalorisation nationale des allocations du programme des handicaps. »

Encore des optimisations à la marge

Concernant les réunions dont certaines courses étaient en danger (mais qui n’ont finalement pas été supprimées), elles pourraient changer de place dans le calendrier – en étant repositionnées à « une date mieux adaptée, afin de réduire les concurrences existantes dans l’offre, aussi bien au niveau d’une fédération qu’au niveau national ».

France Galop veut nationaliser le P.M.H.

Toujours lors du même Conseil d’administration, les élus ont également « émis le souhait que le décret de 1997, qui laisse à chaque Fédération le soin d’établir son calendrier P.M.H., soit amendé afin que France Galop, en plus de construire le calendrier premium national, puisse réaliser le calendrier P.M.H. national ». Si réécriture il doit y avoir, ça sera bien de profiter de l’occasion pour affiner les passages concernant nos relations avec les ministères de tutelle !

Tout est parti de la baisse des effectifs…

Enfin, en communiquant mercredi soir, France Galop a tenu à rappeler la genèse du dossier : la baisse du nombre de chevaux à l’entraînement a créé trop de courses creuses, ce qui oblige à réduire le nombre de courses ; il s’agit aussi, en parallèle, de limiter la concurrence entre les courses premium (à enjeux nationaux) et les courses P.M.H. Il y a à la fois plus de courses à moins de 7 partants (+ 3 points en plat et + 2 points en obstacle en 2022)… et moins de courses à 14 partants et plus (- 5 points en plat et - 4 points en obstacle) par rapport à la même période en 2021. « Face à ces évolutions qui impactent négativement les enjeux du galop, le Conseil d’administration de France Galop d’octobre avait acté le principe d’un ajustement de l’offre de courses sur le calendrier et le programme 2023 afin de redynamiser les partants premium. Lors de ce même Conseil d’administration, il avait également été validé le transfert de quatre réunions premium du sud vers le nord : trois réunions du Centre-Est sont affectées dans l’Ouest et la région parisienne, et une réunion du Sud-Est est positionnée en région parisienne. »

Budget 2023 : +10 M€ en encouragements !

Il y a la nouvelle que l’on attendait… et celle que l’on n’attendait pas : une augmentation de 10 millions de l’enveloppe des encouragements.

Le discours de France Galop est volontariste : « Malgré [l’inflation qui pèse sur le budget de la société-mère], les administrateurs de France Galop ont réaffirmé leur volonté de soutenir les propriétaires et les professionnels en approuvant le principe d’une augmentation de l’enveloppe des encouragements de +10 M€, représentant une hausse de +3,7 % par rapport à 2022 (et +16,6 % vs. 2021). »

Quelles catégories auront la chance d’en profiter ?

La réponse n’est pas encore connue : « Des propositions ont été faites au Conseil d’administration sur l’emploi de cette enveloppe supplémentaire de 10 millions. Ces propositions seront soumises à l’avis des Conseils du plat et de l’obstacle dans les prochaines semaines avant d’être arrêtées par le Conseil d’administration qui se réunira à nouveau le 12 décembre. D’autres mesures destinées à redresser la compétitivité des chevaux entraînés en France y seront également présentées. »

La décision est-elle actée ?

« S’agissant du budget, celui-ci sera formellement voté lors du Conseil d’administration du 12 décembre, après avoir été débattu lors de la séance du Comité. Ainsi, le montant total des encouragements distribués en 2023 est attendu à 289 M€. »

Malgré le fort impact de l’inflation…

« Le budget 2023 de France Galop s’inscrit dans un contexte marqué par la poursuite d’une inflation forte. L’objectif de France Galop est de mettre en place les actions permettant d’absorber l’impact de la hausse des prix par des optimisations de dispositifs ou des suppressions de prestations. Cette démarche s’inscrit dans un effort commun de l’ensemble des entités de l’Institution de maîtriser leurs dépenses en 2023. En dépit de ces efforts, l’impact de cette inflation et de la très forte augmentation des coûts de l’énergie représentera 12 M€ de charges supplémentaires dans les comptes 2023 de France Galop. »

Également au programme du C.A.

  • Le PMU confirme les 826 M€

Comme traditionnellement, le Conseil d’administration a fait un point sur les enjeux hippiques. Ils sont assez bons : +1,1 % en octobre malgré une inflation toujours élevée (+ 6,2 %). Sur l’ensemble des dix premiers mois de l’année, la croissance des enjeux s’établit à +11,4 % par rapport à 2021 (soit un P.B.J. à + 10 %). Cette hausse est essentiellement due au Simple Gagnant et Placé (+ 3,7 %), qui compense la nouvelle baisse enregistrée sur le bloc Quinté+. Online, les enjeux progressent plus encore (+ 4,4 %), ainsi qu’à l’international (+ 5,7 %), notamment grâce à de très bons résultats enregistrés sur le week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Le PMU confirme son objectif de contribution nette de 826 millions d’euros, soit + 6 millions par rapport au budget.

  • Chevaux à l’entraînement : - 0,9 %

Au 1er octobre, le nombre de chevaux à l’entraînement est de 8.987, contre 9.073 l’an dernier (- 0,9 %). La baisse est assez contenue par rapport aux variations enregistrées les mois précédents.

  • Un résultat exceptionnel en 2022 pour France Galop

Le Conseil d’administration a été informé que le résultat net sera exceptionnellement élevé en 2022 (+ 36,5 M€) du fait de la vente du siège actuel de France Galop à Boulogne. Le résultat d’exploitation devrait quant à lui afficher un léger déficit (- 1,6 M€). À noter que la gestion de France Galop a permis de contenir en 2022 l’impact des tensions inflationnistes (hausse du solde sur gestion limitée à + 1,1 % par rapport au budget).