samedi 24 février 2024
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LE MOT DE LA FIN

LE MOT DE LA FIN

TENUE

L’ITBA, c’est-à-dire la version irlandaise de la fédération des éleveurs, a organisé un débat très intéressant sur « la tenue » à l’occasion d’un séminaire « plat » qui s’est déroulé au Curragh. D’un côté, l’Europe a une grande tradition de courses de tenue, et c’est sur les distances intermédiaires que notre élevage (européen) est le plus fort à l’international. Ainsi près de la moitié des épreuves black types d’Europe sont des courses de tenue. De même, on voit une part grandissante d’acheteurs étrangers qui viennent en Europe pour acheter ces animaux de tenue, à l’entraînement et même aux ventes de yearlings. Voilà pour le verre à moitié plein. Le verre à moitié vide, c’est que la masse des éleveurs n’a pas les finances pour se payer les saillies des leaders du marché. Et les produits des « autres » étalons de tenue sont très difficiles à vendre. Dès lors, à peine 20 % des foals conçus outre-Manche pour le plat sont issus d’un père « qui tenait 1.900m ou plus. » De même, pour les petits entraîneurs, il est très difficile « d’attendre » les jeunes chevaux de tenue, une catégorie où il faut faire face aux grandes casaques. Alors que faire ? Faire évoluer le programme ? Créer des breeze up pour les chevaux de distance ? Des primes ? Des bonus ? Le débat a été de grande valeur à l’image des intervenants : Kevin Blake (journaliste), Stuart Boman (courtier), Ado McGuinness (entraîneur), Jason Morris (responsable du programme chez Horse Racing Ireland), John Oxx (entraîneur et conseiller d’élevage) et Cathy Grassick (courtier, éleveur et présidente de l’ITBA). Pour retrouver la captation vidéo de ce séminaire, cliquer ici

Un seul bémol. En début d’intervention, les chiffres qui listent la réussite de chaque pays d’élevage ne sont pas exacts. Et pour cause, beaucoup de « IRE » ne sont pas des chevaux nés en Irlande. Goldikova (Anabaa), née en France, issue d’un étalon français et éligible aux primes françaises… avait beau porter le suffixe « IRE », elle n’avait rien d’Irlandaise. Et c’est le cas de beaucoup de produits de l’élevage français…

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