samedi 22 juin 2024

Casaque

Casaque

Pour un propriétaire, le choix de la casaque est toujours un moment important et la voir passer le poteau en tête est toujours inoubliable. Pouvez-vous imaginer un monde où le propriétaire voit son cheval en piste sans sa casaque ? En France, cela est possible, nous dirons les plus taquins d’entre vous. Mais seulement au trot et seulement pour les heats ! Question de pratique : un driver passe d’un cheval à l’autre et n’a pas forcément le temps de se changer. Ils peuvent même, quand il fait chaud, peaufiner le bronzage des avant-bras avec les tenues manches courtes. Il n’y a pas de règle de ce côté-là puisque ce sont les plaques qui permettent d’identifier les chevaux dans les phases d’échauffement.

Et il y a le Japon. On parle de plus en plus du “circuit secondaire”, le N.A.R. (National Association of Racing). Les courses ont lieu en semaine et sur le dirt, avec quelques chevaux tentant avec réussite leur chance à l’international : on pense à Mandarin Hero, deuxième du Santa Anita Derby (Gr1). L’une des particularités des courses du N.A.R. est que les jockeys portent leur casaque, et non pas celles des propriétaires, ce qui les rend identifiables facilement auprès des parieurs. Le système est simple, du moins dans 90 % des cas… Certaines épreuves du circuit N.A.R. sont ouvertes aux chevaux de la J.R.A. Dans ce cas, le jockey – qu’il soit licencié J.R.A. ou N.A.R. – porte la casaque du propriétaire. C’est un peu plus compliqué lorsqu’un jockey J.R.A. vient monter, sur le circuit N.A.R., un cheval appartenant au N.A.R. puisque plusieurs cas de figure se présentent. Dans le cas d’un jockey étranger obtenant une licence temporaire sur le circuit N.A.R., il doit choisir sa casaque. Ainsi, récemment, on se souvient que Mickaëlle Michel avait choisi d’allier la France et le Japon pour ses couleurs. La France par le “bleu blanc rouge”, le Japon avec le motif “scie” typique du pays. Pour l’anecdote, la Corée du Sud a longtemps fonctionné avec les casaques de jockeys, avant de changer le système en 2016. Plusieurs raisons : s’aligner avec le reste du monde, mettre davantage à l’honneur les propriétaires et leur investissement – même s’il y avait jusque-là une culture de discrétion de leur part – et, dans l’idée d’une plus grande visibilité à l’international des courses du pays, éviter des confusions. Beaucoup de jockeys s’étaient en effet grandement inspirés de célèbres casaques internationales.

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