mercredi 19 juin 2024
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Perception (3/4)

Perception (3/4)

La Conférence internationale des autorités hippiques a eu lieu lundi, sur l’hippodrome de Saint-Cloud. Nous vous relatons les principaux points abordés en plusieurs épisodes.

Les législations autour de l’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques (ou autres Marineland) se renforcent partout dans le monde, jusqu’à l’interdiction. Le cas de l’hippisme ou de l’équestre est différent car nous ne travaillons pas avec des animaux sauvages. Du moins, nous le savons mais nous vous invitons à rechercher sur les réseaux sociaux des vidéos de chevaux galopant librement avec tous les commentaires « libres et sauvages, comme il se doit » qui peuvent les accompagner. Oui, cela passe par une mauvaise perception de ce qu’est le « cheval moderne ». Et si la perception n’est pas la réalité, on ne peut pas balayer l’ensemble des perceptions – plus ou moins extrêmes – d’un revers de main.

La professeure Natalie Waran, présidente de la commission indépendante pour l’éthique et le bien-être équin pour la Fédération équestre internationale (FEI), explique : « La perception est ce qui vous fait passer de la confiance à la méfiance. Tant qu’une industrie dispose d’une licence sociale [la société donne son accord pour qu’elle existe, ndlr], elle peut s’autoréguler. Les sports hippiques et équestres sont uniques. Nous travaillons avec le cheval, qui a une dimension mystique et émotionnelle auprès du public. La licence sociale n’est basée que sur un seul élément : la confiance. Et quand on perd la confiance, il n’y a plus aucun retour en arrière possible. Vous ne pouvez pas vous “autodécerner” une licence sociale. Les courses de lévriers et les courses d’obstacles sont quasiment bannies d’Australie, l’équitation a disparu du pentathlon moderne aux Jeux olympiques… Sans données, on ne sait pas ce qui touche le public. Il est important de les collecter, nous l’avons fait. Nous avons demandé auprès d’un panel les raisons pour lesquelles ils ne regardaient pas les courses. La réponse première est le bien-être. Il faut donc tout mettre en œuvre autour du bien-être. Un jour, des événements peuvent arriver et il faut éviter que le “point de bascule” arrive avec. Vous ne pouvez pas savoir en avance quel sera le point de bascule en question. Mais il sera alors trop tard. » L’exemple du pentathlon moderne, lors des Jeux olympiques de Tokyo, est un exemple parlant et récent du principe du point de bascule.

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