vendredi 23 février 2024
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Cinquante ans après Secretariat

BELMONT PARK (US), SAMEDI

BELMONT STAKES (Gr1)

Cinquante ans après Secretariat

La décision est tombée vendredi matin. Après l’annulation de la réunion de jeudi, le Belmont Stakes Racing Festival pourra finalement bien se tenir ce week-end, la qualité de l’air provoquée par les incendies au Canada s’étant quelque peu améliorée. Au cours de deux superbes réunions, les turfistes de New York vont enfin pouvoir célébrer le cinquantième anniversaire de la victoire – acquise par 31 longueurs, le 9 juin 1973 ! – de Secretariat (Bold Ruler). Certes, aucun champion américain ne pourra conquérir la Triple Couronne cette année, mais les programmes du week-end proposent quand même quatorze Groupes, dont neuf Grs1, avec à la clé 7,2 M$ d’allocations. À noter que pour les Belmont Stakes (Gr1), le retour au micro de Fox TV du légendaire Tom Durkin est attendu… neuf ans après son dernier commentaire !

Pas de Triple Couronne mais…

C’est ce même Tom Durkin qui résume le mieux les enjeux de la troisième étape de la Triple Couronne : « Nous le savons : ou nous avons au départ un cheval en mesure de remporter la Triple Couronne ou il n’y en a pas ! Malgré cette absence cette année, la course demeure somptueuse avec au départ la présence de deux favoris du Kentucky Derby (Gr1) : le poulain qui était favori avant d’être retiré et celui qui a gagné les Preakness Stakes (Gr1). » Dans l’ordre des cotes, les deux favoris du Kentucky Derby sont Angel of Empire (Classic Empire), associé de nouveau à Flavien Prat et muni d’œillères pour la première fois, et Tapit Trice (Tapit). Deux favoris qui, à Churchill Downs, ont terminé respectivement troisième et septième (avec des excuses). Celui qui avait les honneurs du betting ce jour-là, Forte (Violence), avait été prié de rester dans son box par les vétérinaires quelques heures avant la course. De fait, il avait été obligé de faire l’impasse sur les Preakness. Samedi, Forte a fourni un superbe galop à Belmont associé à son pilote Irad Ortiz. Le lauréat des Preakness est National Treasure (Quality Road), pensionnaire de Bob Baffert également très en vue.

Arcangelo, le rêve de Jena Antonucci

Les quatre compétiteurs précités sont donc les quatre favoris d’une course qui n’en demeure pas moins très difficile à décrypter puisque la distance – 2.400m sur le dirt – est rarement empruntée aux États-Unis. Quand tout le monde rêvait de Kentucky Derby, Jena Antonucci avait déjà en tête les Belmont Stakes pour son pensionnaire, Arcangelo (Arrogate), un poulain qui a ouvert son palmarès lors de sa troisième sortie en mars, à Gulfstream Park. Arcangelo a depuis épinglé de haute lutte les Peter Pan Stakes (Gr3) à son tableau de chasse, s’offrant le droit de courir les Belmont Stakes. Anecdotique, puisque dix femmes ont déjà eu un partant dans la course nommée « le test des Champions ». Aucune n’est toutefois parvenue à la remporter…

Chez Pierre, la meilleure chance française

Samedi, trois produits de l’élevage français s’aligneront dans les Manhattan Stakes (Gr1), sur 2.000m. Le Godolphin Ottoman Fleet (Sea the Stars), élevé par les Marinopoulos et Alain Jathière, a découvert Belmont par un facile succès dans les Fort Marcy (Gr2). Il est le deuxième favori. Rockemperor (Holy Roman Emperor), produit Mézeray, et Soldier Rising (Frankel), élevé par Dayton Investments, sont à ranger dans le rang des outsiders mais ils ont déjà prouvé leur compétitivité dans les Grs1. La meilleure chance française dans le Festival de Belmont se nomme Chez Pierre (Mehmas), élève de la SCEA des Prairies et de l’écurie de Castillon, qui a remporté le Maker’s Mark Mile (Gr1) et fait figure de penalty dans les Jaipur Stakes (Gr3).

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