dimanche 23 juin 2024
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Waregem, le phare de la nuit belge

De notre envoyé spécial Christopher Galmiche

La Belgique des courses n’est plus ce qu’elle était. Les grands hippodromes locaux que l’on peut apercevoir en dessin dans l’excellente bande dessinée Pur-Sang de Franz sont en friches. Mais, heureusement pour nos voisins, il reste encore un endroit où l’on vibre pour les courses dans le pays : Waregem !

Après avoir passé la frontière, vous atteignez cette ville des Flandres en une vingtaine de minutes. Depuis la sortie d’autoroute, on aperçoit les tribunes de l’hippodrome qui sont peu communes puisqu’elles ressemblent à un immeuble. Aux alentours de l’hippodrome, les quartiers sont plutôt cossus. À proximité des tribunes, il y a deux immeubles qui surplombent les pistes, si bien qu’au premier abord, il est difficile de deviner la présence d’un hippodrome. De chez eux, comme au Grand Prix de Formule 1 à Monaco, les habitants peuvent admirer le spectacle. Et en profiter financièrement puisque certains ont “sponsorisé” leur balcon. Les pistes n’ont pas une importante circonférence mais, en faisant tout le tour à pied, on se rend compte qu’il y a un “bon” tapis d’herbe et que la piste est bonne. C’est d’ailleurs l’avis de tous les entraîneurs que nous avons croisés après qu’ils ont foulé le gazon flamand. En parcourant le tracé, on s’aperçoit aussi qu’il n’y a quasiment que des gros verts à sauter en steeple, si l’on excepte la banquette et le Gaverbeek, la rivière des tribunes placée en plein tournant. Au moment de notre passage, le Gaverbeek n’est pas encore rempli complètement, mais sa largeur et son positionnement dans un tournant impressionne. Les haies ressemblent à de petits fences et elles sont retirées lorsque l’on court en plat. En finissant notre tour de piste, avec un expert des lieux depuis près de 40 ans, on repasse par la case “écuries”, celles réservées aux galopeurs, qui bénéficient de bâtiments récents. Tout autour de l’hippodrome, il y a de nombreuses carrières, notamment pour le saut d’obstacle. Le site est un vrai complexe équestre et hippique. À la fin de ce tour de découverte, on entend la musique retentir dans la ville…

Un petit air de Cheltenham

Évidemment, le public de Waregem la nuit, très jeune, n’a rien à voir avec celui de Cheltenham et il n’a pas la même connaissance que les racegoers anglais. Mais du 24 au 30 août, il peut profiter de nombreuses animations que propose la ville autour du Grand Steeple-Chase des Flandres. Une fête foraine est installée tout autour de l’église avec plusieurs manèges à sensation, à éviter si vous avez vidé trop de bouteilles de bière… L’un des jeux de cette fête foraine est un clin d’œil aux courses : en faisant tomber une balle dans un trou, vous faites avancer votre cheval lors d’une course sur un hippodrome en bois. Venant des bars, la playlist des DJ locaux interroge avec une variété de titres allant d’Abba à Claude François en passant par Ed Sheeran et des chanteurs flamands… L’un des bars, surnommé le “Bar des Français”, puisqu’il rassemble la communauté hippique de notre pays, est orné, à son entrée, d’un corps d’humain avec une tête de cheval. Et à l’entrée du bar, nous retrouvons des chevaux miniatures au milieu des fanions. Il faut s’y frayer un chemin, chose qui n’est pas aisée vu l’espace très restreint. On a un peu l’impression d’être à Aquaboulevard un jour de canicule… Mais l’ambiance est garantie. Ne reste plus qu’à découvrir Waregem un jour de Grand Steeple. Et là encore, il y a des airs de Cheltenham : une odeur de friture se dégage, quelques bookmakers ont installé leurs tableaux, sans oublier l’affluence qui est l’une des meilleures en Europe pour l’obstacle (entre 30.000 et 35.000 spectateurs)… Au centre de l’hippodrome, on retrouve aussi des espaces pour le public. Rien ne manque pour espérer passer une belle après-midi : musique, food-trucks, vue sur la piste. Dans les balances, il y a également un mur de photos des grands vainqueurs à Waregem. Côté organisation des courses, il n’y a pas de rond de présentation et les chevaux vont directement des écuries à la piste devant les tribunes. La piste fait alors office de “rond”. Les tribunes sont bien remplies et au passage des chevaux, les encouragements montent des tribunes. Les chevaux sont applaudis à leur retour de course. Les jockeys se pèsent juste en face du poteau pour gagner du temps. Les remises de prix et photos ont lieu sur la piste. Ce mardi, Christophe Soumillon s’était déplacé dans son pays natal et il a répondu aux interviews en flamand, tout en participant à la remise de prix, entourée de jeunes miss d’outre-Quiévrain…

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