mercredi 24 juillet 2024
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Luxembourg, le miracle de Saint Ryan

THE CURRAGH (IE), DIMANCHE

TATTERSALLS GOLD CUP (Gr1)

Luxembourg, le miracle de Saint Ryan

La résurrection de Luxembourg (Camelot), une magnifique monte tactique de Ryan Moore, une belle empoignade avec Bay Bridge (New Bay). Il ne manquait que Vadeni (K) (Churchill) pour faire de la Tattersalls Gold Cup (Gr1) une course exceptionnelle. Le français a terminé cinquième, à plus de neuf longueurs, et il a fourni une performance très décevante. Son entraîneur, Jean-Claude Rouget, nous a confié une demi-heure après la course : « Je suis en réflexion… Le voyage s’est bien passé, Vadeni était en très bel état avant la course et il n’avait pas d’action pour finir. Il n’y a pas d’excuses, le terrain était rapide comme à Sandown, la course a eu un déroulement très tactique. J’aurais accepté une troisième place avec une bonne fin de course. Il va rentrer et on fera tous les examens pour mieux comprendre. »

Une tactique parfaite

Luxembourg avait très mal couru lors de sa rentrée dans les Mooresbridge Stakes (Gr2). C’était en terrain très souple mais ça ne suffit pas à expliquer la transformation du cheval. Outre le terrai, il y a eu un changement de jockey et on connaît le talent de Ryan Moore qui a bien illustré la différence entre les meilleurs pilotes et les bons professionnels. Il a assuré le train, sans exagérer, avec Piz Badile (Ulysses) à sa hanche mais surtout Bay Bridge derrière lui. Il a gardé au chaud son rival, qui s’est un peu battu avec Richard Kingscote, avant de demander à Luxembourg une longue accélération. Le poulain a répondu présent et, quand Bay Bridge a trouvé l’ouverture, s’est montré lutteur. Une demi-longueur a séparé les deux alors que Piz Badile a gardé la troisième place à six longueurs.

Le 400e Gr1 de Aidan O’Brien

Aidan O’Brien a remporté pour la dixième fois la Tattersalls Gold Cup tout en signant son 400e Gr1 (en comptabilisant aussi les 22 succès au top niveau en obstacle) et il a rendu hommage à son jockey : « Il a réalisé un vrai chef-d’œuvre, il est confiant, en pleine maturité, passionné et très fort. Il a tout ce qu’il faut et c’est un plaisir de travailler avec lui. Luxembourg est au top sur cette distance et il a apprécié le changement de tactique. L’an dernier il avait gagné les Irish Champion malgré une préparation très difficile et dans le Prix de l’Arc de Triomphe il avait été gêné par le terrain. Ce n’est pas un client facile pour l’équipe, il est dur mais il possède beaucoup de classe. » Luxembourg a toutes les options ouvertes : sa cote a baissé à 3/1 dans les Prince of Wales’ (Gr1), à 4/1 dans les Eclipse (Gr1) et à 12/1 dans le Prix de l’Arc de Triomphe.

Camelot et une souche Wildenstein

Luxembourg, élevé par Ben Sangster, est arrivé chez Coolmore pour 150.000 Gns (185.000 €) et il appartient à la cinquième génération de Camelot (Montjeu), qui avait raté de très peu une triple couronne historique. La mère, Attire (Danehill Dancer), n’a pas gagné en huit sorties et a terminé sa carrière avec un rating de 63. Elle a changé de catégorie comme poulinière en produisant avant Luxembourg le lauréat de Gr2 Leo de Fury (Australia) et la double placée de Gr3 Sense of Style (Zoffany). Après Luxembourg elle est restée fidèle à Camelot en produisant le 3ans Hiawatha, acheté 1,2 million d’euros chez Goffs par Coolmore, et placé de Gr3 à 2ans, une pouliche de 2ans nommée Vanilla et une yearling. La deuxième mère, Asnières (Spend a Buck), a gagné une course à Hyères pour la casaque d’André Fabre et a produit les gagnants de Groupe Forgotten Voice (Danehill Dancer) et Australie (Sadler’s Wells). C’est une demi-sœur d’Arcangues (Sagace), qui avait remporté la Breeders’ Cup Classic  (Gr1). Il s’agit d’une grande souche Wildenstein. Une autre demi-sœur, Agathe (Manila), placée de la Poule et du Prix de Diane, a donné la championne aux trois Grs1 (Diane, Vermeille et Ganay) Aquarelliste (Danehill).

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