Japan Cup (Gr1) : dans le clan français

International / 27.11.2022

Japan Cup (Gr1) : dans le clan français

Tokyo (JP), dimanche

Les entourages des trois chevaux français nous ont donné leur sentiment sur la course mais aussi sur l’expérience japonaise.

Par Anne-Louise Échevin

Gianluca Bietolini (entraîneur de Grand Glory, 6e) : « Que de malchance ! Ce fut une course à la française. Elle a été gênée tout le temps, bloquée à l'entrée de la ligne droite... La jument a été arrêtée, elle a dû être décalée et s'est relancée malgré tout. Elle est incroyable ! Grand Glory a été professionnelle tout le temps, elle ne nous a jamais laissé tomber. Elle aurait mérité un meilleur classement pour sa dernière sortie. Mais c'est un amour de jument. L’expérience a été formidable. L’an dernier, il y avait 10.000 personnes seulement, ce qui est bien peu sur un hippodrome de cette taille. Cette année, il y a eu une ambiance formidable, vraiment. Nous avons été accueillis, mon équipe et la jument, d’une façon incroyable et je crois que les sociétés de courses européennes pourraient s’inspirer de ce que la J.R.A. fait. Nous avons toujours eu quelqu’un pour nous accompagner et nous aider, l’organisation est parfaite. »

Benjamin Marie (fils de Xavier Marie, propriétaire de Grand Glory) : « Nous avons vécu beaucoup d’émotions fortes. C’est une très belle sixième place, Grand Glory court de très belle manière. Son moral et son mental sont sa force. »

Fabrice Chappet (entraîneur d’Onesto, septième) : « Il a très bien voyagé et aurait mérité de finir plus près des premiers, étant bloqué dans la ligne droite. Il n'a pas pu trouver le passage. »

Jean-Étienne Dubois (copropriétaire d’Onesto, septième) : « Ce fut une expérience géniale ! Nous avons passé trois ou quatre jours absolument merveilleux au Japon. Les organisateurs font mieux que bien ! Ce fut un beau voyage. Nous avons vécu une ligne droite un peu difficile mais on reviendra ! »

Stéphane Wattel (entraîneur et copropriétaire de Simca Mille) : « Il a eu un parcours en or mais il n'y a pas eu de rythme et il a été sur le mors. Il était très détendu au rond mais s'est tendu dans les boîtes. Simca Mille ne s'est pas oxygéné. La course a démarré dans le tournant, alors que nous avons plus l'habitude de faire souffler les chevaux à ce moment-là. C'est une course très relevée, il est probablement en dessous de ces chevaux-là. Je suis un peu déçu du résultat mais nous avons vécu une très belle expérience. Nous avons été reçus dans des conditions exceptionnelles par la J.R.A., et le poulain aussi ! Le centre de quarantaine est parfait et tout est fait pour que les chevaux internationaux puissent fournir leur meilleure valeur. Nous avons l’impression que les membres de la J.R.A. sont même nos premiers supporters ! »

Une splendide journée de courses

Après deux années à huis-clos, ou avec une capacité très limitée, l’hippodrome de Tokyo retrouvait un public plus nombreux en 2022. Il y avait tout de même une limitation sur le nombre de spectateurs (76.000 personnes). Dimanche, il y a eu 53.559 entrées payantes. Le fait de devoir acheter en ligne décourage certains turfistes plus âgés et nous avons en effet vu un public très jeune ! Les spectateurs présents ont donné de la voix et du cœur pour encourager les chevaux avant et pendant la course. Quel plaisir de retrouver cette ferveur des supporters japonais lorsque le starter monte sur son escabeau et que la fanfare retentit ! Le public acclame les chevaux à ce moment-là, après avoir tenu un silence respectueux autour du rond et à l’entrée en piste. Les enjeux sur la Japan Cup s’élèvent à 146.293.237 € : un chiffre colossal mais en baisse d’1,4 % par rapport à la Japan Cup 2021. Une des raisons est simple : il n’y avait pas de grandes stars japonaises au départ cette année.

Dimanche, Christophe Lemaire a aussi fêté sa centième victoire – puis 101e dans la foulée – de l’année, après un coup de trois. L’occasion de recevoir une nouvelle peluche Turfy (la mascotte de la J.R.A. !