samedi 2 mars 2024
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Restauration à Longchamp : et maintenant ?

Restauration à Longchamp : et maintenant ?

Par Mayeul Caire

mc@jourdegalop.com

La condamnation en première instance du groupe Paris Society dans le cadre de l’appel d’offres de la restauration de Longchamp a largement été relayée dans la presse généraliste. Mais, pour l’instant, elle ne change pas la donne sur l’hippodrome parisien car l’entreprise de restauration a l’intention d’interjeter un appel, qui sera suspensif. Il peut donc encore se passer plusieurs mois avant que la cour d’appel (et pourquoi pas la Cour de cassation ensuite…) ne confirme ou n’infirme le jugement. Certains ont pu se demander quelle attitude choisira la société mère. Ils se demandent si France Galop, comme dans le cas de professionnels des courses (Boudot, Bruneau de La Salle, Claudic… liste non limitative), décidera de suspendre très rapidement (sans attendre le jugement définitif) le contrat qui la lie à Paris Society. Nous pensons que ce ne sera pas le cas car, contrairement aux cas précités, il ne s’agit pas d’un agrément mais d’un contrat commercial. Cela peut sembler injuste mais, juridiquement, un contrat et un agrément ne sont pas de même nature. En réalité, le seul point commun entre l’affaire actuelle et celles que nous avons citées plus haut, c’est l’atteinte à l’image des courses. C’est au nom de l’image des courses que des acteurs des courses non encore condamnés ont été suspendus… Là, clairement, le qu’en-dira-t-on de l’affaire Paris Society est négatif dans les médias. Pour France Galop, il y aurait donc une forme de logique à faire preuve de la même « prudence » que dans les dossiers liés à des professionnels des courses, en prenant ses distances avec les intéressés. Mais, encore une fois, la nature différente de l’accord qui la lie au groupe Paris Society n’autorise pas France Galop – sur un plan juridique – à suspendre le contrat de restauration de Longchamp (alors qu’elle le peut dans le cadre de licences professionnelles où elle a tout pouvoir – ce qui pourrait largement être débattu, comme nous l’avons souvent fait dans ces colonnes). Donc, selon toute vraisemblance, c’est seulement lorsqu’elle connaîtra le jugement définitif que la société mère tranchera dans le dossier. Si la compagnie de restauration est condamnée, cela rendra sans doute caduc son contrat à Longchamp. Dans l’attente, elle le conservera.

De manière amusante, en l’espèce, France Galop (et l’Institution des courses en général) est désormais installée juste à côté du tribunal de Paris. Et Thémis – qui a donné son nom à l’immeuble des courses – est la déesse de la Justice chez les Grecs. Puisse Thémis inspirer tout jugement rendu dans notre univers !

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