samedi 18 mai 2024
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White Abarrio ferme la porte au Japon

SANTA ANITA (US), SAMEDI

BREEDERS’ CUP CLASSIC (Gr1)

White Abarrio ferme la porte au Japon

Un jour, le Japon gagnera la Breeders’ Cup Classic (Gr1) mais il faudra encore patienter, peut-être moins que Richard Dutrow, l’entraîneur du lauréat de cette édition, White Abarrio (Race Day), qui a repris sa licence en février après une suspension de dix ans pour dopage. C’était pourtant la bonne année pour le Japon dans une édition où les Américains n’avaient pas un vrai 3ans de haut niveau. Le résultat le démontre : le japonais Derma Sotogake (Mind your Biscuits) est bon deuxième avec Christophe Lemaire en devançant Arabian Knight (Uncle Mo) et les deux autres américains de la génération 2020. Il n’a pu inquiéter White Abarrio, le lauréat du Florida Derby (Gr1) en 2022, arrivé en mai chez Richard Dutrow. Le succès par six longueurs dans les Whitney Stakes (Gr1) avait fait de lui le favori logique et le déroulement de course a respecté le plan élaboré par Dutrow et Irad Ortiz : marquer Arabian Knight et Saudi Crown (Always Dreaming) qui ont animé les débats à un train sélectif et attaqué en troisième épaisseur dans le dernier tournant. White Abarrio est parti au bon moment et il a fait le job en cheval sérieux, tout comme Derma Sotogake, un peu pris de vitesse dans le dernier tournant, alors que Proxy (Tapit) est venu prendre la troisième place.

Le retour de Richard Dutrow après dix ans

Richard Dutrow a connu sa meilleure époque entre 2005, quand il avait gagné la Breeders’ Cup Classic avec Saint Liam (Saint Ballado ), et 2008 quand Big Brown (Boundary) avait raté la Triple couronne dans les Belmont Stakes (Gr1). Il gagnait alors plus de 150 courses par an. Cette année, il a fait courir 42 chevaux pour 15 victoires. Le professionnel a payé pour ses fautes et il a dit : « Je ne peux pas dire que je suis revenu au top, c’est le cheval White Abarrio qui a retrouvé son envie. Quand j’aurai une écurie comme celle de Todd Pletcher et Chad Brown, alors je serais revenu au top. Pour l’instant je suis heureux d’avoir un bon cheval comme White Abarrio, puisque ce sont les bons chevaux qui font le bon entraîneur. J’espère que ce cheval m’aidera en trouver d’autres. »

Son père, Race Day, est en Corée

White Abarrio, élevé par Spendthrift Farm, est passé deux fois aux ventes. Il a été acheté 7.500 $ yearling à la vente d’hiver OBS et revendu 40.000 $ quelques mois plus tard à la breeze up de mars à Ocala. Son père, Race Day (Tapit), a officié cinq saisons à Spendthrift à de petits tarifs, avant de partir pour la Corée en 2021. La mère, Catching Diamonds (Into Mischief), a couru sans gagner et White Abarrio est son seul gagnant. Elle avait coûté 425.000 $ yearling et c’est une demi-sœur de Cool Cowboy (Kodiak Kowboy), gagnant de deux sprints de niveau Gr3 à Meydan, et de Downside Scenario (Scat Daddy), mère de Mutasaabeq (Into Mischief), lauréat des Bourbon Stakes (Gr2) et troisième dans les Hopeful Stakes (Gr1).

Catching Diamonds a un yearling par Lord Nelson (Pulpit), vendu 100.000 $ foal à Keeneland November, et une foal par Yaupon (Uncle Mo). Elle a visité Constitution (Tapit) cette année.

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