mercredi 24 juillet 2024
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Vous avez dit “difficulté” ?

L’humeur du jour

Vous avez dit “difficulté” ?

« Les mots ont un sens. Pourtant, les commentateurs de nos courses d’obstacle semblent l’avoir oublié. Il n’est pas un commentaire de course qui ne soit aujourd’hui truffé d’erreurs en utilisant le mot “difficulté” pour désigner un obstacle, qu’il s’agisse indistinctement d’une course de haies ou d’un steeple-chase. Le commentaire “pour aller sauter la première difficulté” accompagne désormais quotidiennement tout peloton s’élançant pour sauter la première haie d’un parcours. Or, les parcours de haies, constitués d’obstacles uniformes, ne comportent pas de difficultés particulières. Quant aux parcours de steeple-chase, aux obstacles variés (brook, open-ditch, rivière, etc.), les difficultés y sont – heureusement — limitées en nombre. Appelez donc les obstacles par leur nom, et lorsqu’un obstacle représente une difficulté réelle (ex : rail ditch and fence d’Auteuil), alors alertez le public !

Deux raisons pour cet effort de précision demandé à nos commentateurs :

1. Le mot “difficulté” porte en lui une connotation négative : complication, problème, obstacle à vaincre ou à surmonter. À un moment où nous cherchons à mettre en exergue le bien-être animal, l’utilisation abusive du mot “difficulté” est contre-productive pour la filière du galop. Aliette Forien qui œuvre pour le bien-être animal au sein de la Fédération des propriétaires du Galop est particulièrement sensible sur ce point.

2. Si les commentateurs ont pour rôle de stimuler les enjeux avant la course, ils doivent aussi endosser celui de pédagogue en transmettant aux parieurs et spectateurs la culture du cheval et des courses, pour en faire in fine des supporters de notre filière. La connaissance des obstacles d’un parcours en fait partie.

Alors, France Galop doit veiller à ne pas laisser dégrader ainsi l’image des courses à travers des commentaires inappropriés et renforcer son niveau d’exigence. Oui, l’obstacle mérite mieux, il en va de sa défense. »

Par Jean de Cheffontaines, président de la Fédération des propriétaires du Galop

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