vendredi 21 juin 2024
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Cagnes aborde sereinement un nouveau meeting hivernal

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Cagnes aborde sereinement un nouveau meeting hivernal

Lundi, le coup d’envoi a été donné pour trois mois de compétitions au galop sur la Riviera. Pour cette édition 2023-2024 du meeting de Cagnes-sur-Mer, la principale nouveauté sera la modification du programme de plat effectuée conjointement avec France Galop. Thomas Roucayrol, directeur administratif de la société des courses de la Côte d’Azur, dresse un bilan des premières journées de ce meeting, et fait le point au sujet de cet évènement majeur.

Jour de Galop. – Quel bilan tirez-vous des premières réunions, notamment au niveau de la piste ?

Thomas Roucayrol. – Il y a eu de la pluie, certes, mais ce n’est pas forcément mauvais car cela a permis d’obtenir une piste très souple. Nous sommes assez contents des premiers retours que nous avons reçus vis-à-vis de celle-ci. Les professionnels en sont satisfaits, la piste a plutôt bien réagi. On annonce beaucoup de pluie pour la réunion de vendredi, ce qui va certainement rendre la piste beaucoup plus hachée, avec le passage des chevaux.

De nombreux obstacles ont été rénovés, à la fois sur les pistes de courses et sur les pistes d’entraînement. Quels ont été les retours à ce sujet ?

Nous n’avons pas eu de retours des professionnels vis-à-vis de cela, ce qui est généralement une bonne nouvelle. C’est ce que j’appellerai de l’entretien courant. Chaque année, nous refaisons des obstacles et nous les remettons à neuf, afin d’entretenir petit à petit les parcours. Les professionnels avaient été plutôt satisfaits du nouvel open-ditch irlandais l’année dernière. Cette année, un gros travail a été effectué au niveau du centre d’entraînement. Nous continuons à améliorer d’année en année les structures. Concernant l’accidentologie, nous tenons à jour un tableau permettant de savoir où sont tombés les chevaux et les jockeys, où surviennent les accidents, etc. Nous avons très peu de chevaux accidentés l’année passée, mais il y en a toujours trop. C’est pour cela que nous continuons à améliorer à chaque fois les obstacles mais aussi les appels et les réceptions de ces derniers.

Il y a eu, pour l’instant, beaucoup de partants dans les différentes épreuves. La dynamique positive du précédent meeting est-elle en train de se poursuivre ?

Nous avons eu une très bonne moyenne sur la première journée avec plus de 13 partants par course en moyenne. Cela s’est poursuivi sur la deuxième avec une moyenne d’environ 11 partants par course. L’intérêt du meeting se confirme, et c’est une bonne chose. Le nombre de partants n’a jamais vraiment été une difficulté, et cela continue de l’être.

Le meeting de plat va débuter le 15 janvier prochain. L’année dernière, la grande nouveauté était la nouvelle P.S.F. Cette année, une évolution du programme a été mise en place pour permettre un rééquilibrage du nombre de courses entre sable et gazon. Allez-vous effectuer des modifications en matière d’entretien afin que la piste en gazon ne souffre pas trop ?

Tout d’abord, il faut souligner le fait qu’il y a eu un travail énorme effectué par France Galop sur la refonte du programme de plat. Je tiens à les remercier pour le travail qui a été fait. Nous espérons que cela aura l’impact espéré. Nous avons été fortement impactés par la sécheresse et les restrictions d’eau. Nous sommes toujours en restriction d’eau sur la ville de Cagnes-sur-Mer. Nous avons été en situation de crise pendant une très longue période, ce qui a été très impactant pour l’hippodrome. Ces éléments nous ont contraints à modifier notre entretien, les équipes ont dû travailler différemment, au niveau de l’intensité de l’engrais, du semis, etc. Nous travaillons avec des graminées qui ont un enracinement important, afin qu’elles puissent résister un maximum au passage des chevaux. C’est une des premières fois que nous souffrons autant du manque d’eau. Cela avait été le cas en 2022, mais, en 2023, les restrictions ont été plus importantes et plus longues que les années précédentes. Il y aura également tout un travail sur le cordage de la piste en gazon, qui sera fait par les équipes en concertation avec les commissaires ainsi que les professionnels. C’est un des avantages du meeting, les professionnels sont sur place et nous pouvons les consulter pour pouvoir prendre les meilleures décisions.

D’une manière plus générale, comment abordez-vous ces trois mois de meeting ?

Les équipes sont bien en place. La fréquentation est bonne, car nous avons désormais un bon taux de réservation. Cela a été un peu tardif, mais nous avons un très bon taux de réservation dans les trois disciplines. Nous sommes plutôt confiants, et nous essayons d’être attentifs à tous les détails afin d’accueillir au mieux les socioprofessionnels et de faire en sorte que les courses se déroulent au mieux.

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