samedi 25 mai 2024

Dirt

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La Conférence internationale des autorités hippiques a eu lieu au lendemain du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, sur l’hippodrome de Saint-Cloud. Nous vous relatons les principaux points abordés en plusieurs épisodes.

Il y a quelques années, Santa Anita a connu un hiver meurtrier. En 2023, les accidents mortels se sont multipliés du côté de Churchill Downs, Belmont Park et, durant l’été, à Saratoga. Au “spa”, deux chevaux ont été victimes de terribles fractures à quelques mètres du poteau dans des épreuves prestigieuses du meeting : Mapple Leaf Mel, dans les Test Stakes (Gr1), et New York Thunder, dans les Allen Jerkins Memorial Stakes (Gr1), le jour des Travers. Ces événements ont créé une émotion telle que l’on a vu arriver, dans les médias américains ou sur les réseaux sociaux, un débat difficile à croire : les courses américaines doivent-elles laisser tomber le dirt au profit des pistes synthétiques ?

Charles Scheeler, président de la Horseracing Integrity and Safety Authority (Hisa), a indiqué : « Le bien-être équin doit être prioritaire sur le profit. Nous savons que nous devons faire mieux. Tous les efforts et progrès réalisés sont anéantis quand arrivent des tragédies comme celles de Churchill Downs, Belmont Park et Saratoga. Concernant Churchill Downs, par exemple, nous avons travaillé en étroite collaboration avec l’hippodrome, étudié tous les accidents et il n’y a rien en commun entre ceux-ci… » La fin du dirt n’est pas d’actualité, même si l’Hisa a annoncé « la création d’un comité d’expert pour évaluer les surfaces synthétiques sur les principaux hippodromes ». Le TDN a publié récemment, en utilisant la base de données du Jockey Club américain, les accidents mortels par 1.000 partants sur les différentes surfaces (de 2009 à 2022). Résultats : une moyenne de 1,84 pour le dirt, de 1,11 pour les pistes synthétiques et 1,42 pour le gazon. Faut-il jeter le bébé (dirt) avec l’eau du bain ou examiner d’autres pistes ? Josh Rubinstein, président de Del Mar, a de son côté indiqué : « En Californie, nous avons vécu des moments difficiles en 2019 [l’hiver marqué par les accidents à Santa Anita, ndlr] et nous avons mis en place des mesures fortes, avec des restrictions importantes autour de la médication, qui ne doit être utilisée que judicieusement. Cela n’a pas été facile au début mais, désormais, tout le monde regarde dans la même direction. » La médication, le vieux cheval de Troie des courses américaines…

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