Trois nouveaux entraîneurs s’installent à Senonnes

Courses / 24.01.2023

Trois nouveaux entraîneurs s’installent à Senonnes

Le dernier stage pour l'obtention de la licence d'entraîneur public s'est tenu du 14 novembre au 16 décembre dernier. Pas moins de 19 personnes ont obtenu le précieux sésame ! Chaque jour, nous publierons le portrait de l’un, voire de plusieurs de ces nouveaux entraîneurs.

Pierre Ménard : « J’ai l’impression d’être arrivé à maturité »

Du tennis aux chevaux

Je suis originaire de Segré, en Mayenne. À la maison, il y a toujours eu des chevaux. Plus jeune, j’étais proche de Maxime Guyon et Fabien Lefebvre. Ils prenaient part à des courses de poneys alors que moi, à cette époque, et jusqu’à mes 17 ans, je jouais au tennis en sport-études. Le milieu des courses m’attirait de plus en plus et j’ai eu envie d’essayer. J’avais 19 ans lorsque j’ai appris à monter à cheval. J’ai passé ma licence de gentleman rider et remporté une trentaine de courses. En parallèle, j’ai passé un bac STG (sciences et techniques de gestion) avant de réaliser un BTS MUC (management des unités commerciales). Après mes études, j’ai rejoint le groupe Oxylane pendant deux ans.

Des expériences dans le monde entier

Plus le temps avançait, plus le monde des courses me plaisait. On m’a alors proposé plusieurs postes à responsabilité, dans l’Ouest et dans le Sud-Ouest. J’ai travaillé avec Éric Libaud, Thierry Lemer, William Walton et Jane Soubagné. Depuis quelques années, l’idée de passer entraîneur me trottait dans la tête. Afin de mettre toutes les chances de mon côté, je suis parti à l’étranger pour apprendre l’anglais. J’ai travaillé chez James Fanshawe, à Newmarket, pendant plus d’an. Ensuite, je suis parti à Sydney chez Peter Snowden avant de rejoindre l’écurie de David Hayes, à Melbourne. J’ai également travaillé chez Christophe Clément aux États-Unis et à Dubaï pour le cheikh Ahmed Al Maktoum.

L’installation

Je suis actuellement en train de m’occuper du côté administratif et je souhaiterais m’installer à la sortie de l’hiver. J’adore le plat, c’est ma spécialité ! J’ai occupé des postes à responsabilité et voyagé partout dans le monde. J’ai alors pu acquérir de nombreuses connaissances. C’est une réelle satisfaction d’entraîner des chevaux pour des propriétaires et de les faire passer le poteau en tête. Pour moi, c’est la dernière étape dans le processus des courses. J’y pense depuis longtemps et j’ai l’impression d’être arrivé à maturité. Je souhaite m’installer à Senonnes. Je suis originaire de la région et toute ma famille y habite. Le centre d’entraînement de Senonnes n’a plus besoin de faire ses preuves. Les entraîneurs qui y travaillent remportent de belles courses. De plus, je trouve que géographiquement, le centre est bien situé. Les pistes ont également été refaites il n’y a pas longtemps. Sans le soutien de ma famille et de propriétaires, je n’aurais pas passé l’examen.

Guillaume Fourrier : « Je suis ravi de m’installer à Senonnes car les places sont chères »

De jockey à entraîneur

Vers l’âge de 10 ans, j’ai commencé à monter à poney. Ensuite, la magie a opéré et j’ai rapidement été attiré par le monde des courses ainsi que par la vitesse ! La première fois que je me suis rendu sur un hippodrome, j’ai aussitôt eu un excellent feeling. À 14 ans, j’ai rejoint la MFR de Pouancé, réalisant une alternance chez Jean-Louis Chasserio, à Nort-sur-Erdre, d’où je suis originaire. J’ai également travaillé avec Yannick Fertillet, pour lequel j’ai remporté de nombreuses courses lors d’un meeting de Cagnes-sur-Mer, mais aussi pour Henri-Alex Pantall et Joël Boisnard. Depuis onze ans, je travaille avec Alain Couétil, chez qui j’occupe un poste à responsabilités depuis plusieurs années. Durant 17 longues années, j’ai été jockey. J’ai d’ailleurs remporté 190 courses environ. Il y a deux ans, j’ai arrêté le métier car je tenais à préparer mon avenir d’entraîneur. À 36 ans, je souhaite aujourd’hui mettre toutes les chances de mon côté.

L’envie de s’installer

L’entraînement des chevaux me passionne. Je vais également retrouver la compétition qui me manquait lorsque j’ai arrêté de monter en course. Derrière chaque cheval, il y a une histoire et chacun peut apporter sa touche personnelle, son savoir-faire, afin de l’améliorer. De l’éleveur au propriétaire en passant par le maréchal, les employés… Je vais m’installer le 1er avril à Senonnes. Mes premiers partants devraient apparaître sur les programmes au mois de juin. Les pistes du centre d’entraînement sont un excellent outil de travail et je les connais bien. Le Cergo fait de son mieux pour améliorer leur qualité et développer l’accueil des propriétaires. Je vais m’installer dans les anciennes écuries du Cergo qui appartiennent à Loïc Edon. Je suis ravi de m’installer là-bas car les places sont chères. Cette écurie est composée de 12 boxes mais je pense, dans un premier temps, démarrer mon activité avec cinq pur-sang mais également quelques AQPS…

Kévin Plisson : « J’ai toujours aimé entraîner les chevaux et les faire progresser »

Amateur, puis permis d’entraîner…

Mon père, Christophe Plisson, est entraîneur public. Toute ma vie, j’ai par conséquent grandi aux côtés de chevaux. J’ai passé un bac comptabilité avant d’intégrer la fac de sport durant une année. À côté de cela, en 2013, j’ai passé ma licence de gentleman rider. Et, il y quatre ans et demi, j’ai passé celle de permis d’entraîner. Depuis, j’ai remporté cinq courses avec mes chevaux. Chaque année, j’ai d’ailleurs toujours eu des résultats assez constants.

Et désormais entraîneur

J’ai décidé de passer ma licence d’entraîneur public car plusieurs personnes m’ont sollicité afin que je prenne leurs chevaux à l’entraînement. J’avais également envie de faire de cette activité mon métier. Je suis déjà installé à Senonnes, dans une petite écurie que je souhaite voir grandir. À l’avenir, l’objectif serait d’acheter une plus grande structure. Actuellement, j’ai six pensionnaires à l’entraînement. Je fais également un peu de pré-entraînement. Les deux disciplines m’intéressent, même si j’ai obtenu plus de réussite en obstacle. Dans un premier temps, je souhaiterais travailler avec 15 chevaux car je ne veux pas de prise de risque inutile avant d’embaucher du personnel. Ceci dit, à l’avenir, j’apprécierais d’avoir un salarié. Toutefois, j’attends que les choses se mettent en place. J’ai toujours aimé entraîner les chevaux et les faire progresser. Ce que j’apprécie, au-delà de la performance, c'est de voir les chevaux se donner en compétition. J’ai osé passer ma licence grâce – essentiellement – au soutien de ma compagne. Cette année, j’ai quelques pensionnaires intéressants. Je fonde notamment beaucoup d’espoir en Speed Lucky (Saint des Saints), un cheval que j’ai réclamé l’année dernière. Le poulain a couru à quatre reprises pour mon compte et il a conclu trois fois deuxième, dont une fois lors du Grand Steeple-Chase des 4ans, à Craon.

 

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