dimanche 19 mai 2024
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Master of the Seas, encore Godolphin, Dubawi et Charlie Appleby

Santa Anita (US), samedi

Breeders’ Cup Mile (Gr1)

Master of the Seas, encore Godolphin, Dubawi et Charlie Appleby

Ils ont encore frappé ! Le Breeders’ Cup Mile (Gr1) se transforme, ces dernières années, en une histoire d’amour entre Godolphin, Charlie Appleby et Dubawi. En 2021, Space Blues (Dubawi) s’imposait, suivi de Modern Games (Dubawi) l’an passé et, cette année, c’était au tour de Master of the Seas (Dubawi). Tous montés par William Buick. Pourtant, l’entraîneur et l’équipe des Boys in Blue ont dû s’arracher les cheveux au moment des places à la corde, héritant d’un désastreux 14 sur 14. Mais à Santa Anita, avec une relative longue ligne droite par rapport à d’autres tourniquets américains, il est possible de revenir.

Pour cela, il faut du rythme et cela tombait bien : le japonais Win Carnelian (Screen Hero) ne sait faire que foncer et s’en est chargé. William Buick a repris Master of the Seas et a patienté à l’arrière, se faisant oublier jusqu’au dernier tournant. Venu sur une septième épaisseur à la sortie du tournant, Master of the Seas a disparu de l’écran, avant de réapparaître à environ 150m du poteau, finissant ventre à terre pour prendre un nez à sa camarade de couleurs Mawj (Exceed and Excel). La gagnante des 1.000 Guinées a eu l’air de trouver le temps un peu long pour finir et Oisin Murphy a peut-être fait une petite erreur en se plaçant dans le sillage de Win Carnelian, qui a imprimé des fractions impossibles. C’est en tout cas un jumelé gagnant pour Godolphin. La troisième place revient à Casa Creed (Jimmy Creed), pensionnaire de Bill Mott, qui a emmené le peloton à quelques mètres des animateurs. Kelina (K) (Frankel), reprise en partant, a été brillante dans le premier tournant et en face, ne pouvant pas réaccélérer pour finir. Elle est neuvième.

Le plan a marché

Master of the Seas n’est pas facile à cerner. Gagnant des Superlative Stakes (Gr2) à 2ans, il a conclu deuxième, battu d’un rien, des 2.000 Guinées de Poetic Flare (Dawn Approach), qui fait désormais la monte à Shadai. Master of the Seas a suivi une trajectoire différente, perdant ses attributs après un reste de saison de 3ans décevante. Il ne compte qu’une seule contreperformance depuis qu’il est hongre, soit une treizième place dans la Dubai Turf (Gr1). Charlie Appleby l’a dirigé sur le circuit américain cette année, après Meydan, puis une victoire dans les Summer Mile Stakes (Gr2), en juillet à Ascot. Il a notamment remporté le Woodbine Mile (Gr1). L’entraîneur a commenté : « Avec cette place à la corde, il fallait avoir un plan, qui a été celui que vous avez vu. Cela ne pouvait marcher que s’il y avait du rythme et, heureusement, il y en a eu. Je ne vais pas dire que j’étais confiant pendant la course, mais le rythme lui permettait de revenir. William Buick l’a parfaitement monté. Quand le cheval accélère, on sait de quoi il est capable. Il a été un peu frustrant, battu du minimum dans des Grs1. Nous sommes heureux de le voir s’imposer. » Master of the Seas et Mawj devraient désormais être revus durant l’hiver à Dubaï.

Sa mère a gagné le Prix des Sablonnets

Élevé par Godolphin, Master of the Seas est un fils de Dubawi, étalon de Darley, et de Firth of Lorne (Danehill). Elle a gagné le Prix des Sablonnets (L, à l’époque) à 2ans et s’est classée deuxième dans la Poule d’Essai des Pouliches (Gr1) sous l’entraînement d’Henri-Alex Pantall. Outre Masters of the Seas, on lui doit Falls of Lora (Street Cry), gagnante des UAE Oaks (Gr3) et mère de Cascadian (K) (New Approach), qui a commencé sa carrière chez André Fabre, concluant deuxième du Jean Prat (Gr1), avant de devenir un multiple lauréat de Gr1 en Australie.

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