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LONGINES ET LES COURSES HIPPIQUES, UN ADN COMMUN

La marque horlogère suisse Longines est associée aux plus grandes courses internationales, mais aussi plus récemment, à la Fegentri. Juan-Carlos Capelli, vice-Président et Directeur marketing international de Longines, explique pourquoi le monde équestre en général est si lié au célèbre horloger.

 

JDG. – Pourquoi avez-vous choisi de placer le cheval au cœur de votre communication ?

Juan-Carlos Capelli. – Il existe une longue tradition entre Longines et le monde équin dans sa globalité. Nous sommes implantés à Saint-Imier, un petit village du Jura suisse, et depuis les fenêtres de mon bureau, je vois des Franches-Montagnes dans les herbages… Notre activité historique est le chronométrage. Sur le fond de notre premier chronographe, qui date de 1878, on trouve un jockey et sa monture.


DERNIERS GALOPS AVANT LE CHOC DU "GANAY"


Les champions Trêve (Motivator) et Cirrus des Aigles (Even Top) ont effectué un travail ce mardi matin à Chantilly, en vue du Prix Ganay (Gr1), disputé ce dimanche 27 avril. Trêve vs Cirrus des Aigles : ce choc des titans s’annonce passionnant. Leurs entraîneurs, Christiane Head-Maarek et Corine Barande-Barbe, nous ont donné de leurs nouvelles et livré leurs impressions avant cette rencontre.

Christiane Head-Maarek : « Trêve est très bien, mais je me méfie de tous les concurrents »

Tous les yeux sont tournés vers Trêve avant ce Prix Ganay. La championne n’a pas été revue depuis sa victoire dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1), mais chacun de ses entraînements, ces dernières semaines, a été scruté avec attention. « Trêve a fait un travail sur 1.600m ce mardi matin, avec un leader. Elle était très bien, comme à son habitude », nous a déclaré Christiane Head-Maarek.


GAILO CHOP POURSUIT SON RÊVE AMÉRICAIN


Longchamp, Lundi – Prix Noailles (Gr3). Deux semaines après son succès dans le Prix La Force (Gr3), Gailo Chop (Deportivo) a ajouté un autre Groupe à son palmarès, en s’imposant dans le Prix Noailles (Gr3). Le lot pouvait être considéré comme moins relevé que celui du 6 avril, mais le poulain se présentait de façon rapprochée, avec, de surcroît, les déplacements de Mont-de-Marsan à Paris. C’est d’ailleurs cela qui inquiétait le plus son entraîneur, Antoine de Watrigant, comme il nous l’a expliqué : « En fait, le cheval a couru trois fois en cinq semaines, avec les longs déplacements que cela implique. Il gagne parce qu’il est au-dessus des autres, mais ce n’est pas une chose à refaire ! En même temps, nous n’avions pas beaucoup d’autres choix, parce que, en France, la prochaine course qu’il aurait pu disputer aurait été le Prix Guillaume d’Ornano, cet été, à Deauville. »


TZAR’S DANCER, LA VICTOIRE DE L’ÉMOTION


AUTEUIL, DIMANCHE. PRIX DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE (GR3)

« C’est le summum après le gros choc que nous avons eu cette semaine… Là, c’est l’explosion ! » Étienne Leenders est ému aux larmes après la victoire de son protégé, Tzar’s Dancer (Tzar Rodney), dans le Prix du Président de la République (Gr3). Il y a quatre jours, l’entraîneur de Jarzé a perdu la championne des AQPS en plat, Urbaine (Voix du Nord), dans le Prix du Vivarais, à Auteuil. Une grande tristesse pour tout son entourage. Ce dimanche, cette grande peine a laissé place à une joie immense avec le succès de Tzar’s Dancer, qui défend les couleurs historiques de Marie-Cécile de Saint-Seine. Étienne Leenders peut savourer cette victoire, car, au vu de la démonstration qu'il a effectuée, Tzar’s Dancer n’est pas un simple cheval de gros handicaps, comme nombre de vainqueurs du "Président" l’ont été.


À QUOI POURRAIT RESSEMBLER LE GRAND STEEPLE 2014 ?


AUTEUIL, GRAND STEEPLE-CHASE DE PARIS. Dimanche 20 avril-dimanche 18 mai. Nous sommes exactement à quatre semaines du Grand Steeple-Chase de Paris qui aura lieu pour la première fois sur 6.000m cette année. Trois des quatre préparatoires officielles à l’épreuve reine ont déjà été courues [Prix Robert de Clermont-Tonnerre, Troytown et Murat, ndlr] et il en reste une, le Prix Ingré (Gr3, 26/04). Trois si l’on y ajoute les Prix du Président de la République (Gr3) et William Head (L), qui peuvent être considérés comme les voies bis pour arriver sur la grande course. Mais l’on a déjà une idée des partants possibles pour le "Grand Steeple". Jour de Galop vous propose donc sa liste de partants pour le Gr1 du 18 mai...


UN NOUVEAU RECORD POUR UNE BREEZE UP EUROPÉENNE


1.150.000 Gns. Le prix atteint pour un fils de War Front, présenté par Mocklershill, jeudi, lors de la Craven Breeze up de Tattersalls, constitue un record international pour une vente de 2ans montés cette année. Une petite révolution, si l’on considère que ce genre de vente est bien plus populaire aux États-Unis, où il n’est pas rare que les prix dépassent le million de dollars. Il s’agit même d’un record européen absolu pour une telle vente.

Le fait que ce record tombe en Grande-Bretagne n’est pas une surprise. Les Anglais ont été les premiers à proposer de telles ventes en Europe et, logiquement, les consignors anglais ou irlandais ont acquis un savoir-faire incontesté en matière de préparation des 2ans. Willie Browne, l’homme qui est à la tête de Mocklershill et présente aussi un lot de poulains chez Arqana le mois prochain, est régulièrement en tête du palmarès des vendeurs. Une fois de plus, c’est avec un fils d’un étalon américain qu’il réalise le top price.


SPIRITJIM, LA TÊTE VERS LE PRIX D’HÉDOUVILLE


LONGCHAMP, JEUDI. PRIX LORD SEYMOUR (L). Il y a presque un an jour pour jour, Spiritjim (Galileo) découvrait la compétition et foulait victorieusement la piste de Longchamp en remportant le Prix Juigné (F). Ce jeudi, le poulain entraîné par Pascal Bary s’est imposé pour sa rentrée dans le Prix Lord Seymour (L). Piloté au millimètre par Christophe Soumillon, Spirtijim a patienté, et son jockey a réussi à lui faire passer une tête décisive au passage du poteau pour s’imposer devant Au Revoir (Singspiel), courageux. Le troisième, Donn Halling (Halling) a terminé deux longueurs plus loin.


L’ITALIE EXCLUE DE L’EUROPEAN PATTERN DÈS 2015, SAUF SI…


Réunion de l’European Pattern Committee - Lundi à Newmarket. L’European Pattern Committee (E.P.C.) s’est réuni lundi 15 avril à Newmarket, afin de discuter de plusieurs thématiques. L’une d’entre elles concernait la situation du paiement des allocations en Italie. Pour rappel, toutes les allocations de 2012 et de 2013 qui n’avaient pas encore été payées devaient être versées au plus tard le 31 mars 2014. Or, si la majorité des allocations de 2013 ont été versées à cette date, ce n’est pas le cas de celles de 2012. Le ministre de l’Agriculture italien avait signé le vendredi 28 mars au soir le mandat autorisant le paiement des allocations gagnées lors des trois derniers mois de 2012… Le temps que l’argent arrive sur les comptes en banque, il était trop tard.

L’E.P.C. a donc annoncé que, bien que des efforts aient été effectués pour verser de très importantes sommes, les conditions imposées à l’Italie pour conserver sa place au sein de l’European Pattern n’avaient pas été respectées à la date limite du 31 mars.


GOLDY ESPONY REPOUSSE ENCORE SES LIMITES


SAINT-CLOUD, MARDI. PRIX PÉNÉLOPE (Gr3). Goldy Espony (Vespone) est de ces chevaux qui haussent leur niveau de jeu au fur et à mesure que la difficulté de leur mission augmente. Quand elle a gagné le Prix Rose de Mai (L) à Saint-Cloud, on pouvait penser que sa forme avancée, après le meeting de Cagnes-sur-Mer, avait fait la différence. Yvette Chabot, l’épouse d’Henri-Alex Pantall qui en est à la fois l’éleveur, le propriétaire et l’entraîneur, ne dit pas le contraire : « Nous pensions qu’en remportant cette Listed, elle avait atteint son summum… Mais là, elle est allée encore plus haut. Et d’ailleurs, elle était plus belle, plus fleurie, que lors du "Rose de Mai". » À l’arrivée du précité, les commissaires avaient ouvert une enquête, car la pouliche avait un peu flotté pour finir. Cette fois, il n’y a pas eu pareil suspense, et Goldy Espony, qui a galopé en deuxième position, a toujours contenu l’attaque de Hug and a Kiss (Thewayyouare), qui l’a suivie dans son effort.


KINGMAN - ECTOT : LE FACE À FACE VIRTUEL


Lauréats respectivement des Greenham Stakes (Gr3), samedi à Newbury, du Prix de Fontainebleau (Gr3), dimanche à Longchamp, Kingman (Invincible Spirit) et Ectot (Hurricane Run) occupent la place de favoris des prochaines "Guinées" anglaises et françaises. Même s’ils ne se rencontreront donc pas lors de leur prochaine sortie, il est tentant de comparer les deux meilleurs milers de 3ans à l’heure actuelle…


LE DOUTE N’EST PLUS PERMIS


LONGCHAMP, DIMANCHE. Préparatoires aux prochaines Poules d’Essai (Grs1 - 11 mai), les Prix de la Grotte et de Fontainebleau (Grs3) ont offert deux scenarii de courses bien différents. Un déboulé sur quatre cents mètres chez les pouliches, contre une course d’"hommes" pour les mâles, durant laquelle le leader, Serans (Le Havre), a parfaitement joué son rôle.

Dans le "Fontainebleau", Ectot (Hurricane Run) a tenu en respect Karakontie (Bernstein) jusqu’au bout. Ces deux-là ont montré qu’il y avait un monde entre eux et les autres. Déjà au sommet de la hiérarchie des 2ans français en 2013, ils ont assis un peu plus leur suprématie, prouvant qu’ils étaient toujours au-dessus du lot. Il est logique d’attendre qu’ils confirment le 11 mai sur le même parcours, dans la Poule d’Essai des Poulains.


KINGMAN, UN FUTUR ACTEUR PRINCIPAL DES CLASSIQUES


NEWBURY (GB), SAMEDI. GREENHAM STAKES (GR3). C’est la sensation de cette réunion à Newbury. À quelques jours du Craven Meeting de Newmarket, Kingman (Invincible Spirit) a marqué les esprits dans les Greenham Stakes (Gr3), préparatoire officielle aux 2.000 Guinées (Gr1). Le pensionnaire de John Gosden a gagné de ce que son jockey a voulu. Installé dans le sillage de Supplicant (Kyllachy), il a toujours été couvert. Décalé en dehors, il a accéléré sur la main de son pilote James Doyle et n’a pas eu besoin de recevoir un seul coup de cravache pour l’emporter par plus de quatre longueurs. Il aurait d’ailleurs pu prolonger son effort bien plus longtemps. Kingman a devancé un bon lot. On peut prendre pour témoin son dauphin, Night of Thunder (Dubawi), lequel n’avait jamais connu la défaite auparavant. Invaincu en trois sorties désormais, Kingman a signé une rentrée brillante. Tellement brillante que la plupart des bookmakers l’ont installé grand favori des 2.000 Guinées (Gr1). Et c’est justifié, car on a le sentiment d’avoir vu en Kingman l’un des principaux acteurs des classiques à venir sur le mile, voire sur plus long. « Il a parfaitement passé son trial, a avoué John Gosden. Je suis vraiment heureux de la façon dont il s’est imposé. Il a sans aucun doute la vitesse de croisière la plus élevée de tous les chevaux que j’ai entraînés… » Engagé dans la Poule d’Essai des Poulains (Gr1) et le Prix du Jockey Club (Gr1), il y aurait une possibilité qu’il vienne à Longchamp. Néanmoins, il faudrait pour cela que le terrain soit trop rapide à Newmarket. « Il ne serait pas sage de courir sur une piste trop rapide, puisqu’il avait dû se faire opérer pour retirer un bout d’os. J’espère donc que le terrain sera bon à Newmarket, sinon, il y a d’autres options si la piste est trop rapide. » Longchamp fait donc partie des options, même si Kingman possède un modèle imposant et semble très à l’aise en ligne droite.


GÉNÉRATION GALOP FÊTE SON PREMIER ANNIVERSAIRE


L’association "Génération Galop" est arrivée comme un ovni dans le paysage politique du galop français en avril 2013. Dans sa forme et dans ses ambitions, elle n’est pas sans rappeler le Groupement de recherche et d’étude sur les courses (Greco) : une boîte à idées (on dit aujourd’hui un think tank) qui veut préparer l’avenir en observant, en consultant, en analysant puis en faisant des propositions, sans ambition électorale affichée à ce jour.

Conjoncturellement, rappelons que l’envie de créer Génération Galop est née, en grande partie, quand un certain nombre de grands acteurs ont choisi de claquer la porte du Syndicat des éleveurs. Mais il ne faut pas pour autant la réduire ni à une association réservée aux seuls éleveurs, ni à l’association des "gros", ni à une association "normande", car les propositions de Génération Galop concernent toute la filière, tous les métiers et toutes les régions.


QUATRE TÉNORS EN PISTE DIMANCHE


LONGCHAMP, DIMANCHE. Le prochain dimanche de Longchamp est important. Dominée par les Prix de la Grotte et de Fontainebleau (Grs3), cette journée est la dernière répétition pour les 3ans avant les Poules d’Essai (Grs1) du dimanche 11 mai. Chacun des Grs3 de dimanche a réuni deux ténors qui se sont déjà affrontés à 2ans et qui vont effectuer leur réapparition à 3ans. Dans le "Fontainebleau", le match oppose Karakontie (Bernstein - Prix Jean-Luc Lagardère) à Ectot (Hurricane Run - Critérium International). Dans la "Grotte", Indonésienne (Muhtathir) défie de nouveau sa dauphine du "Marcel Boussac" (Gr1), Lesstalk in Paris (Cape Cross).


ÉBLOUISSANTE TRÊVE


CHANTILLY, MARDI. « No words… » Lanfranco Dettori a parfaitement résumé le sentiment de toute l’assistance présente ce mardi matin, sur les Aigles, pour voir le travail de la championne Trêve (Motivator). Il n’y a pas de mots pour décrire ce que nous avons vu. La lauréate du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) a été impressionnante pour son dernier travail sérieux en vue de sa rentrée dans le Prix Ganay (Gr1, 27/04). À 7 h15, elle s’est élancée derrière une demi-douzaine de compagnons, dont Belle de Crécy (Rock of Gibraltar). Elle a couvert 1.800m à une allure régulière et, dans la "ligne droite", elle a passé en revue ses leaders, avant de se détacher, et ce juste devant les nombreux spectateurs présents [vous pouvez d’ailleurs visionner les dernières centaines de mètres du galop de Trêve en cliquant sur le lien en fin d’article, ndlr]. Incontestablement, Trêve est en très belle condition, ce qu'a prouvé ce travail. Quelques minutes après son exercice, elle ne soufflait déjà plus.


LE PARI DU PAYANT PEUT-IL PAYER ?


NOUVELLE POLITIQUE DES ENTRÉES SUR LES HIPPODROMES FRANCE GALOP. La réussite d’un spectacle – sportif ou culturel – est une alchimie complexe, qui passe par de nombreux critères : qualité/niveau/notoriété des acteurs, diffusion médias, infrastructure du site, accueil du public… Évidemment, il existe de sensibles différences entre un opéra et un match de football mais, globalement, les recettes du succès restent les mêmes. Parmi elles on trouve ce que les spécialistes appellent la "billetterie", un mot qui englobe à la fois les billets eux-mêmes (codes-barres, imprimés à domicile, décorés ou non, etc.), leurs canaux de commercialisation et leur prix (en fonction du type de places). C’est le challenge que va tenter de relever le galop français dans les mois et les années à venir : revoir toute son offre de billetterie pour essayer de remettre les courses au même niveau que les autres sports. Et il y a du travail ! Pour vous en convaincre, regardez par exemple le tableau reproduit ici : les hippodromes sont derrière les balades à poneys au Jardin des Plantes… et loin derrière toutes les autres offres de loisirs en Île-de-France, avec par exemple un prix trois fois inférieur au zoo de Vincennes !


SMOKING SUN DANS SON JARDIN


LONGCHAMP, DIMANCHE, PRIX D’HARCOURT (GR2) Smoking Sun (Smart Strike) s’est imposé pour sa rentrée dans le Prix d’Harcourt (Gr2). Il n’avait pas été revu depuis le mois de décembre et sa facile victoire dans le Prix Lyphard (L). Le pensionnaire de Pascal Bary, muni d’œillères pour la première fois, a eu un excellent parcours dans le sillage du favori, Norse King (Norse Dancer), le vainqueur du Prix Exbury (Gr3). Smoking Sun est connu pour ses bonnes fins de course, et ce fut à nouveau le cas ce dimanche. Il a très bien accéléré et s’est imposé sûrement devant Norse King, qui a eu un beau parcours dans le sillage de son leader. Triple Threat (Monsun), longtemps vu à l’arrière-garde, a bien conclu et s’est emparé de la troisième place.

 


LOUIS ROMANET : « FACE AU DOPAGE, NOUS DEVONS TOUS NOUS MOBILISER »


Le Président de la Fédération internationale des autorités hippiques accorde sa première interview depuis les révélations de maltraitance au sein de l’Écurie Asmussen. Il annonce un renforcement de l’action du Horse Welfare Committee, mais s’inquiète de l’immobilisme, voire du retour en arrière d’une majorité d’hippodromes américains.

 

Jour de Galop – Comment avez-vous vécu l’affaire Asmussen ?

Louis Romanet – J’ai d’abord été frappé par l’absence totale de respect des hommes pour les chevaux. On ne peut pas laisser passer ça. Nous espérons tous que des sanctions très lourdes vont être prises. Je ne sais pas si vous le savez, mais un jeune de 27 ans, ancien collaborateur de l’Écurie Asmussen, s’est suicidé après les révélations.

L’autre chose qui m’a marqué, ce fut la réaction violente et assez exceptionnelle du Jockey Club américain. Pour tout vous dire, ce sont presque des mots que j’aurais pu prononcer moi-même ! La seule chose que je regrette, c’est que là-bas, le Jockey Club n’ait pas de pouvoir décisionnel, puisque ce sont les États qui décident…


UNE CERTITUDE, UNE CONFIRMATION ET DES SURPRISES


Auteuil, Vendredi. Que retenir à l’issue de cette réunion de gala, disputée vendredi à Auteuil ? D’abord que l’on a vu un cheval qui a le profil pour remporter le "Grand Steeple" (Gr1) et il se nomme Storm of Saintly (Saint des Saints). Deuxième derrière Unmix (Al Namix) dans le Prix Murat (Gr2), il a réussi une excellente performance. Son jockey, Vincent Cheminaud, l’a respecté pour son avenir et son test face aux meilleurs chevaux d’âge d’Auteuil a été plus que concluant. Il a tout pour réussir le 18 mai. Calme dans un parcours, il réagit "au bouton" et n’est jamais allant. Il possède aussi la tenue nécessaire pour courir le "Grand Steeple". On peut dire qu’il a l’étoffe d’un vainqueur de cette grande course. Depuis le début de la saison d’Auteuil, il est ce que l’on a vu de mieux chez les steeple-chasers, avec Rhialco (Dom Alco).

Dernière préparatoire avant le "Grand Steeple", le Prix Ingré (Gr3) pourrait nous en apprendre davantage. Le Prix Ingré, c’est justement ce que va courir Ozamo (Alamo Bay). Le pensionnaire de Philippe Peltier a remporté plaisamment le Prix Arthur Veil-Picard, sur les haies, pour sa rentrée. Quatrième du dernier "Grand Steeple", il peut faire mieux cette année. C’est la confirmation du jour. Au rang des surprises, on peut classer Unmix qui a remporté le Prix Murat à 23/1. Jusque-là, sa meilleure performance était une victoire dans une course à conditions à Auteuil. Parti loin devant, il a joué un drôle de tour à ses rivaux. Mais, pour lui, le "Grand Steeple" ne sera pas pour cette année, d’après son jockey Bertrand Lestrade. Il a en effet besoin de se poser, car il reste difficile à gérer. Autre surprise : la défaite de Polygona (Poliglote) dans le Prix de Pépinvast (Gr3). Partie devant, elle n’a pas eu, contrairement à sa démonstration dans le Prix d’Indy (Gr3), une grande avance sur ses adversaires. Elle n’a pu conclure que quatrième. C’est la bonne Ambroise (Epalo) qui l’a emporté, signant son deuxième succès de Groupe, après celui obtenu dans le Prix Bournosienne (Gr3).


L’ESPOIR ENTRETENU


MAISONS-LAFFITTE, JEUDI. Les Prix Djebel et Imprudence (Grs3) mettent à l’épreuve les "lignes" de la saison précédente et permettent d’entretenir ou de stopper les espoirs avec un cheval engagé dans les classiques. Pour les deux premiers de chaque course, Charm Spirit (Invincible Spirit) et Kiram (Elusive City) chez les mâles, et Xcellence (Champs Élysées) et Vorda (Orpen) chez les pouliches, l’espoir a été entretenu après ces rentrées.

Candidat aux 2.000 Guinées, Charm Spirit a confirmé son billet pour Newmarket, même si Freddy Head, son entraîneur, a déclaré vouloir également garder l’option Poule d’Essai ouverte. Récemment, l’entraîneur a fait part dans Jour de Galop [voir l’édition du 4 mars 2014] de son aversion pour le parcours des 1.600m de Longchamp – sur lequel son très bon Tamayuz (Nayef) avait été battu en 2008 avec un numéro de corde impossible –, ce qui laisse penser que l’option Newmarket tient la corde.


LES CHOSES SÉRIEUSES COMMENCENT


Maisons-Laffitte, jeudi. Les Prix Djebel et Imprudence (Gr3) vont lancer dans le vif du sujet les 3ans visant la saison classique. Habituellement, ces deux courses réunissent chacune un ou deux très bons chevaux dont on attend une sortie convaincante avant les "Guinées" de Newmarket ou les Poules d’Essai (Grs1). Mais cette année, les deux lots sont de qualité. Hormis Ectot (Hurricane Run) et Karakontie (Bernstein) chez les mâles, ainsi qu'Indonésienne (Muhtathir) et Lesstalk in Paris (Cape Cross) chez les pouliches, les meilleurs ont répondu présents au rendez-vous fixé par Maisons-Laffitte.
Dans le Prix Djebel, Charm Spirit (Invincible Spirit), troisième du Prix Jean-Luc Lagardère (Gr1) à 2ans, tente de convaincre en vue des "Guinées" de Newmarket. Kiram (Elusive City), titulaire du Critérium de Maisons-Laffitte (Gr2), effectue, lui, son grand test pour savoir s’il peut tenir les 1.600m de la Poule d’Essai des Poulains. Face à eux, on retrouve Bookrunner (Tiznow), très impressionnant pour ses débuts à Chantilly, et Earnshaw (Medaglia d’Oro), seulement battu par le déménageur Ectot dans le Critérium International (Gr1) à 2ans.


TRÊVE POURSUIT SA PRÉPARATION AU "GANAY"


Mercredi matin, aux alentours de 7 h 30, alors que le soleil se levait sur les Aigles, l’invaincue Trêve (Motivator) fendait l'air du grand espace cantilien. La 4ans lauréate du dernier Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) peaufine sa préparation en vue de sa rentrée qui aura lieu dans le Prix Ganay (Gr1), le dimanche 27 avril. Accompagnée de deux leaders, Trêve a galopé sur 2.000m et a laissé une bonne impression. De retour après ce travail léger – c’est la semaine prochaine qu’est prévu un travail plus sérieux en compagnie de Frankie Dettori –, Trêve « ne soufflait pas une bougie, remarquait avec nous Christiane Head-Maarek, son entraîneur. Comme vous pouvez le voir, Trêve a vraiment pris de la masse cet hiver. Déjà, l’an dernier, elle ne faisait qu’évoluer après chaque course. » Trêve était munie de bandages aux postérieurs pour ce travail. Mais c’est simplement « pour éviter qu’elle se donne un coup malheureux et se fasse mal dans le cas où, par fraîcheur, elle effectuerait un demi-tour », ajoutait son entraîneur.


CRÉATION D’UN PROGRAMME DE COURSES POUR YEARLINGS


On connaissait, dans divers pays du monde, les épreuves réservées aux yearlings ayant été achetés dans telle ou telle vente… Mais la décision prise par le dernier Comité de France Galop est d’une nature différente. L’Institution a en effet annoncé qu’elle allait créer, dès cette année, un mini-programme de courses entièrement dédié aux yearlings. L’objectif est clairement revendiqué par notre source : « La France a une tradition de précocité avec ses yearlings, puisqu’Arqana organise chaque mois d’août à Deauville la première vente du calendrier européen. Pour stimuler le marché, et aider les éleveurs à mieux valoriser leurs produits, nous allons donc tester quelques courses pour yearlings. Nous pensons que c’est de nature à dynamiser notre filière, en accélérant le cycle production-vente. »

En 2014, seules trois courses seront concernées, et toutes auront lieu sur la P.S.F. de Deauville : la première – labellisée "F" – aura lieu le samedi 8 novembre ; la seconde, une "B", sera organisée le lundi 1er décembre ; la troisième sera en quelque sorte la grande finale et bénéficiera du statut Listed. Symboliquement, cette belle course offrant du caractère gras se disputera le jeudi 25 décembre et a d’ores et déjà été baptisée "Grand Prix de Noël".


DE LA SURPRISE À LA CONFIRMATION POUR NORSE PRIZE


« Il m’avait surprise pour sa rentrée, là je le suis moins, car il a produit la même accélération », explique Myriam Bollack-Badel en attendant le retour de Norse Prize (Norse Dancer), net lauréat du Prix François Mathet (L). Le poulain a galopé à la corde, bien abrité, et même si l’ouverture s’est faite un peu tard, il a pris la mesure de Wild Chief (Doyen) sur une simple accélération, dominant aussi Golden Guépard (Hurricane Run), qui s’est montré encore un peu vert dans la phase finale.

Norse Prize avait couru modestement à 2ans, sur des terrains pénibles qui ne lui avaient pas convenu. C’est pour cette raison que son entraîneur avait été quelque peu étonnée de sa victoire dans le Prix Nasrullah (B), où il découvrait un terrain plus rapide, et sans doute aussi pour cela qu’il n’a pas été engagé dans les classiques. Myriam Bollack-Badel a poursuivi : « Les terrains lourds ne sont pas son truc. À présent, nous allons procéder étape par étape, et je dois discuter avec son propriétaire au sujet de son programme. Aujourd’hui, je n’ai jamais été inquiète. Il avait du gaz et a jailli dès que l’ouverture s’est produite. Je pense qu’il pourra aller sur plus long, étant donné son pedigree. Je ne suis pas une grande fan du "Jockey Club", une course où il peut y avoir beaucoup d’aléas, mais si nous avons la chance de pouvoir le courir, nous ne pouvons tout de même pas dire non ! Toutefois, nous avons encore le temps… »


L’ASIE À L’HONNEUR


MEYDAN (UAE), SAMEDI. Cette soirée de finales à Meydan a été marquée par la réussite des chevaux asiatiques. Les deux épreuves sur le sprint sont revenues à des chevaux entraînés à Hongkong et les deux belles courses sur le gazon, le Sheema Classic (Gr1) et le Duty Free (Gr1), ont été remportées respectivement par Gentildonna (Deep Impact) et Just a Way (Heart’s Cry), qui sont entraînés au Japon. L’Asie a frappé un grand coup samedi et c’est le grand fait marquant de cette soirée. La grosse impression de la réunion, c’est Just a Way qui l’a laissée. Ce 5ans japonais a laissé sur place ses rivaux et sa victoire n’a rien de surprenant, car il possède de vrais titres dans son pays. C’est sûrement l’un des trois meilleurs chevaux au Monde sur des distances aux alentours de 2.000m sur le gazon actuellement.

Le dernier rendez-vous de cette soirée, le Dubai World Cup (Gr1), a été annexé par Godolphin et son représentant African Story (Pivotal). L’ex-français y a battu le record de l’épreuve que détenait son compagnon de couleurs Monterosso (Dubawi). Que dire sur African Story ? Que personne n’attendait une telle démonstration de sa part ? Qu’une telle arrivée n’incite pas à penser que le Dubai World Cup est une grande course ? Que de tels progrès de cheval de 7ans sont étonnants ? Sur ce dernier point, une personne bien placée pour en parler serait André Fabre, qui a formé le cheval en début de carrière…

Selon les années, le Dubai World Cup offre un champ de partants où aucune star ne se détache et dont les arrivées sont souvent inattendues. Censé être un véritable sommet, ce Gr1 peine toujours à faire rêver.


LA SOIRÉE LA PLUS RICHE DE L’ANNÉE


Meydan (UAE), Samedi. La soirée du Dubai World Cup est le grand soir des finales du Carnaval de Meydan. Ce jour de course a pour volonté d’attirer les meilleurs chevaux du monde entier et, pour tenter d’y parvenir, les organisateurs proposent des allocations faramineuses. Plusieurs nationalités sont représentées samedi : les États-Unis, le Japon, les Émirats, l’Angleterre, l’Irlande, l’Afrique du Sud et aussi la France. Neuf chevaux entraînés en France (dont deux pur-sang arabes) vont se produire samedi. Les deux globe-trotteurs Dunaden (Nicobar) et Cirrus des Aigles (Even Top), sur lesquels le temps n’a pas d’emprise, sont des habitués de ces rendez-vous internationaux et ont répondu à l’appel du Dubai Sheema Classic (Gr1). Le meilleur sprinter français en activité, Catcall (One Cool Cat), défie les meilleurs chevaux de vitesse dans le Al Quoz Sprint (Gr1). Une autre chance sérieuse de victoire pour les tricolores est Now We Can (Martillo), qui est en piste dans le "Cadran" de Meydan, le Dubai Gold Cup.


NICOLAS BACHALARD, UN FRANÇAIS À L’ASSAUT DU DUBAI WORLD CUP


Parmi les seize partants du Dubai World Cup (Gr1), samedi à Meydan, on note le nom de Ron the Greek (Full Mandate), au suffixe USA, défendant les couleurs de la famille royale d’Arabie Saoudite, et entraîné par le Français Nicolas Bachalard, âgé de 44 ans. Installé en Arabie Saoudite depuis 2010, où il entraîne pour le roi Abdullah bin Abdelaziz Al-Saoud, Nicolas Bachalard est revenu pour Jour de Galop sur son histoire, à l’envergure tout aussi internationale que le cheval qu’il entraîne.

 

De la France aux États-Unis, en passant par l’Irlande…

« Je suis passionné par les chevaux depuis que je suis petit. C’est comme cela que j'en suis venu à m’intéresser aux courses de pur-sang, même si je n’appartiens pas à une famille du monde du cheval », nous a expliqué Nicolas Bachalard. L’entraîneur est cependant originaire d’une terre "de cheval", ayant grandi à Laval, en Mayenne, et a effectué ses études au lycée agricole de la ville du même nom. « Grâce à des connaissances, j’ai tout d’abord commencé à travailler dans l’élevage. J’ai en effet pu rejoindre les Aga Khan Studs à Bonneval, puis en Irlande à Sheshoon. Cela m’a permis de partir ensuite aux États-Unis, où j’ai travaillé à Gainesway. Puis je suis revenu en France pour faire mon service militaire. » La suite de l’aventure hippique de Nicolas Bachalard aura à nouveau pour cadre les États-Unis, mais côté entraînement.


L’ITALIE TENTE DE SORTIR DE LA CRISE


C’est le dernier train pour le secteur économique des courses en Italie et il faut le prendre, sans trop se poser de question. Le parlement a donné le feu vert à un projet nommé Lega Ippica, tout en chargeant le Gouvernement d’en écrire le règlement. On peut définir cela comme la privatisation des courses. Pour les optimistes, l’État a décidé de se retirer de la gestion des courses pour la laisser aux hippodromes, aux éleveurs et aux propriétaires. Pour les pessimistes, l’État fermera le robinet des subventions dans trois ans et laissera le monde hippique décider de son avenir. En plus de cela, il y a une arrière-pensée chez beaucoup de "sociopros" : les hippodromes, surtout ceux de la puissante HippoGroup (Rome, Bologne, Cesena, Turin et Varèse), vont prendre une position dominante dans ce nouveau projet.


DESTINATION EUROPE : LA PREMIÈRE INITIATIVE DE L’ALLIANCE FRANCE-ANGLETERRE-IRLANDE


Un mois jour pour jour après l’annonce de l’alliance entre le French Breeding Committee (F.R.B.C.) et ses homologues anglais (Great British Racing International, G.B.R.I.) et irlandais (Irish Thoroughbred Marketing, I. T. M.), une première initiative a été lancée. Elle s’appelle Destination Europe. Son objectif : attirer les plus grands investisseurs internationaux en Europe.

 

Destination Europe : remettre l’Europe au centre du monde des courses

L’objectif de Destination Europe est de mettre en scène tous les atouts que l’Europe des courses et de l’élevage possède pour attirer les investissements internationaux. Il s’agit de placer l’Europe au tout premier plan du marché mondial. En travaillant ensemble, le F.R.B.C., l’I.T.M. et le G.B.R.I. veulent lancer un message fort aux investisseurs internationaux. Le message principal qui sera délivré par Destination Europe est simple : c’est en Europe que l’on trouve les plus grandes courses du monde, et c’est aussi en Europe que sont développés de nombreux courants de sang parmi les plus performants du monde.


LES MAIRES HIPPIQUES TRUSTENT LES SUCCÈS


Dimanche, le premier tour des élections municipales a souri aux personnalités du monde des courses. Maisons-Laffitte et Chantilly, deux villes-phares du cheval en France, sont en effet revenues, dès le premier tour, à Jacques Myard et Éric Woerth. La liste “Agir pour Maisons-Laffitte”, conduite par Jacques Myard, a été élue avec 51,13 % à Maisons-Laffitte. À Chantilly, Éric Woerth (UMP) s’est lui aussi exonéré d’un second tour en emportant 74,6 % des voix. Éric Woerth est donc parti pour un quatrième mandat dans la cité cantilienne.

Autre poids lourd de la politique très impliqué dans les courses, et se présentant lui aussi dans une ville où le cheval tient une place majeure, le président du MoDem François Bayrou se trouve dans un ballotage favorable à Pau, avec 41,85 % des suffrages. Son rival, le député PS David Habib, a obtenu 25,77 % des votes.


AFFAIRE ASMUSSEN. UN DRAME… QUI DOIT CONDUIRE LES INSTITUTIONS MONDIALES À AGIR


La première leçon de "l’affaire Asmussen", c’est que si les courses ne se comportent pas de façon exemplaire en matière de dopage, elles sont mortes ! Ni plus, ni moins. Mortes. Emportées dans un vortex qui les engloutira et les tuera par noyade : les éléments de cet infernal tourbillon qui menace de nous conduire directement dans les égouts sont, en vrac, 1) le trucage des courses, 2) le pari hippique vu comme un accélérateur de misère sociale et 3) les mauvais traitements aux animaux – ce dernier point reposant principalement sur 3.1) l’usage de la cravache, 3.2) la dangerosité des courses d’obstacles et 3.3) le dopage.

Faites un petit sondage auprès de vos amis qui ne connaissent pas les courses. Vous constaterez que je n’exagère pas : ces points négatifs sont toujours ceux qui ressortent.


ONZIÈME DE "L’ARC", SAHAWAR SIGNE UN RETOUR GAGNANT EN FRANCE


Toulouse, samedi, Prix Paul Dubosq (D). Onzième du dernier Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1), Sahawar (Dark Angel) a signé un retour gagnant en France à l’occasion du Prix Paul Dubosq (D), samedi soir, à Toulouse. Le 4ans entraîné par Christophe Ferland était assez prêt, puisqu’il revenait de Meydan où il a couru deux fois, sans réussir, mais sans être ridicule.

Contacté après le succès de Sahawar, Christophe Ferland nous a déclaré : « Sahawar a placé une bonne accélération à l’entrée de la ligne droite, puis encore une autre à deux cents mètres du poteau, comme le font les bons chevaux. Nous étions un peu dans le doute avant la course. On pouvait craindre que Sahawar fût un peu émoussé après son expérience à Meydan. Il n’y a pas de raison particulière à invoquer pour expliquer sa non-réussite à Dubaï. Est-ce le niveau trop relevé ? Le fait qu’il soit dans son hiver de 3ans à 4ans ? Je ne sais pas. »

À 2ans et à 3ans, Sahawar avait montré qu’il avait le niveau d’une Listed en France. Parti avec une chance de gros outsider (133/1) dans "l’Arc" et de la stalle 16, Sahawar avait réussi à fournir une très belle valeur, terminant devant des chevaux comme Ocovango (Monsun) ou Pirika (Monsun). « Il nous avait vraiment fait plaisir dans "l’Arc", a poursuivi Christophe Ferland, et étonné un peu aussi dans ce qui est la plus belle course au Monde. » En ce qui concerne la suite du programme de Sahawar, Christophe Ferland a indiqué : « La saison est longue, surtout pour les chevaux qui n’ont pas eu, comme lui, un vrai repos durant l’hiver. Nous allons remonter les catégories et voir jusqu’où il peut aller. Nous voulions avant tout le revoir en France. Cette course lui a permis de se remettre en confiance. Sahawar a pu dominer, alors que ce n’est pas forcément son sport d’aller devant. Il a montré un beau geste et c’est ce qui est encourageant. »


OÙ EN EST L’AMATEURISME EN FRANCE ?


Gérard de Chevigny a présidé ce vendredi sa première Assemblée générale du Club des gentlemen-riders et des cavalières, après sa nomination en mai dernier. Cette assemblée a été suivie du traditionnel dîner annuel du club, organisé au Jockey-Club. Pour Jour de Galop, il a dressé un bilan du monde de l’amateurisme.


UNE CAMÉRA CACHÉE DÉNONCE LA "CRUAUTÉ" DANS L’ÉCURIE ASMUSSEN


Après l’affaire Cosgrave à Dubaï, voici un nouvel épisode de notre série "on se plaint toujours de notre sort en France, mais ce n’est pas toujours mieux à l’étranger" !

De quoi s’agit-il cette fois ? Des relations entre le monde des courses et le monde extérieur ou plutôt, des relations entre les courses et les médias généralistes. Et vous allez voir qu’aux États-Unis aussi, des journalistes qui ne connaissent pas notre sport sont prêts à employer tous les moyens pour le démolir.

 

En résumé, The New York Times vient de publier le reportage en immersion, réalisé sous couvert d’anonymat, d’un membre de la Société protectrice des animaux américaine (là-bas, la S.P.A. s’appelle PETA) chez Steve Asmussen. "Déguisé" en cavalier d’entraînement, le crypto-journaliste de la PETA a enregistré et filmé l’entraîneur qui compte plus de 6.700 victoires et vient d’intégrer le Hall of Fame des courses hippiques.

Des documents vidéos ont été produits par la PETA, et ils sont accablants pour le professionnel et son assistant, Scott Blasi : mauvais traitements subis par les chevaux, ainsi que par les hommes, un certain nombre d'entre eux étant clandestins…


VOYAGE AU CŒUR D’AL SHAHANIA STUD


Propriété de Son Altesse le Cheikh Mohammed bin Khalifa Al Thani, Al Shahania Stud s’est développé récemment vers les pur-sang anglais et l’Europe. En exclusivité pour Jour de Galop, Alexandra Newman a accepté de détailler le fonctionnement et les objectifs de la casaque classique aux étoiles blanches sur fond bleu.

 

Les succès de Vorda (Orpen), acquise l’an dernier, d’Hermival (Dubawi), de What a Name (Mr Greeley) ou encore de Flotilla (Mizzen Mast) ont mis en lumière la casaque bleue, étoiles blanches, que l’on connaissait jusqu’à présent chez les pur-sang arabes. « Le Cheikh Mohammed a découvert les chevaux avec son père, explique Alexandra Newman, manager de la structure. Il a une vraie passion pour eux. Il a commencé avec les pur-sang arabes de course, avant d’acheter des chevaux de show. Puis il est venu aux pur-sang anglais, le premier top-cheval que nous ayons acheté étant Hermival, troisième des "Guinées" et deuxième des St James’s Palace Stakes il y a deux ans. Flotilla nous a offert la même année notre première victoire de Gr1, à l’occasion du Breeders' Cup Juvenile Fillies Turf. » La pouliche est devenue classique l’année suivante en gagnant la Poule d’Essai (Gr1).


COUPS D’ŒIL DANS LE RÉTRO ! 6 MOIS FERME


On entend parfois des plaintes au sujet de la sévérité des commissaires français, notamment lorsqu’un jockey est accusé d’avoir trop ouvertement monté une course d’équipe (se retournant dans le parcours, se décalant pour laisser passer le cheval qui a la meilleure chance…). Récemment, le cas "American Pick" à Cagnes-sur-Mer en a donné un exemple, avec la suspension de huit jours infligée à Pauline .

Mais en apprenant ce qui vient d’arriver à Pat Cosgrave à Dubaï, on se dit que les commissaires français ne sont pas si durs que cela… Ce jockey britannique vient en effet d’être suspendu pour six mois pour avoir possiblement "ouvert la porte" à Christophe Soumillon dans le Jebel Hatta (Gr1), le samedi 8 mars (Super Saturday).

Situons les faits : Christophe Soumillon était associé dans cette course à Vercingétorix (Silvano), le futur lauréat, et Pat Cosgrave à Anaerobio (Catcher in the Rye). Ces deux chevaux sont entraînés par Mike de Kock mais appartiennent à deux propriétaires différents. Vercingétorix au Cheikh Mohammed bin Khalifa Al Maktoum (le cousin du Cheikh Mohammed Al Maktoum), et Anaerobio à Mohammed Khaleel Ahmed. Les propriétaires sont différents, bien que leurs casaques soient assez similaires : celle du premier est jaune, chevron et toque bleus et celle du deuxième jaune chevron et toque rouges. Il faut également signaler que ces deux propriétaires collaborent fréquemment, puisque des chevaux ayant appartenu à l’un sont régulièrement devenus la propriété de l’autre (Warsaw et Enjoy Dubai par exemple).


LA BELLE HISTOIRE DE VAUTOUR


Pour de nombreux sportsmen, l’élève de Saint-Voir et de Patrick Joubert Vautour (Robin des Champs) a été le cheval le plus séduisant du festival de Cheltenham 2014, lorsqu’il a remporté le Supreme Novices’ Hurdle (Gr1). Il est désormais invaincu en quatre sorties pour Willie Mullins et les couleurs des époux Ricci. Deux Grs1 et un Gr2 ornent son palmarès en attendant de nouvelles grandes victoires. C’est à Saint-Voir que Vautour a vu le jour. Nicolas de Lageneste, à la tête du haras, nous a raconté : « Après le décès de monsieur Vuillard, son épouse, avec qui j’avais de bons rapports, nous a proposé à la vente leurs poulinières et j’ai pu me porter acquéreur de trois de leurs juments de cœur : Line Saj (Dhaudevi), gagnante du Grand Prix de Pau (Gr3), Line Lawyer (Sky Lawyer), gagnante du Grand Cross de Pau (L), et Gazelle de Mai (Dom Pasquini), également grande championne, lauréate de Listed en Angleterre. J’ai alors proposé à Patrick Joubert de prendre la moitié de "Gazelle" avec moi. Nous l’avons achetée au printemps. Elle était à une semaine de son terme. Elle a eu un produit mâle par Martaline qui s’est malheureusement fracturé un postérieur deux mois après sa naissance, alors qu’il était au pré. Les premières semaines de vie de ce poulain nous ont cependant permis de remarquer que la mère était très mauvaise laitière. »


TREMBLE ANGLETERRE : POLYGONA ARRIVE !


PRIX D’INDY (GR3) - AUTEUIL, DIMANCHE. Il est rare que le public d’Auteuil applaudisse ainsi l’arrivée d’une course. Ce fut le cas dans le Prix d’Indy (Gr3), tant Polygona (Poliglote) a fait le show ! Nous avons assisté à une "Mandali" ce dimanche, voire peut-être à quelque chose d’encore plus exceptionnel. Polygona a pris dix longueurs d’avance dès le départ sur ses adversaires, dont les cinq premiers du Prix Cambacérès (Gr1). Elle s’est imposée par trente longueurs, ralliant le poteau dans une très belle action.

L’avance de Polygona n’a fait que s’accroître tout au long du parcours. Elle a compté une haie d’avance sur ses concurrents. Lorsqu’elle est sortie du tournant final, ces derniers venaient d’y rentrer. Sur le plat, elle n’a rien perdu de son action, ralliant le poteau détachée, avec de belles foulées. Au rond, elle trottinait et piaffait, ne semblant absolument pas fatiguée par sa course. Son prochain défi se situe désormais outre-Manche.

 

Direction le meeting du Grand National

« À présent, nous irons certainement en Angleterre, à Aintree » a déclaré Yann-Marie Porzier en revenant au rond de présentation. Polygona sera donc la touche française du célèbre meeting du Grand National de Liverpool (Gr3). La pouliche sera en piste sur les 3.300m de The Anniversary 4-y-o Juvenile Hurdle (Gr1), soit la première course de ce meeting. L’épreuve se disputera le jeudi 3 avril prochain. À Aintree, Polygona devrait trouver un bon terrain, comme elle les aime. De plus, c’est un hippodrome sur lequel les chevaux possédant de la vitesse et aimant aller de l’avant sont avantagés. « J’adore l’Angleterre, j’adore les courses anglaises, et je veux leur montrer que nous pouvons être meilleurs qu’eux », a ajouté l’entraîneur.


NORSE KING N’A PAS FORCÉ


PRIX EXBURY (GR3) - SAINT-CLOUD, SAMEDI. Favori du Prix Exbury (Gr3), Norse King (Norse King) a enlevé facilement ce Gr3 pour sa rentrée. Cette fois, il n’a pas animé l’épreuve et, une fois décalé et lancé par Alexis Badel, il a accéléré franchement et n’a fait qu’une bouchée de ses rivaux. Pour son retour à 5ans, Norse King continue de surfer sur la vague du progrès entamée au second semestre 2013. « Il progresse de sept livres par course » nous avait dit son propriétaire, Jeffrey Colin Smith, après la victoire du cheval dans le Prix du Conseil de Paris (Gr2) 2013. Où va-t-il s’arrêter ? Telle est la question.

Logiquement, il pourrait être revu le mois prochain, dans le Prix d’Harcourt (Gr2), à Longchamp. C’est une option, comme l’a indiqué Myriam Bollack-Badel, son entraîneur : « Aujourd’hui, il gagne comme un crack. Je m’inquiétais un peu du raffermissement du terrain, car Norse King est un spécialiste du terrain lourd. On va déjà savourer cette victoire avant de penser à la suite. Mais il est vrai que le Prix d’Harcourt est une option. Alexis savait qu’il y aurait du train aujourd’hui. Il n’a pas cherché à aller devant. Norse King montre qu’il est capable d’adopter toutes les tactiques. »

Norse King montre une vraie polyvalence sur les tactiques de courses adoptées, mais aussi sur les distances. Là, il revenait sur 2.000m (la distance sur laquelle le préfère Alexis Badel), après avoir gagné sur 2.000m, 2.800m, puis 2.400m au second semestre 2013.


ET LA CRAVACHE « COUP DE CŒUR » EST DÉCERNÉE À…


65E CÉRÉMONIE DES CRAVACHES D’OR. Vendredi soir, au théâtre des Champs-Élysées, les Cravaches d’Or ont été remises à leurs lauréats. Pour la deuxième année consécutive, le public était amené à voter pour la Cravache "coup de cœur". Ce trophée est revenu à l’Écurie des Parieurs RMC, qui succède ainsi à Christophe Pieux. Lancée en 2013, cette écurie de Groupe a connu un succès rapide et a permis à "madame ou monsieur tout le monde" de devenir propriétaire en achetant une part de l’écurie pour 50 €. Aujourd’hui, l’Écurie des Parieurs RMC, animée par Pascal Adda, compte 5.860 membres et cette success story doit cette année se lancer chez les trotteurs. Pour cette Cravache "coup de cœur du public", trêve (Motivator), Christophe Soumillon et Guillaume Macaire ont également reçu de nombreux votes.

La Japan Racing Association a reçu la cravache Internationale (succédant à Sir Henry Cecil) pour son attachement aux courses françaises et sa volonté inébranlable de briller dans le Qatar Prix de l'Arc de Triomphe (Gr1). Thierry Jarnet a, quant à lui, reçu la cravache d'honneur.


UN WORLD HURDLE DE HAUT VOL MARQUE LA FIN D’UNE ÉPOQUE


CHELTENHAM (GB), JEUDI. WORLD HURDLE (GR1). Ce World Hurdle (Gr1) 2014 marque la fin d’une époque. Celle d’un crack, Big Buck’s (Cadoudal), quadruple lauréat de la course, qui a terminé sa carrière sur une cinquième place dans cette compétition. Acclamé par une foule qui avait choisi son camp avant le départ, Big Buck’s a été chaleureusement applaudi à son retour aux balances. Après sa douche, il est même revenu dans le rond de présentation pour faire un tour d’honneur qui lui a valu une magnifique ovation. Cette édition 2014 de la course, une des meilleures de ces dernières années, a également marqué un passage de témoin entre Big Buck’s et le jeune More of That (Beneficial), un cheval invaincu en cinq sorties. Ce dernier avait gagné le Relkeel Hurdle (Gr2) dans lequel Gémix (Carlotamix) s’était essayé à Cheltenham. Sauteur tout neuf, il a un énorme potentiel. Il le fallait pour venir à bout d’une championne comme Annie Power (Shirocco) et lui infliger sa première défaite. Placé en position d’attente, il était déjà monté à l’entrée de la ligne droite, lorsque la protégée de Willie Mullins est arrivée à sa hauteur. Mais il a été capable de s’accrocher, ne laissant pas Annie Power le décrocher. Même s’il semblait devoir être battu entre les deux dernières claies, il a conservé le meilleur sur Annie Power pour l’emporter à l’issue d’une vive lutte qui a fait vibrer l’hippodrome.


UNE VICTOIRE EN APOTHÉOSE POUR SIRE DE GRUGY


CHELTENHAM (GB), MERCREDI. QUEEN MOTHER CHAMPION CHASE (Gr1). Le clan français a vibré avec la victoire écrasante de l’AQPS Sire de Grugy (My Risk) dans le Queen Mother Champion Chase (Gr1). L’élève de la Grugerie a gagné ce Grand Steeple de vitesse, succédant ainsi au crack Sprinter Sacré (Network), absent cette année pour cause de problèmes cardiaques. Longtemps placé dans l’ombre de ce dernier, Sire de Grugy est en train d’écrire sa propre histoire, celle d’un champion. Il a suivi la voie royale pour arriver sur ce "Queen Mother" et il n’a pas failli. Tingle Creek Chase (Gr1), Desert Orchid Chase (Gr2), Clarence House Chase (Gr1) et maintenant ce Champion Chase qui vient couronner sa saison parfaite. Pourtant, avant la course, la presse anglaise et irlandaise pointait du doigt ses deux défaites à Cheltenham… alors qu’il était bon deuxième. La cote, the hill, devait être sa bête noire… Mais il l’a passée avec des ressources intactes. Son jockey, Jamie Moore, a monté une superbe course, plaçant d’abord Sire de Grugy dans la seconde moitié du peloton. Il l’a rapproché en haut de la montée seulement, avant la descente du tournant final. L’animateur Special Tiara (Kayf Tara) commençait alors à donner des signes de lassitude, de même que Sizing Europe (Pistolet Bleu) et Arvika Ligeonnière (Arvico). En revanche, Sire de Grugy se rapprochait facilement. À l’entrée de la ligne droite, après avoir négocié un parcours parfait, Jamie Moore a lancé Sire de Grugy qui s’est envolé dans la phase finale. Il a devancé Somersby (Second Empire), courageux, et l’excellent finisseur Module (Panoramic) que l’on va retrouver du côté d’Aintree. « Cela m’agaçait que les gens ne donnent pas plus de crédit à ses performances, a confié Gary Moore, mentor de Sire de Grugy. C’était tout pour Sprinter Sacré et quelqu’un a écrit que cette course du Champion Chase ne serait pas bonne. Je n’ai jamais eu autant de messages sur mon téléphone et cela a commencé à six heures du matin. Pour ces personnes, je suis heureux. C’est la première victoire de mon fils Jamie au festival et j’en suis ravi. C’était superbe de voir les autres jockeys attendre Jamie pour le féliciter. Sire de Grugy est un vrai professionnel, très facile à entraîner. Je suis très fier de lui. Il a progressé d’une façon incroyable entre deux saisons. »

[Lire la suite dans JDG daté 13 mars 2014]


LA LÉGENDE QUEVEGA PLUS FORTE QUE GOLDEN MILLER


En s’imposant pour la sixième fois consécutive dans le Mares’ Hurdle (Gr2), Quevega (Robin des Champs) a battu le record de Golden Miller, lequel avait remporté le Cheltenham Gold Cup (Gr1) à cinq reprises, de 1932 à 1936.

Quevega est donc la jument la plus titrée de l’histoire du festival, une véritable légende, et elle a été élevée en France par Pierre Rives. Son parcours a été similaire à celui de l’an dernier et elle a fusillé ses rivales en toute fin de course. Après avoir attendu dans la seconde moitié du peloton, elle s’est mise à plat ventre pour aller chercher sa compagne d’entraînement Glens Melody (King’s Theatre) sur le plat. Au saut de la dernière claie, nous avons pu douter de sa victoire car Glens Melody allait facilement, mais Quevega a fait appel à son courage pour décrocher ce succès historique. Sa réussite est aussi celle du programme que lui concocte son entraîneur, Willie Mullins, avec seulement deux courses : ce Mares’ Hurdle et le World Series Hurdle (Gr1) de Punchestown. C’est aussi cela qui lui a permis de durer et d’être encore là à 10ans.

Dans ce Gr1, nous avions également deux juments entraînées dans l’Hexagone : Sirène d’Ainay (Dom Alco) et Uddy (Voix du Nord). La première a dirigé les débats, posée sous la main de David Cottin. Elle a relativement bien sauté et allait facilement. Mais au moment où elle a accéléré le rythme de la course, elle a trébuché à la réception de la claie du tournant final, roulant à terre. Elle s’est relevée peu après. Quant à David Cottin, il subit des examens médicaux à l’heure où sont écrites ces lignes. Uddy, quant à elle, a galopé en sixième position, à sa main. Fautive sur certaines claies, elle a perdu un peu de terrain lorsque la course s’est accélérée. Pour finir, elle a produit son effort en dehors, finissant correctement son parcours à la dixième place.     [Lire la suite dans JDG daté 12 mars 2014]


CHELTENHAM 2014 : AND THEY’RE OFF !


Le festival de Cheltenham, c’est the place to be pour les inconditionnels de l’obstacle. C’est comme une finale de Coupe du monde de football ou de rugby, où se réunissent les Anglais, les Irlandais [10.000 d’entre eux sont présents chaque jour du festival, ndlr] et une poignée de Français. C’est un meeting incomparable qui, sur le plan de l’ambiance, est bien au-dessus de Royal Ascot, dixit nos confrères anglais.

Mardi 11 mars, l’hippodrome de Prestbury Park va lancer son festival, avec treize Grs1 au programme, sans compter les Grs2 et 3 qui orneront le riche programme anglais. Entre 50.000 et 60.000 personnes sont attendues chaque jour, dont près d’un tiers sera déjà là à 9 heures du matin, attendant l’arrivée des champions pour pouvoir les prendre en photo dès leur descente des camions. Un autre monde…

L’élevage français sera une fois encore très attendu et dès le premier jour, nous aurons deux représentantes françaises en lice dans le Mares’ Hurdle (Gr2) face à Quevega (Robin des Champs) : Sirène d’Ainay (Dom Alco), deuxième de cette course l’an dernier et Uddy (Voix du Nord), une pouliche toute neuve. Après sa "performance" de l’an dernier, au cours de laquelle elle a fait galoper Quevega, Sirène d’Ainay peut faire un grand numéro cette année. Dans tous les championnats du festival, les "FR" compteront parmi les favoris, comme à l’accoutumée. Même si l’absence de Sprinter Sacré (Network) se fera sentir dans le Queen Mother Champion Chase (Gr1), mercredi, la France pourra compter sur Sire de Grugy (My Risk), paré pour prendre la relève de l’élève de Christophe Masle. Jeudi, Big Buck’s (Cadoudal) sera de retour au festival pour essayer d’enlever un cinquième World Hurdle (Gr1) face à la phénoménale Annie Power (Shirocco), certainement la rivale la plus douée qu’il va affronter. Dans le Cheltenham Gold Cup (Gr1), tous les Français seront derrière Silviniaco Conti (Dom Alco), tombé l’an dernier et pour lequel 2014 semble être l’année, après sa brillante victoire dans le King George VI Chase (Gr1). Voilà pour quelques-uns des grands rendez-vous qui vous attendent au festival.     [Lire dans JDG daté 11 mars 2014]


LATERANO PREND LE POUVOIR


AUTEUIL, DIMANCHE. PRIX DUC D’ANJOU (GR3). Impressionnant à Pau, où il a aligné les victoires, remportant le Prix Antoine de Palaminy (L), Laterano (Saint des Saints) a démontré qu’il était encore meilleur à Auteuil. Le pensionnaire de Jacques Ortet a remporté le Prix Duc d’Anjou (Gr3) à la manière des forts. Il est devenu le chef de file des steeple-chasers de 4ans et il a l’étoffe d’un grand leader de sa génération. Rapidement installé aux premiers rangs par David Cottin, Laterano a galopé au côté d’All in de Sivola (Kapgarde). Appliqué dans ses sauts, il a creusé l’écart sur ses adversaires pour franchir le gros open-ditch, obstacle sur lequel il a effectué un bond superbe. À l’entrée de la ligne droite, David Cottin a regardé derrière lui, mais aucun concurrent n’était capable de revenir sur Laterano. Aussi s’est-il imposé de plusieurs classes. Comme à son habitude, Nando (Hernando) a attendu longuement en dernière position, avant de tracer un excellent dernier kilomètre pour prendre le premier accessit. Le vainqueur du Prix Congress (Gr2), Bébé Star (Poliglote), a également patienté parmi les derniers. Il a entamé son effort à l’entrée de la ligne droite et son jockey lui a demandé de s’étendre sur le plat. Bébé Star a fait un bon effort pour conclure troisième. Déjà en grande condition, Laterano a devancé les chevaux qui ont fait l’arrivée du Prix Congress. Le tout, très facilement. « C’est un très bon cheval, nous a dit David Powell, représentant de Magalen Bryant, propriétaire-éleveur de Laterano. Il est beaucoup plus à l’aise à Auteuil. Il commençait à trop bien connaître l’hippodrome de Pau. Il est très bien ici, d’autant qu’il est un peu froid, il attend les autres. C’est un très bon sauteur. Dans le Prix Finot (L), il avait battu Calipto qui est le favori du Triumph Hurdle (Gr1) de Cheltenham. Laterano a une grosse marge de progression. Il devrait maintenant sauter la prochaine course pour les 4ans [le Prix Fleuret, ndlr] et courir les Prix Jean Stern (Gr2) et Ferdinand Dufaure (Gr1). » Il est rare que Jacques Ortet débute ses protégés directement à Auteuil et il l’avait fait avec Laterano, lequel avait gagné le Prix Finot. Passé rapidement sur le steeple, il a démontré toute sa classe. D’ailleurs il aurait dû rester invaincu dans la discipline si, le jour de ses débuts sur les gros obstacles, il n’avait pas été emmené par un autre concurrent sur la mauvaise piste. Jacques Ortet est par ailleurs le recordman de ce Prix Duc d’Anjou, avec sept succès : une épreuve qu’il avait notamment remportée avec les champions Rubi Ball (Network) et Saint Palois (Saint des Saints).   [Lire la suite dans JDG daté 10 mars 2014]


LES FINES CRAVACHES FRANÇAISES À L’HONNEUR À MEYDAN


La France comptait cinq représentants à Meydan pour le Super Saturday, la grande répétition générale en vue de la soirée de clôture du Carnaval, qui aura lieu le 29 mars. Très attendue dans le Jebel Hatta (Gr1), L’Amour de ma Vie (Dansili) n’a pu se montrer dangereuse dans la ligne droite, finissant onzième. Sa performance est trop mauvaise pour être exacte. Dans le Burj Nahaar (Gr3), Dastarhon (Dansili) a dû se contenter de la huitième place. Al Mamun Monlau (Munjiz) n’a pu se mêler à la lutte pour les premières places pour sa rentrée dans le Al Maktoum Challenge R3 (Gr1 PA), à l’image d’Abu Sidra (Shirocco), qui a raté son départ dans le Mahab Al Shimaal (Gr3). Catcall (One Cool Cat) a fourni une belle fin de course pour prendre la cinquième place dans le Meydan Sprint (Gr3). Il est le français le mieux classé de la soirée. Mais si nos chevaux n’ont pu montrer leur meilleur visage, ce samedi à Meydan, la France est quand même sortie gagnante sous certains aspects. En effet, c’est Éric Puerari et Oceanic Bloodstock qui ont élevé l’impressionnant Asmar (Cape Cross), lauréat par six longueurs du Al Bastakiya (L), préparatoire au UAE Derby (Gr2). Asmar est le frère de Zagora (Green Tune), gagnante du Breeders’ Cup Filly and Mare Turf (Gr1) et du Prix de Psyché (Gr3), lorsqu’elle était entraînée en France, chez Jean-Claude Rouget. De plus, nos jockeys se sont mis en vedette tout au long de la soirée. Christophe Soumillon a remporté le Jebel Hatta avec l’invaincu Vercingétorix (Silvano) et le Meydan Sprint avec Shea Shea (National Emblem), deux chevaux qu’il retrouvera le 29 mars, respectivement dans le Dubai Duty Free (Gr1) et dans l’Al Quoz Sprint (Gr1). Olivier Peslier a enlevé l’Al Maktoum Challenge R3 (Gr1 PA) avec le pur-sang arabe Raaziq (Munjiz). Mickaël Barzalona a gagné le Burj Nahaar grâce à Shuruq (Elusive Quality), alors qu’Olivier Doleuze, venu de Hong Kong, a brillé dans le Mahab Al Shimaal (Gr3) avec Rich Tapestry (Holy Roman Emperor). Les jockeys évoluant en France ont donc enlevé cinq des huit épreuves figurant au programme.    [Lire la suite dans JDG daté 9 mars 2014]


ET SI LE MARCHÉ DU PARI HIPPIQUE S'OUVRAIT TOTALEMENT ?


Le PMU a annoncé se préparer à la séparation entre sa masse en dur (points de vente et téléphone) et sa masse en ligne (Internet). La séparation devrait être effective le 1er octobre 2015.

Concrètement, cela veut dire que les enjeux collectés sur la toile ne viendront plus s’agréger à ceux collectés dans les points PMU ou par téléphone. Ils vivront leur vie, et donneront lieu à leurs propres rapports. Les rapports Internet et Points PMU/téléphone ne seront plus identiques, comme c’est le cas aujourd’hui, puisque les joueurs et les paris seront différents. Mais, par le miracle de la loi des grands nombres et grâce à la sagacité des parieurs (qui pourront choisir de parier online ou offline en fonction de la meilleure cote servie dans l’un ou l’autre des deux univers), une certaine harmonie devrait demeurer entre les gains. Un cheval pourra être payé 3/1 sur Internet et 4/1 dans le réseau, mais pour ainsi dire jamais 3/1 sur Internet et 20/1 dans le réseau (ou vice versa).    [Lire la suite dans JDG daté 8 mars 2014]

 


LE "JACQUES LE MAROIS" DEVIENT LE MEILLEUR MILE AU MONDE


La Fédération internationale des autorités hippiques (FIAH) vient de publier son classement des 50 meilleurs Groupes 1 mondiaux, selon le rating moyen des trois dernières éditions. Comme l’an dernier, les Champion Stakes, qui bénéficient encore de l’effet Frankel (Galileo), lauréat en 2012 et dont le rating de 140 fait grimper la moyenne, terminent en tête de ce classement. Le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe gagne un rang, et se retrouve en deuxième position alors que l’an dernier, il était derrière le Breeders’ Cup Mile. Là aussi, le rating de 130 attribué à Trêve (Motivator) n’est pas étranger à cette progression.

 

Le "Jacques Le Marois" meilleur mile mondial

Le Prix du Haras de Fresnay-le-Buffard - Jacques Le Marois se maintient à la troisième place, devenant donc la meilleure épreuve sur le mile au monde, avec un rating moyen de 123,67, contre 123,25 pour les Queen Elizabeth II Stakes.

Les trois meilleurs Groupes 1 mondiaux se disputent donc en Europe, avec des chevaux qui n’ont pas le droit à la médication.

 

Pas de Groupe français chez les 3ans

De façon plus détaillée, dans les Groupes 1 réservés aux 3ans, les St James’s Palace Stakes restent en tête du classement, avec un rating moyen de 119,50. Aucun des classiques français ne figure dans ce palmarès, alors que le Grand Prix de Paris était encore en 46e position l’an dernier. Les "Guinées" de Newmarket sont également sorties du classement. Deux courses américaines, le Kentucky Derby et les Preakness Stakes, se retrouvent respectivement en 35e et 47e positions.    [Lire la suite dans JDG daté 7 mars]

 


15 FRANÇAIS ENGAGÉS DANS LES "GUINÉES" DE NEWMARKET


Mercredi, les engagements des prochaines Guinées de Newmarket (Grs1) ont été dévoilés. Soixante-treize poulains sont engagés dans les 2.000 Guinées (le 3 mai) et soixante-et-onze pouliches dans les 1.000 Guinées. Parmi eux, six poulains et neuf pouliches entraînés en France, dont quatre produits de Le Havre
Le favori des 2.000 Guinées est à l’heure actuelle Toormore (Arakan), invaincu et lauréat des National Stakes (Gr1) au Curragh. Le cheval était l’an dernier sous la responsabilité de Richard Hannon, qui a désormais passé les rênes de l’écurie à son fils, Richard Hannon Jr. Tim Palin, racing managerde Middleham Park Racing, propriétaire de Toormore, a donné des nouvelles du poulain, expliquant : « J’ai vu le cheval il y a deux semaines et il est magnifique, déjà en belle forme. Son hiver s’est bien passé et Richard Hughes a toujours dit que ce n’était pas un cheval qui entrait dans le profil type des 2ans qu’entraîne Richard Hannon habituellement. Toormore possède encore une marge de progression. Actuellement, les 2.000 Guinées de Newmarket sont l’objectif numéro un du cheval. Nous avons dans l’idée qu’il rentre directement dans les "Guinées". Mais si Richard Hughes estime, courant avril, que le cheval a besoin d’une course de rentrée, il pourra alors disputer les Greenham Stakes. Mais seulement si le terrain n’est pas trop souple. Je pense que Toormore va évoluer principalement sur le mile cette année. C’est sans doute sa meilleure distance. C’est un cheval très polyvalent, qui a su gagner en attendant et en allant devant. » 
Dans les 1.000 Guinées, il y a pour l’instant quatre pouliches qui se détachent au betting : les deux françaises Miss France (Dansili) et Vorda (Orpen); Tapestry (Galileo), entraînée par Aidan O’Brien; et la pensionnaire de Clive Brittain, Rizeena (Iffraaj).   [Lire la suite dans JDG, daté 6 mars 2014]


NOW WE CAN PRÉPARE LE MARATHON DE DUBAÏ


Des trois trials pour Meydan, le Prix Meydan Hôtel (A) était la course à suivre. Sur le papier, l’intérêt résidait dans le retour en piste du champion Cirrus des Aigles (Even Top). Le pensionnaire de Corine Barande-Barbe s’est bien comporté, n’étant battu que de peu et concluant à la quatrième place. Et c’est un autre candidat à Meydan qui l’a emporté, Now We Can (Martillo). La distance de 1.900m était crainte par son entourage, mais il a levé tous les doutes en s’imposant courageusement face au bon retour de Mortga (Anabaa) et à la bonne défense de Zazou (Shamardal), lequel lui avait pris l’avantage à deux cents mètres du but. Engagé à la fois dans le Dubai Sheema Classic (Gr1) et le Gold Cup (Gr2), Now We Can devrait s’orienter vers la deuxième option. « Je ne vous cache pas qu’il n’était pas sur sa distance, mais c’est un cheval qui nous épate tout le temps », nous a confié son entraîneur, Nicolas Clément.   [Lire la suite dans JDG daté 5 mars]