dimanche 23 juin 2024
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Booster du Berlais (K), un très bon cheval en fabrication

Fontainebleau, mardi

Prix du Lancer (Haies)

Booster du Berlais (K), un très bon cheval en fabrication

Grand cheval, taillé pour exprimer pleinement son potentiel avec l’âge, Booster du Berlais (K) (Martaline) venait d’ouvrir son palmarès sur le steeple d’Angoulême. De retour sur les haies, à l’occasion du Prix du Lancer, le représentant de l’écurie Hugo et Pierre Pilarski, du haras du Berlais et de Palmyr Racing a décroché sa deuxième victoire de rang. Dans le parcours, Booster du Berlais a évolué entre la quatrième et la sixième place. À l’entrée de la ligne droite, il s’est rapproché librement sur la ligne de tête en compagnie d’Avenue du Mesnil (K) (Champs Élysées), en dehors. Sur le plat, Booster du Berlais a déposé l’opposition, s’imposant de six longueurs devant Avenue du Mesnil, longuement attentiste dans la seconde moitié du peloton et venue vite dans le tournant final avant de bien prolonger son effort. Le grand Ino d’Airy (It’s Gino) a commis une faute à l’avant-dernière haie mais il a bien conclu, à la troisième place.

Tout l’avenir devant lui

Booster du Berlais est un très bon cheval, bien né, qui devrait s’affirmer avec le temps pour devenir un cheval de Groupe. Nous lui attribuons donc une (K) JDG Jumping Star (K). Son co-entraîneur, Guillaume Macaire, a expliqué au micro d’Equidia : « J’avais dit à son partenaire d’être patient et de bien le garder devant lui car c’est un grand cheval avec beaucoup d’action. Les haies lui arrivent dans les genoux et il pourrait se négliger. À terme, les haies ne seront sûrement pas son sport. Il faut qu’il se reconstruise car il n’a aucune expérience. Même si c’est un cheval de 4.400m, de 5.000m, il faut qu’il apprenne tout cela. Il faut qu’il se construise une mémoire du corps. Aujourd’hui, c’était une “pige”. Je crois qu’il a droit à une autre course de 5ans n’ayant pas pris 20.000 € en course de haies, à Pau [le Prix Fernand Roy, 31/12, ndlr]. Je pense qu’il courra cette épreuve avant qu’on le laisse tranquille. Il sera temps ensuite de songer à Auteuil et au steeple. Nous sommes allés à Angoulême par défaut, mais ce n’est pas si mal, la preuve ! J’en fais un bon cheval, mais il lui faut six mois pour être à maturité. Il faut courir les courses qui tombent bien dans le programme, sans lui faire prendre dur. Pau lui conviendra un peu moins comme profil, mais ça lui permettra de courir. Il ira dans tous les terrains sans problème. Les produits de Martaline ne sont pas forcément des adeptes du lourd. Ce sont plutôt des chevaux de bon terrain. S’il y avait eu un tour de plus à faire, ça ne l’aurait pas dérangé. À 4ans, il avait bien couru à Auteuil. Il n’était pas trop venu encore, puis nous avons été stoppés par un petit souci mécanique qui nous a obligés à baisser pavillon. Nous avons été patients, le cheval est revenu “impeccable” et maintenant, il est tout neuf. Aujourd’hui, c’est un avantage d’avoir un cheval neuf à 5ans car beaucoup ont déjà leur carrière derrière eux. Il faut qu’il passe au travers des écueils, sachant que les produits de Martaline ne sont pas toujours solides. Mais nous l’avons laissé se solidifier. Un cheval grandit jusqu’à 5ans ou 6ans et un grand comme lui a besoin de plus de temps qu’un petit. Je rêve un peu et j’ose espérer que l’on va s’amuser avec ce cheval-là. Il faut être encore un peu patients, nous allons l’éduquer. Il aura encore des courses fermées l’année prochaine et il n’est pas obligé de ne courir qu’à Auteuil. Il s’adaptera. On peut le ramener à Fontainebleau, on peut faire plein de choses avec lui en matière de programme. C’est un bon cheval qui a l’avenir devant lui. Au départ, il était affreux et Jean-Marc Lucas m’avait dit qu’il n’osait pas le montrer à quelqu’un. Il a eu une grosse demande osseuse, d’où ses petits soucis, et il a fallu du temps pour que les choses se mettent en place. Son séjour au Berlais a été comme un bain de jouvence. » Jockey du lauréat, Kilian Dubourg a ajouté : « C’est un gros cheval et il fallait un peu de temps pour qu’il se lance. Aujourd’hui, avec ces terrains-là, nous ne sommes pas au poteau à l’avant-dernière haie ! Bien qu’il n’ait pas beaucoup couru, il a pris de l’expérience le matin et nous avons l’impression qu’il a fait cela toute sa vie. Il avait encore une vitesse à passer. Je pouvais lutter contre un finisseur éventuel. »

Le propre frère d’une placée du Renaud du Vivier

Élevé par le haras du Berlais, Booster du Berlais est un fils de Martaline (Linamix) et de Bonita du Berlais (King’s Theatre), gagnante des Prix de Chambly (Listed à l’époque) et Georges Pelat et deuxième du Prix Bournosienne (Gr3 à l’époque). C’est le propre frère de Byzance du Berlais, lauréate du Prix Robert Weill (L), onze fois placée de Groupe et troisième, notamment, du Prix Renaud du Vivier (Gr1), et de Baronne du Berlais, troisième du Prix Wild Monarch (L). Il est aussi le frère de Boréale du Berlais (Presenting), deuxième des Prix d’Iéna et Sagan (Ls) avant de produire Bo Zénith (Zarak), deuxième de Gr1 sur les claies à Aintree. Après Booster du Berlais, Bonita du Berlais a eu Bahamas du Berlais (Shantou), une 3ans, et Brigand du Berlais (Nathaniel), un foal. La deuxième mère, Chica du Berlais (Cadoudal), a conclu cinquième lors de son unique sortie à 3ans dans le Prix Finot (L). Elle a produit Nikita du Berlais (Poliglote), triple lauréate de Groupe à Auteuil et deuxième de la Grande Course de Haies d’Auteuil (Gr1), avant de donner la gagnante de Groupe Angela du Berlais (Great Pretender), et celle de Listed Matilda du Berlais (K) (Martaline), le champion Bonito du Berlais (K) (Trempolino), gagnant du Prix Cambacérès et deuxième du Prix Ferdinand Dufaure (Grs1), Carlita du Berlais (K) (Soldier of Fortune), meilleure pouliche de 3ans au printemps 2015 et dont la carrière a été interrompue prématurément, et Morito du Berlais (Turgeon), troisième de Listed sur les claies de Cheltenham. Plus loin dans la famille, on retrouve les noms de Karoo du Berlais (Indian River) et Enzo du Berlais (Mansonnien), deux très bons éléments, mais surtout de Chimère du Berlais (Martaline), lauréate du Cambacérès (Gr1), et de Shinco du Berlais (Indian River), vainqueur du Prix La Barka (Gr2) et quatrième de la Grande Course de Haies d’Auteuil (Gr1).

Mendez

Linamix

Lunadix

Martaline

Sadler’s Wells

Coraline

Bahamian

BOOSTER DU BERLAIS (K) (H5)

Sadler’s Wells

King’s Theatre

Regal Beauty

Bonita du Berlais

Cadoudal

Chica du Berlais

Chica Bonita

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