jeudi 18 avril 2024
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Facteur Cheval (K), la plus belle erreur d’Hubert Honoré

Facteur Cheval (K), la plus belle erreur d’Hubert Honoré

Le pinhooking, cette spéculation à (très) haut risque, ne fait pas franchement partie de la culture hippique de notre pays. Hubert Honoré a été l’un des premiers français à se lancer dans ce sport très anglo-irlandais, dans les années 80 au départ, avec une certaine réussite, avant de connaître quelques avaries… et de revenir au front bien plus tard !

Le 28 novembre 2019, à Newmarket, Hubert Honoré était en mission avec le courtier italien Alessandro Marconi. Les premiers foals de Ribchester (Iffraaj) étaient alors sur le marché. Véritable force de la nature, avec une présence physique impressionnante, ce bon 2ans s’était transformé en cheval de fer à partir de 3ans, remportant six Groupes dont quatre Grs1 sur le mile. Ribchester a débuté sa carrière à 30.000 € chez Kildangan Stud. Mais le marché est resté assez prudent et ses premiers produits se sont vendus à une moyenne 54.567 Gns. À 145.000 Gns, celui qui allait devenir Facteur Cheval a tout simplement été l’un des deux foals les plus chers de la production de son père. Hubert Honoré se souvient : « Nous l’avions acquis avec un groupe d’investisseurs [Cheval Invest, ndlr] mais j’en avais conservé la moitié. Pour les foals, je dépense rarement plus de 30.000 € ou 40.000 €. Il était très beau et se déplaçait bien… si bien qu’avec Alessandro Marconi, courtier et ami, nous nous sommes laissés emporter… »

Les ennuis commencent

C’est souvent en revenant à la maison qu’on se rend compte qu’un cheval est compliqué. Ce fut le cas pour Facteur Cheval lors de son arrivée au haras d’Omméel : « Il n’était pas facile du tout, avec un tempérament assez fougueux. Nous avons eu pas mal de déboires avec lui. Il s’énervait régulièrement dans son box et tapait dans la porte. Si bien qu’une poche se formait au niveau de son genou. Malgré les soins, elle revenait régulièrement. » Un ennui ne venant jamais seul, le Covid arrive et perturbe la saison de vente. Mieux encore. « Quelques jours avant la vacation, on le retrouve avec un ballon de rugby sur la cuisse. Un hématome énorme. Il a donc passé 15 jours au box avant les ventes, sous sédatif. On ne peut pas dire qu’il était dans sa robe de mariée le grand jour. Nous nous retrouvons donc à le racheter 120.000 €. J’ai signé le bon avec un nom de structure que je venais d’inventer… Asap Bloodstock. Une société qui n’existe pas ! (rires) » Asap est l’abréviation de “as soon as possible” soit « dès que possible ».

De pire en pire

Retour à la maison (bis). « Le débourrage se passe mal. Il était agité. On n’y arrivait pas. Nicolas Blondeau le prend au mois de janvier, faisant un travail remarquable. Facteur Cheval part alors chez Jennifer Pardanaud – à l’écurie de la Frênée – une personne très qualifiée pour pré-entraîner les chevaux. Nous envisageons la breeze up du mois de mai à Deauville. Je n’avais pas les moyens de le garder. » Fin de la galère ? Que nenni ! « La vente est déplacée de Deauville à Doncaster.  Jennifer Pardanaud m’annonce qu’elle ne peut pas passer huit jours en Angleterre pour présenter un cheval en vente. Nous avons donc revu notre copie et visé la breeze up de juillet. Mais entretemps, on lui trouve un chip dans un boulet ! Retour à l’envoyeur. Opération. Je le fais castrer en me disant qu’il fera un beau cheval de balade. Au bout de trois mois, il retourne chez Jennifer. Avec son aide et son insistance, nous poussons Jérôme Reynier à le prendre à l’essai. Il accepte, tout en étant surpris par la découverte de l’aspect de son genou. Mais il travaille bien, en progression, jusqu’au moment où ses débuts sont envisagés. Jérôme tente alors par deux fois de le passer aux boîtes… et Facteur Cheval envoie deux de ses employés à l’hôpital. » Ça commence à faire beaucoup ! « Je commençais à me demander si je n’allais pas le mettre en obstacle, chez Louisa Carberry par exemple, pour qu’il puisse prendre part à des épreuves avec départ aux élastiques. » Retour à l’école Blondeau. Puis au haras d’Ommeel. Et enfin à Calas… « Jérôme en est alors très content et il débute par une victoire facile. Forcément, on ne connaît pas la valeur d’un lot d’inédits. Les offres arrivent. J’en parle avec les autres copropriétaires. La vente se fait. Il décroche sa JDG Rising Star. Vous connaissez la suite ! »

Un gars du Nord 

Le Nord-Pas-de-Calais a beaucoup donné au galop français, d’Étienne Pollet à José Delmotte, en passant par Hubert Honoré ! Pas issu du sérail, notre futur éleveur et pinhooker a grandi dans une famille d’industriels. Né dans l’univers des filatures de laine, Hubert Honoré a montré de manière précoce un certain désintérêt pour l’école… au moins aussi grand que la curiosité intellectuelle qui a marqué le reste de son existence. Cela tombe bien, éleveur et entraîneur, malgré tout ce que l’on peut dire, c’est avant tout un métier d’autodidacte. Demandez à Jérome Reynier !

Il faut bien commencer quelque part et pour Hubert Honoré, ce fut chez les trotteurs en Belgique. Puis à Joinville-le-Pont. L’école de la vie, la vraie, la dure. Avec une fourche et des heures à remuer du fumier. Tout pour dégoûter un enfant de la bourgeoisie… ou pour l’endurcir et le rendre accro ! La suite, c’est un passage au haras de Clarbec, où se mêlaient les trotteurs et les galopeurs des Weisweiller. De cette expérience sortira un conseil précieux : partez en Angleterre. Il débarque à Meddler Studd, aux portes de Newmarket, avec moins de trois mots d’anglais dans son vocabulaire et pas mal d’enthousiasme. Et en Angleterre, une autre suggestion : allez aux États-Unis. Il faut bien avoir conscience que durant les trente années qui ont suivi la Seconde Guerre Mondiale, l’Amérique, c’était le centre du monde. Avec tous les plus grands étalons, de très loin les meilleures allocations, des ventes incomparables et internationales… Le monde du galop n’avait rien à avoir avec celui qu’on connaît aujourd’hui. Les Émirats arabes unis étaient alors une jeune nation qui venait tout juste de naître. Et Meydan, même pas un mirage dans le désert. On est encore très loin du Dubai Turf ! 

L’aventure c’est l’aventure 

Hubert Honoré se souvient : « J’ai appris l’anglais et les chevaux en remuant du crottin en France, en Irlande, en Angleterre, aux États-Unis… Aujourd’hui, tous les jeunes voyagent. Lors de mes débuts, en 1970, j’étais l’un des rares dans ce cas. Je me souviens d’une traversée de l’Atlantique avec des chevaux dans un avion à hélice ! Vingt-deux heures pour atteindre New York. Et à peu près encore autant pour atteindre le Kentucky. Nous étions conduits par des Rednecks… qui ne me comprenaient pas alors que j’étais persuadé de maîtriser l’anglais ! J’ai passé un an et demi à Claiborne Farm qui était à son apogée. C’était l’époque de Nijinsky (Northern Dancer), Bold Ruler (Nasrullah)… » Mais l’aventure humaine, c’est aussi parfois à quelques heures de voiture à peine du Nord natal. En Normandie par exemple. : « De retour en France, je pensais passer six mois à Omméel comme responsable. J’y suis resté 40 années ! » Rapidement, la passion du pinhooking est là, d’où la création, déjà avec des associés, de France Foal Investissements. Une société avec des initiales prometteuses (F.F.I.) et qui a d’ailleurs démarré très fort : « J’avais multiplié par quatre le prix d’achat de produits d’Ahonoora (Lorenzaccio). J’ai cru être un génie ! L’année d’après, c’était un peu moins bien. Et l’année suivante, c’était encore moins bien… Je suis donc parti aux Émirats pour manager un effectif durant quatre années. J’y restais pendant six mois tous les ans. Cela m’a donné un bol d’air sur le plan financier. J’ai alors découvert le Golfe et ses courses. » 

Les clients et les amis

Comme un clin d’œil, c’est aux Émirats que Facteur Cheval, un pinhooking à la fois raté et réussi, atteindra la célébrité des décennies plus tard. Jawlaat (Shamardal), sa mère, a été vendue «seulement» 18.000 Gns par Shadwell en tant que 3ans inédite à ses éleveurs irlandais. Hubert Honoré, lui-même, a parfois élevé à partir de juments vendues par les Maktoum  : « Pendant longtemps, j’accueillais en pension des juments de Shadwell qui venaient en Normandie à la saillie de Lead on Time (Nureyev). Mais aussi des poulinières de Gainsborough. J’ai ainsi pu acquérir quelques juments et produire des chevaux de vente. De même, j’ai eu beaucoup de chance avec des clients étrangers pour lesquels j’ai élevé et vendu des chevaux comme Sweet Lady (Lope de Vega), une élève de Christopher Wright… » Hubert Honoré a aidé Crispin de Moubray durant sa carrière. Et le courtier lui a plus tard renvoyé l’ascenseur en lui présentant des investisseurs étrangers comme Christopher Wright ou Dietrich von Boetticher. Les clients étrangers ont beaucoup contribué à la bonne santé économique du haras et Hubert Honoré reconnaît avoir commencé à avoir gagné sa vie à partir des années 2000 : « Avant, tout ce que j’avais gagné a été englouti par les chevaux. » Pour sa clientèle, il a ainsi élevé Saint Andrews (Kenmare), gagnant du Prix Ganay et troisième du Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1), Molesnes (Alleged), lauréate du Prix du Cadran (Gr1), ou encore The Dancer (Green Dancer), troisième des Oaks (Gr1). Et Toronado (High Chaparral) aussi, pour Paul Nataf. Encore un poulain très compliqué qui s’est mal vendu yearling : il tiquait à l’ours et avait envoyé à l’infirmerie plusieurs employés du haras ! Mais Toronado a gagné les Sussex Stakes et les Queen Anne Stakes (Grs1) aussi. Soit l’un des (grands) objectifs de Facteur Cheval. 

Marseille, mon amour

Après son aventure aux Émirats, Hubert Honoré a posé ses valises et fait preuve de plus de prudence : « À mon retour, j’ai continué à investir mais en étant bien plus prudent. C’est-à-dire en vendant quand l’opportunité se présente. J’ai donc certainement vendu trop vite des parts de Lope de Vega (Shamardal) et Siyouni (Pivotal). » Avec le recul, on peut se dire que Facteur Cheval a été vendu trop tôt au Team Valor ? : « Bien sûr, sa valeur aurait été tout autre après deux ou trois courses. Mais au fond, je suis très content pour Jérôme Reynier. Je l’ai connu tout jeune, avec son père, lorsqu’ils venaient voir Iron Duke (Sicambre) qui faisait alors la monte chez moi. Lorsqu’il s’est installé, je lui ai envoyé Chicago May (Numerous), la mère de Chipolata (Muhtathir), elle-même génitrice de War Chimes (Summer Front). C’est un entraîneur remarquable. Avec un calme et une vision extraordinaire, comme peu d’entraîneurs l’ont. Il est capable de se projeter dans l’avenir. Son travail avec Facteur Cheval est extraordinaire. » Il y a des décennies, avant que Jérôme Reynier ne soit entraîneur, Hubert Honoré envoyait déjà des chevaux à Marseille. C’est ainsi que Little Dreams (Della Francesca), entraîné à Calas, a gagné deux Listeds dont le Prix Delahante (L) avant d’être vendu à Hongkong. Comme un signe du destin, l’éleveur habite désormais à une heure de route du centre d’entraînement…

L’élevage en question

Avec des décennies de recul, Hubert Honoré observe l’évolution de l’élevage moderne où des étalons saillissent des centaines de juments par an. La question de la perte de diversité génétique se pose plus que jamais : « À l’image de la société actuelle, on fonce. Le mur est là, devant nous, on le sait, mais on fonce. Le fait de saillir des centaines de poulinières par saison, c’est bien pour les investisseurs. Mais n’allons-nous pas casser l’outil avec lequel nous sommes en train de travailler ? » Concernant la place de la France des courses sur l’échiquier international, il poursuit : « Nous avons connu une belle période dans les années 1970. On vendait beaucoup aux Américains. Cela a baissé ensuite. Je pense que nous avons retrouvé un bon niveau. En particulier grâce à des investissements privés. Comme lorsque l’Aga Khan a lancé des étalons en France, de Siyouni à Zarak. D’autres personnes se sont groupées pour faire du très bon travail. Je pense au haras de Beaumont. Les jeunes qui ont voyagé sont techniquement aussi bons que les Irlandais et les Anglais. »

Le haras d’Omméel a été vendu. L’éleveur a pris sa retraite. Mais selon lui, quel est l’avenir des structures de tailles intermédiaires comme celle qui fut la sienne ? : « Avec la mondialisation, les gros dominent. Soit on s’associe soit on a du mal à s’en sortir. Cela étant dit, pour que la filière fonctionne, il faut des acteurs de différentes tailles. » Très tôt dans sa carrière d’éleveur, Hubert Honoré a sorti des précoces, comme Rich and Famous (Deep Roots), gagnante du Prix du Bois (Gr3) : « On demande aujourd’hui aux chevaux de gagner tôt dans leur carrière. Pour ceux qui ne répondent pas à ce critère-là, c’est dur. D’où le fait qu’un certain nombre d’éleveurs se sont tournés vers l’obstacle. Une discipline qui est de moins en moins accessible aussi. Il suffit de regarder les tarifs actuels des meilleurs pères de sauteurs actuels. On arrive au prix de certains chevaux de plat. » Il n’y a pas de martingale pour s’en sortir financièrement : « Parfois on se demande s’il ne faut pas acheter des poulains plaisants, les mettre chez un entraîneur qui va tôt aux courses pour les vendre à réclamer… On y pense ! »

Muhtathir, c’est l’avenir

Hubert Honoré a conservé deux poulinières. La bonne Chipolata (Muhtathir), black type et mère de black type, en association avec les frères Clément. Il faut dire qu’il y a un certain passif – dans le sens positif du terme – avec Nicolas Clément qui a entraîné Pain Perdu (Vespone), troisième du Prix du Jockey Club (Gr1). Ensemble, ils ont élevé Waldersee (Olympic Glory), double lauréat de Listed sur le sprint. «Muhtathir, c’est l’avenir», comme disait la publicité, et cet étalon a beaucoup réussi à notre éleveur qui a conservé une autre de ses filles, pour l’obstacle, Green Hope. « Je n’ai pas une âme d’éleveurs de sauteurs. Mais le peu que j’ai élevé pour cette discipline m’a beaucoup réussi. » Parmi les premiers, il faut citer un produit d’étalon maison, Al Boustane (Cricket Ball), gagnant à Enghien pour l’écurie Zingaro. Bartabas, l’artiste, ne pouvait que bien s’entendre avec l’éleveur Hubert Honoré… qui est un peu les deux à la fois ! De cette association artistico-agricole naîtra Klassical Dream (Dream Well), septuple gagnant de Gr1 sur les obstacles, dont le Supreme Novices’ Hurdle (Gr1) à Cheltenham. Sans associé, l’homme d’Omméel a élevé «en solitaire» Captain Conan (Kingsalsa), triple gagnant de Gr1. Et pour l’histoire, on se souviendra qu’il est aussi à l’origine de Katday (Miller’s Mate), gagnante (à Cholet) pour le cheikh Mohammed Al Maktoum (encore les Émirats !), mais aussi et surtout mère de la légende de l’obstacle Best Mate (Un Desperado). BIen souvent, la réussite et l’accident sont très proches… 

La culture et les courses

La culture n’est pas une compétition, mais si on faisait un ranking des éleveurs français… Hubert Honoré serait très bien classé sur ce point. La quasi-absence de production culturelle sur les courses en France reste un mystère pour beaucoup. Alors même que beaucoup de publications et d’œuvres sur le cheval, sous toutes les formes imaginables sont proposées au public français tous les ans. Hubert Honoré analyse : « Nous vivons avec l’image du Tiercé et des courses truquées. Et le Français n’a pas la culture de l’animal d’une manière générale. En France, pour beaucoup, le sport hippique est invisible. Moi-même, avant l’âge de 19 ans, je n’avais aucune idée de ce qu’était un haras. On voit néanmoins de nouvelles têtes, de nouveaux projets… et c’est positif. Regardez Serge Stempniak ou Didier Krainc. » Serge Stempniak, encore un gars du Nord. Hubert Honoré plonge dans sa mémoire : « Après la Guerre, tous les bourgeois du Nord avaient des galopeurs. Ils ont ensuite disparu. Et on voit mal Bernard Arnault acheter un cheval… » La culture change donc. Dans la passion des courses, et sa pérennité, il y a la question de la résilience. Et son moteur. Parce que le propriétaire et l’éleveur prennent beaucoup de coups. Pour faire courir, il faut être aussi fort mentalement que ses chevaux !

Le moteur de la déraison

Alors Hubert Honoré, quel est le moteur de votre passion, vous qui avez passé des nuits blanches au moment des poulinages et couru après vos chevaux dans la pluie du mois de novembre en Normandie ? : « Mes parents n’étaient pas ravis de me voir prendre cette voie. Mais j’avais la passion de l’animal. Élever des bons chevaux, ce n’est pas facile. C’est imprévisible. On élève les mauvais de la même manière. J’aime cuisiner. Parfois, je fais très compliqué et le résultat se révèle moyen. Parfois, je fais simple et les convives s’extasient. Au printemps, la campagne normande est extraordinaire. Voir les poulains naître est exceptionnel. Je suis né en ville, mais j’ai appris à faire vêler une vache et à comprendre le cycle de l’herbe. Vivre en accord avec la nature, c’est une chance. Au-delà du fait d’avoir élevé des bons chevaux. Gouffern-en-Auge c’est mieux que Las Vegas ! Peut-être que si j’avais consacré 100 % de mon temps aux chevaux, ma réussite aurait été meilleure. Mais j’ai aussi voulu avoir une vie culturelle. Faire des rencontres. Et faire faire des rencontres aussi ! J’ai ainsi présenté Yann Arthus-Bertrand à Bartabas ! » Il conclut : « Ne pas avoir un père éleveur, ce fut une chance pour moi. Quand votre père était là avant vous, cela vous pousse à épouser des critères qui ne sont plus forcément les bons. Mes catastrophes étaient le fruit de mes erreurs. J’ai appris en me trompant. Avec des hauts et des bas, j’ai compris comment mieux faire. » Sa plus belle erreur ? Facteur Cheval ! 

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