jeudi 20 juin 2024
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L’élevage français à l’honneur

Ce week-end en Espagne et en Italie

L’élevage français à l’honneur

Ce week-end, Rome et Madrid accueillaient les Guinées italiennes et espagnoles. L’élevage français s’est distingué avec des chevaux qui n’ont pas fini de faire parler d’eux…

Par Adrien Cugnasse

ac@jourdegalop.com

Bonne deuxième du Premio Regina Elena (Gr3) – la Poule italienne – Estrosa (Sioux Nation) porte les couleurs de Massimiliano Allegri, l’entraîneur de la Juventus. La pouliche est sortie “grandie” du classique italien. Mardi matin, son entraîneur, Endo Botti, a confié à Franco Raimondi : « Avant la course, nous avions quelques inquiétudes car la pouliche avait mal couru à une reprise dans le lourd. Finalement, dans le Premio Regina Elena… elle s’est sortie du terrain. Même si le fait qu’il soit “lourd” a influé sur le résultat. Durant le parcours, Estrosa était dernière. Quand le gazon est comme celui de dimanche, à Rome, il est délicat de refaire son retard. Estrosa a prouvé qu’elle pouvait aller dans tous les terrains et elle a bien terminé. Je ne pense pas qu’elle se serait imposée mais elle aurait pu terminer plus près de la gagnante. Pour l’avenir, on va l’engager dans les Oaks d’Italia (Gr2). Sa tenue reste un point d’interrogation mais elle est maniable. Je préfère garder cette opportunité ouverte. Nous prendrons une décision lorsque nous en saurons plus sur la nature de l’opposition… et après l’avoir testée à l’entraînement. » Estrosa a été élevée par Jérôme Glandais et Vanessa Teehan… Comme la prometteuse Marie Mancini (Footstepsinthesand), en association avec Emmanuel Boutin dans ce cas.

Love for Life, la nouvelle Hardpia ?

Il ne faut pas sous-estimer le niveau du Gran Premio Valderas, c’est-à-dire les 1.000 Guinées espagnoles. Certes, la course n’est pas black type mais les chevaux qui montent sur le podium sont régulièrement appelés à le devenir. En 2022, par exemple, l’épreuve était l’apanage d’Inishnee (3e Prix de la Cochère, L), alors que Samedi Rien (placée des Cape Verdi, Gr2) se classait troisième. Cette année, c’est Love For Life (Ectot) qui s’est imposée, après avoir été acquise pour 28.115 € dans un réclamer en décembre dernier, à Chantilly. Elle devance l’élève du haras des Pyrénées Lady Frasquita (Iffraaj), très malheureuse, qui a été emmurée vivante durant toute la ligne droite. Love for Life est entraînée par Aleksandre Tsereteli qui a confié lundi soir à notre confrère Jaime Salvador (Black type Magazine) : « Pour moi, elle ne tiendra pas la distance des Oaks. Nous allons y aller progressivement avec elle. Nous pourrions continuer dans le programme espagnol ou tenter notre chance dans un Quinté en France. Mais je pense plutôt au Premio Gobierno Vasco [la course gagnée par Samedi Rien en 2022, ndlr]. » Aleksandre Tsereteli a déjà une bonne jument avec Hardpia (Cityscape), troisième du Prix de Fille de l’Air (Gr3). Il poursuit : « Je pense que Love for Life est une pouliche en gros progrès, avec laquelle nous avons des ambitions. Elle n’était pas au mieux lorsqu’elle est arrivée à l’écurie. C’est difficile de la comparer avec Hardpia car leur parcours est différent… Les limites de Love fr Life se situent dans son comportement car elle n’a aucun problème physique. Si nous parvenons à les résoudre, elle pourrait devenir meilleure que Hardpia. » Love for Life a été élevé par Élisabeth Ribard et Nicole Malatier. Cette fille de l’étalon du haras de Bouquetot Ectot (Hurricane Run) a été achetée chez Arqana par Nicolas de Watrigant. Elle était présentée par Normandie Breeding, une maison en grande forme (Cité d’Or, Unquestionable…) Dans le Gran Premio Cimera, la Poule des Poulains espagnole, It’s Chico Time (Dark Angel) est venu à bout du bon “FR” Sommersun (Sommerabend) qui restait sur cinq victoires. Autre “FR”, Kowalsky (Anodin) termine troisième.

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