mardi 23 juillet 2024
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Un premier Groupe attendu pour Bertrand Lefèvre

Un premier Groupe attendu pour Bertrand Lefèvre

Par Christopher Galmiche

cg@jourdegalop.com

Bertrand Lefèvre a décroché son premier Groupe grâce à Geelong Sport (No Risk at All), lauréate du Prix Romati (Gr3), mercredi à Compiègne. Un grand moment pour cet entraîneur installé à Senonnes depuis 2004. Avec une vingtaine de pensionnaires et une équipe de quatre personnes, dont sa fille Melinda et sa femme, il fait du joli travail avec une réussite constante à la clé. Il n’était pas à Compiègne mercredi, mais il a vibré devant sa télévision : « J’ai un peu moins tapé du pied que lors de sa victoire dans le Prix Solitaire (L) car, vu comment elle a sauté la dernière haie dans le Romati, j’étais plus confiant qu’elle puisse repartir ! Je l’attendais ce premier Groupe en obstacle ! Et ce succès est très sympathique également par rapport à l’association autour de la jument. C’est une association très soudée. Nous discutons beaucoup pour aller dans le même sens si possible. » 

Des œillères décisives

Bertrand Lefèvre et son équipe ont su façonner Geelong Sport au fil du temps. La jument n’était pas simple, mais un élément a changé la donne : « Geelong Sport a été très compliquée dans sa jeunesse et maintenant, elle est facile. Elle n’a pas ses œillères que pour les courses… Nous les lui mettons dès qu’elle sort du box, avant qu’elle ne soit montée. D’ailleurs, à Clairefontaine, Johnny [Charron, ndlr] s’est retrouvé par terre après avoir gagné avec la jument car nous lui avions retiré les œillères dans le couloir menant aux balances… Lorsqu’elle est arrivée chez nous, dès que nous montions la jument, elle pouvait se mettre à faire du rodéo et nous finissions par terre. Elle ne cédait pas. Après sa course de débuts à Bordeaux, nous nous sommes un peu fâchés et nous lui avons mis les œillères. Elle a été tranquille ensuite et ça l’a déclenchée. Nous avons alors pu travailler comme nous le voulions le matin. Mais même sans les œillères, elle travaillait très bien, c’était une jument de course. C’est une dame et c’est peut-être ça qui la fait gagner. » Avant Geelong Sport, Bertrand Lefèvre a eu d’autres chevaux de qualité dans ses boxes : « Le meilleur cheval que j’ai entraîné, je pense que c’était Rusquela [lauréat des Prix Durtain et Hopper, ndlr], mais il était très fragile du dos. J’ai aussi entraîné Park Light, Prince de Bellouet et Espoir de Bellouet, lesquels ont gagné leurs Listeds. Mais peut-être que Geelong Sport est la plus régulière. Elle n’a pas de soucis, à part son « problème » d’œillères, qui n’en est plus un. » C’est Bertrand Lefèvre qui monte Geelong Sport tous les matins ou presque. Quoi de plus normal pour cet ancien jockey d’obstacle qui a enlevé quatre-vingt-dix-huit courses sur les obstacles.

Peut-être les handicaps en haies

Geelong Sport pourrait être revue dans un premier temps sur les haies, au second semestre, car elle aurait beaucoup de poids à porter dans la première préparatoire au Grand Steeple de Compiègne (Gr2), le Prix Jim Crow. Son entraîneur nous a indiqué : « Nous allons réfléchir pour la suite. Elle est partie pour un mois et demi au pré. Nous allons voir la valeur qui va lui être attribuée en haies, si elle a été augmentée ou pas. Mais elle aura 72 kg pour la première Listed à Compiègne [Prix Jim Crow, ndlr], donc c’est compliqué. Si sa valeur n’est pas trop élevée, elle pourrait retenter un gros handicap sur les haies. »

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