Champs Libres : lettre ouverte à France Galop : "Hold-up" au préjudice de l’hippodrome de Mont-de-Marsan

Courses / 01.12.2022

Champs Libres : lettre ouverte à France Galop : "Hold-up" au préjudice de l’hippodrome de Mont-de-Marsan

Par Jean-Pierre Capitaine, président de la Société des courses de Mont-de-Marsan, et François Galibert, trésorier

« Nous sommes abasourdis par la décision inique prise lors du dernier Conseil d’administration de France Galop, à savoir la suppression pure et simple d’une réunion de plat de la Société des courses de Mont-de-Marsan au profit de la société des courses de Tarbes. (société voisine et amie mais particulièrement muette en ce moment !). Cette opération ne s’inscrit pas dans le cadre des courses non reconduites au galop en 2023 et ne figure d’ailleurs pas dans le tableau officiel publié.

Nous nous interrogeons sur l’origine, les motivations, l’utilité et la nécessité d’une telle décision prise en catimini et sans aucune concertation avec nous ni avec les professionnels. Elle n’a été présentée ni au Conseil du plat ni en commission des programmes ni au Comité régional.

Cette décision, dont nous connaissons l’origine, relève de ce que l’on appelle "le fait du prince" et s’apparente à un "hold-up". Nous la ressentons comme injustifiée, blessante et pénalisante pour une société comme la nôtre.

Société moyenne (13 réunions) courant en plat et en obstacles (haies/steeple/cross), nous avons la lourde charge d’un centre d’entraînement de 400 chevaux avec des entraîneurs performants qui fournissent des partants sur de nombreux hippodromes. Depuis une dizaine d’années, nous avons régulièrement investi, tant sur les pistes que sur les bâtiments. Nous sommes aidés par la ville de Mont-de-Marsan pour les investissements et elle nous reverse la subvention qu’elle perçoit des courses. Le fonds commun des courses nous verse également des subventions. Et tout cela pour aboutir à la suppression sans raison d’une journée en plat (et également – mais ce n’est pas l’objet de cette lettre – de sept courses d’obstacle). C’est incompréhensible et désespérant !

Devant une telle façon d’agir, nous, dirigeants de cette société, doutons de cette Institution qui par moment nous ignore si superbement alors que nous la servons loyalement. Nous envisageons d’abandonner nos mandats. Notre équipe de terrain, performante et motivée, est totalement démoralisée. Les entraîneurs sur place ne comprennent pas une telle décision. Ils sont inquiets et mécontents.

Revenez sur cette décision arbitraire que vous nous imposez et rendez-nous cette réunion. »