mercredi 19 juin 2024
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Marvel de Cerisy offre un premier Groupe à la famille Varin

Marvel de Cerisy offre un premier Groupe à la famille Varin

Olivier Varin et ses fils Yann et Sébastien ont élevé leur premier gagnant de Groupe avec Marvel de Cerisy, lauréat du Grand Prix de la Ville de Nice – Bernard Sécly (Gr3), dimanche. Une belle récompense après près de 30 ans d’efforts…

Dimanche à Cagnes-sur-Mer, Marvel de Cerisy (Masked Marvel) a également offert un premier succès au niveau Groupe à son propriétaire, l’irlandais Caolan Woods. Lundi, Olivier Varin nous a confié : « Une première victoire de Groupe, c’est un moment exceptionnel, cela nous a rendus très heureux. Marvel de Cerisy est notre meilleur élève. Son frère, Vangel de Cerisy (Vangelis), s’est classé deuxième au niveau Gr3 et a empoché 450.000 € de gains. Nous avons également eu de bons éléments en plat comme Enrisy (Enrique) ou, plus récemment, Kit de Cerisy (Luck of the Kitten). »

Une passion qui se vit désormais en famille

Ancien moniteur d’équitation et cavalier de concours complet, Olivier Varin a ensuite enseigné pendant neuf années dans une école de palefrenier-soigneur en Seine-Maritime. S’en sont ensuivi trente ans en tant qu’agent de maîtrise dans les transports en commun. En parallèle, il élève depuis les années 90. Une passion qu’il partage avec ses deux fils qui sont associés sur plusieurs juments : « J’ai toujours eu un petit élevage, d’abord avec les selle français, puis des pur-sang. J’aime beaucoup l’animal, que ce soit au niveau morphologie ou au niveau du caractère. C’est ce qui me plaît le plus dans cette activité, qui est encore plus plaisante lorsqu’elle est partagée en famille. Mon fils aîné, Yann, est très impliqué. Il a notamment investi en achetant deux poulinières pleines au mois de novembre, ainsi qu’une autre au mois de février. Comme il est plus coûteux d’avoir des poulinières en pension, j’avais réduit le nombre. Mon fils a compensé par ses achats. Nous nous sommes donc associés. Mon autre fils suit également les courses, mais il vit près de Genève et ne peut pas être très souvent présent. »

Des espoirs avec les sœurs de Marvel de Cerisy

Trois filles de Midalisy (Medaaly), la mère de Marvel de Cerisy, désormais réformée, ont été rachetées par la famille Varin, afin de poursuivre la belle aventure : « Déesse de Cerisy (Walzertakt) est actuellement pleine de Nirvana du Berlais (Martaline). Gazelle de Cerisy (Bathyrhon) de Beaumec de Houelle (Martaline), et Montalie de Cerisy (Montmartre) de Bathyrhon (Monsun). Mon fils est parvenu à récupérer cette dernière en République tchèque. Les trois vont pouliner pour la première fois cette année, et nous leur avons mis de bons étalons. Nous avons bien fait puisque maintenant que Marvel de Cerisy a gagné un Groupe, cela va être intéressant ! Le croisement de Marvel de Cerisy remonte un peu. J’étais attiré par le courant de sang de Montjeu (Sadler’s Wells). Selon moi, cela correspondait bien avec la mère, Midalisy, qui est alezane. De plus, le courant de sang se mariait bien, donc je me suis laissé tenter. Masked Marvel était encore un jeune étalon, il me semble d’ailleurs qu’il s’agissait de sa première production. J’avais une part de Vangelis, qui n’a pas connu de réussite, mais Vangel de Cerisy s’est tout de même révélé bon. Midalisy a également eu d’autres bons produits, même si certains n’ont malheureusement pas pu durer. »

Un élevage commercial… qui veut essayer de garder sa production en France

« En 2023, nous avons quasiment tout vendu à l’amiable à destination de l’Irlande. Comme chacun le sait, les Anglais et les Irlandais sont très intéressés par les chevaux élevés dans notre pays. Je souhaiterais cependant changer un peu de stratégie car je préfère voir nos produits courir en France et pouvoir bénéficier des primes. C’est également plus simple pour aller voir les courses, il n’est pas évident de se rendre en Angleterre ou en Irlande, cela demande du temps et c’est assez coûteux. Nous allons désormais essayer de vendre davantage à des Français. Concernant le choix des étalons, il est évidemment fait en concertation avec mes enfants, en particulier Yann. Nous choisissons des étalons pas forcément très commerciaux. Or il faut utiliser des sires commerciaux pour parvenir à vendre. Ces derniers coûtent assez cher, moins en obstacle cependant. Nous essayons à présent d’utiliser des étalons plus en vue comme Masked Marvel, Nirvana du Berlais, etc. »

La volonté de garder un nombre de poulinières stable

 « J’ai acheté un haras en 2006, que j’ai revendu il y a deux ans. J’ai toujours eu une activité à côté, que je cumulais avec l’élevage. J’ai pris ma retraite il y a deux ans, puisque j’ai 64 ans, et j’ai donc décidé de revendre le haras. Je suis désormais éleveur sans sol, nos juments sont en pension au haras de la Raignière, à Saint-Julien-le-Faucon, dans le Calvados. J’habite à 60 km du haras, donc je vais régulièrement voir les chevaux. À l’époque du haras, je suis monté jusqu’à une dizaine de juments, avec une moyenne d’environ huit poulinières par an. C’est la quantité que nous ne voulons pas dépasser aujourd’hui, tout en augmentant la qualité de celles-ci. Nous en avons actuellement neuf. Nous avons tenté d’en vendre une à Deauville, mais les enchères ne sont pas montées aussi haut qu’attendu. Nous avons huit juments pour l’obstacle, ainsi qu’une destinée au plat, qui nous a déjà donné Brave Shiina (Bated Breath), qui a été black type en plat et dont j’ai toujours la mère, qui est pleine de City Light (Siyouni). Il est bien plus difficile de réussir en plat, discipline où il faut avoir les moyens d’aller à de très bons étalons, ou bien avoir de la chance. »

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