vendredi 23 février 2024
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Cluny continue de s’améliorer malgré les difficultés

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Cluny continue de s’améliorer malgré les difficultés

Avec six réunions par an, l’hippodrome de Cluny tient une place importante dans le paysage hippique du Centre-Est. Un site qui n’a cessé de s’améliorer ces dernières années pour satisfaire professionnels et public. Maurice Huet, son président, fait le point.

Comme bien d’autres hippodromes P.M.H., celui de Cluny a été touché par la suppression de courses opérée l’année passée. Ainsi, trois courses d’obstacle ont été retirées de son calendrier : « Cela a été un vrai coup de massue pour nous, au regard des efforts que nous avons consentis ces dernières années. En effet, tous les obstacles ont été refaits, cela avait déjà débuté avant mon arrivée. Ceux-ci sont désormais totalement sécurisés. De plus, il nous est demandé d’adapter notre programme au changement climatique, ce que nous nous sommes appliqués à faire puisqu’une réunion qui se tenait à la mi-août avait été supprimée il y a quelque temps. Nous n’aurons plus de courses d’obstacle en juillet ainsi qu’en septembre. Nous débuterons notre saison plus tôt qu’auparavant, dès le mois d’avril, en avançant une réunion. C’était une demande des professionnels. »

L’évolution se poursuit

« En parallèle, nous avons modernisé notre système d’arrosage et avons lancé la création d’une réserve d’eau, dans le but d’être moins tributaires des arrêtés préfectoraux. Nous sommes plus structurés pour répondre aux demandes des professionnels, afin de leur offrir les meilleures conditions possible. Notre hippodrome s’est beaucoup amélioré lors de ces cinq dernières années, et nous avons été suivis par le Fonds commun des courses sur ces investissements. Nous sommes également en partenariat avec la ville de Cluny qui est propriétaire du site depuis 2015. Nous avons une convention de mise à disposition du site pour les courses. La ville a compris que les courses sont des événements populaires, attirant beaucoup de monde, et qu’il est important de les préserver. »

Des efforts qui portent leurs fruits

« Pour faire fonctionner l’hippodrome, il faut satisfaire ce que j’appelle les 3P, c’est-à-dire les professionnels, les propriétaires et le public. Pour ces derniers, il faut du spectacle. Un spectacle que l’on peut notamment leur donner en faisant des réunions mixtes, comprenant trot et galop. Cependant, il faut chercher aujourd’hui à spécialiser les réunions, car on manque de jockeys, de personnel, etc. C’est pourquoi, depuis deux ans maintenant, nous nous restreignons à deux disciplines par réunion, et nous n’organisons plus de réunions avec du trot, du plat et de l’obstacle. Encore une fois, nous essayons d’aller dans le sens voulu par les professionnels. Il faut que tout cela se mette en place doucement, il faut également que l’on nous fasse confiance. Le problème des petits hippodromes comme le nôtre est que nous n’avons pas d’événement phare pour nous assurer la recette annuelle. Sur les réunions P.M.H., celle-ci n’est pas mirobolante. Malgré tout, nous sommes sur la pente ascendante, puisque nous améliorons nos chiffres ces dernières années, tant au niveau du public qu’au niveau des enjeux. En revanche, nous sommes moins bons en termes de nombre de partants, qui plus est en obstacle. D’ailleurs, au vu des résultats obtenus par les chevaux de race AQPS en obstacle, je me demande pourquoi des courses leur sont encore réservées sur les hippodromes P.M.H. Il faudrait, à mon avis, ouvrir les conditions de course afin d’avoir davantage de partants. »

Selon Maurice Huet, il y aurait aussi trop de journées de course organisées sur la même période : « J’ai également constaté lors de la préparation du programme 2024 qu’il y a un encombrement des réunions sur la période mai/juin. Nous voulions avancer une réunion qui se déroule en juillet, où il fait souvent très chaud, en juin, et cela n’a pas été possible car il n’y avait pas la place. »

De beaux parcours d’obstacle

« Comme dit précédemment, nous sommes un hippodrome mixte, doté d’une piste en herbe dédiée uniquement au trot et d’une piste de 1.600m pour le plat. Mais Cluny est un « vrai  » hippodrome d’obstacle, avec différents parcours, steeple et cross. Je pense que nous avons un cross à la fois très sélectif mais qui n’est pas dangereux. »

« Au vu des résultats obtenus par les chevaux de race AQPS en obstacle, je me demande pourquoi des courses leur sont encore réservées sur les hippodromes P.M.H. Il faudrait, à mon avis, ouvrir les conditions de course afin d’avoir davantage de partants. »

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