dimanche 23 juin 2024
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Qui est Diego Dias, l’entraîneur de Gaenari ?

Prix d’Arenberg (Gr3)

Qui est Diego Dias, l’entraîneur de Gaenari ?

Par Adrien Cugnasse

ac@jourdegalop.com

Le nom de Diego Dias est apparu pour la première fois sur les programmes français le 5 août lorsque Gaenari (Inns of Court) s’est classée deuxième du Prix de la Vallée d’Auge (L). Installé près de Naas en Irlande, il n’a eu que quatre partants individuels à ce jour. Et à vrai dire, son nom ne “sonne” pas franchement irlandais. Lundi, entre deux inspections de yearlings à Doncaster, ce Brésilien nous a confié : « Mon activité principale, ce sont les breeze up. L’entraînement, c’est juste un “à côté” pour des chevaux que nous n’avons pas réussi à vendre. Il faut leur donner une chance en piste s’ils n’ont pas pu être vendus pour une raison ou une autre. »

Des Brésiliens formés à la dure 

En Irlande, les Brésiliens sont en train de se faire une place de choix, au départ dans le monde des breeze up et désormais aussi dans le courtage et/ou le management d’effectif. On peut penser à Robson Aguiar, qui fait des miracles pour AMO Racing ou encore à Ronaldo de Souza (Mayfield Stables). Formés “à la dure” au Brésil, beaucoup sont arrivés en Europe dans l’espoir de devenir jockey professionnel avant de se réorienter vers l’univers des ventes avec succès. Diego Dias a “vu passer entre ses mains” plusieurs très bons 2ans, comme Shelton (Mehmas), deuxième des Flame of Tara E.B.F. Stakes (Gr3) ou Malavath (Mehmas), gagnante du Critérium de Maisons-Laffitte (Gr2). Il nous a confié lundi : « J’étais jockey au Brésil, mais c’est très difficile d’en vivre décemment. Je suis donc arrivé en Irlande pour travailler chez Joe Quinn, lequel était à la fois entraîneur et préparateur pour les breeze up. Au départ, je pensais rentrer au Brésil après quelques saisons en Europe. Mais j’y suis resté finalement et j’ai longtemps monté des 2ans en vente publique tout en gagnant quelques courses comme jockey professionnel en Irlande. Les Brésiliens réussissent car ils sont éduqués à la dure et ils n’ont pas peur de travailler. Il n’y a pas de secret. Toute ma famille est dans les courses, mon père ayant été jockey puis entraîneur au Brésil. Cela étant dit, mon principal objectif est de monter en gamme dans l’univers des breeze up en achetant des yearlings de qualité supérieure. »

Tous les feux sont au vert pour Gaenari

Acquise 23.000 £ lorsqu’elle était yearling, Gaenari a été “rachetée” 3.000 € l’année suivante. Son mentor explique : « La pouliche a bien couru à Deauville et le Prix d’Arenberg (Gr3) semble très ouvert. Nous tentons donc notre chance. Elle est en grande forme. Face aux mâles dans les Phoenix Stakes (Gr1), elle a terminé cinquième, mais elle courait à sept jours et c’était peut-être un peu beaucoup lui demander si peu de temps après le Prix de la Vallée d’Auge. Par ailleurs, je préfère la présenter à nouveau sur 1.000m car c’est sa distance de prédilection. »

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