mardi 18 juin 2024

Pedrono

Circulation des chevaux à Deauville : la sécurité avant tout

Cette année, la mairie de Deauville a déposé deux arrêtés concernant les chevaux dans la ville. Ces arrêtés ont pour but de maintenir la sécurité des chevaux, de leurs cavaliers et d’éviter la dégradation de la circulation en période estivale.

En temps normal, Deauville recense entre 400 et 500 chevaux sur son territoire. Mais au mois d’août, avec les courses, les ventes de yearlings, le Pôle international du cheval et le polo, la population d’équidés triple. Par mesure de sécurité, la mairie de Deauville a déposé deux arrêtés fin avril. Le premier concerne la circulation des chevaux montés en centre-ville. Philippe Augier, le maire de Deauville, détaille : « La ville a mis en place des parcours pour les chevaux de course et les chevaux de polo afin qu’ils évitent le centre-ville lorsqu’ils se rendent à la plage. Il existait déjà un parcours de longue date mais pas forcément respecté de tous. Organiser la circulation et le stationnement n’est pas quelque chose d’évident. Mais nous faisons tout ce que nous pouvons pour que cela fonctionne, notamment par le biais d’un règlement qui doit être respecté. Et cette année, je trouve que cela a particulièrement bien marché car nous avons beaucoup informé en amont. »

Entre circulation difficile et folklore local

Si vous étiez à Deauville pour les courses, vous avez pu constater que la sortie de l’hippodrome côté boulevard Mauger se faisait difficilement avec les chevaux de polo occupant près des trois quarts de la chaussée et frôlant parfois les voitures à l’arrêt : « Jusqu’à présent, nous n’avons rencontré aucun incident. Toutefois, et je le rappelle, il est indispensable que tous les cavaliers respectent les consignes de sécurité de base : avoir une tenue et du matériel adéquat, dont le port du casque. Certes, la chose un peu délicate au mois d’août, avec les petisero, lorsqu’ils vont balader les chevaux de polo. C’est souvent une personne pour cinq chevaux et ils sont pieds nus et bien souvent sans selle. Mais bon… Cela fait partie du folklore local et c’est très beau à voir. »

Les hippomobiles interdites dans le centre-ville

Le deuxième arrêté concerne les hippomobiles. Il a pour but de limiter l’encombrement de la voie publique et les problèmes que pourraient engendrer ces véhicules durant la haute saison : « Lorsque le centre-ville de Deauville est bouché, cela peut très rapidement devenir catastrophique et nous devons à tout prix éviter cela. Nous avons donc déposé cet arrêté pour les hippomobiles qui sont des véhicules très imposants et qui gênent la circulation. Mais il faut savoir que ce n’est pas le seul véhicule qui n’a plus le droit de circuler en centre-ville. Les rosalies, ces vélos à quatre places et plus, ne sont également plus autorisés. Si à l’avenir, des manifestations avec des chevaux devaient avoir lieu en centre-ville, nous serions ravis de les accueillir sous réserve que la mairie soit prévenue en amont pour pouvoir prendre les mesures de sécurité nécessaire le jour J. »

Les calèches de François Pedrono à l’arrêt

Ancien entraîneur, François Pedrono se consacre à son activité de meneur de calèche avec ses chevaux de trait depuis septembre 2017. Depuis l’arrêté concernant les hippomobiles, le maire de Saint-Arnoult ne peut plus exercer son activité à Deauville : « Nous n’avons jamais eu aucun accident, aucune plainte ni contravention, pour le bonheur de la population deauvillaise. J’espère sincèrement que l’arrêté qui a été déposé contre les véhicules hippomobiles par la mairie de Deauville n’est pas le fait de mes oppositions politiques. Je connais la ville de Deauville comme ma poche. Contrairement aux chevaux de la gendarmerie, aux chevaux de course et de polo, ma calèche dispose d’un panier à crottin. Le 12 avril, et sans préavis, la mairie de Deauville nous a donc mis en grande difficulté financière. J’ai porté l’affaire au tribunal administratif de manière à faire annuler cet arrêté, ciblé et inégal. »

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